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Man Utd 2 - 1 Chelsea

Publié le 09 mai 2011 par Dlem

Passation de pouvoir à Old Trafford, où des Red Devils en grande forme ont dominé dans les chiffres et dans le jeu des Blues impuissants.

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Un petit point. C’est ce qui sépare encore United de ce très désiré 19ème titre. Et malgré tout le respect que nous devons à Blackburn et Blackpool, on voit mal comment nous ne l’obtiendrions point, ce point. En venant à bout de Chelski pour la troisième fois en quelques semaines, United a mis les points sur les « i » et démontré qu’il sera bien le champion 2010/11. Les jaloux argueront certainement que ce n’est pas un beau champion, que la manière fut rarement au rendez-vous etc. Mais bon… Si nous avons été si mauvais, que dire du niveau des équipes de ces jaloux ? Tout en se qualifiant pour une troisième finale de Ligue des Champions en quatre saisons, et donc en jouant plus de rencontres que ses poursuivants, United est en tête de la Premier League depuis le 27 novembre et ni Arsenal, ni Chelsea n’ont jamais pu les rattraper. Si le bilan et les performances des Red Devils ont certes soufflé le chaud et le très froid, leur bilan à domicile est tout simplement énorme : 52 points sur les 54 possibles, y’a pas à dire, ça aide quand on vise les sommets. Old Trafford est redevenu une forteresse imprenable et le Théâtre des Rêves peut revêtir son plus beau costume pour le 22 mai. Ce sera alors le Théâtre des Fêtes, et j’y serai, paré de mes plus beaux accessoires aux couleurs du club le plus titré d’Angleterre !

Mais revenons au match d’hier s’il vous plaît. Un match où il ne fallait pas arriver devant sa TV en retard. Obligations familiales obligent, je me trouvais encore à 16h20 à 70 kilomètres de mon divan, dans la brousse belge où les routes ne sont pas des lignes droites, les tracteurs affluent et les travaux abondent. Mon frère pousse sa Scénic dans ses derniers retranchements une fois arrivés sur l’autoroute, on va arriver pile poil pour le coup d’envoi… Sauf que la sortie d’autoroute est bloquée. Damned ! Un détour qui me verra allumer ma TV après six minutes de jeu. Et c’est déjà 1-0 depuis le 39ème seconde. Putain on a raté le goal ! Ouais mais putain, on mène déjà ! Le temps d’enfiler mon maillot floqué du surnom de plus en plus célèbre du buteur précoce et je peux accueillir mes convives comme il se doit. Six bières décapsulées plus tard, je peux constater que United a évidemment aligné un onze qui a de la gueule où seul O’Shea venait perturber la compo que j’avais imaginée dans ma preview. Faut toujours qu’il s’incruste celui-là… On a donc devant Van der Sar le jeune Fabio à gauche, les golgoth Ferdinand et Vidic et Sheasy le bouche-trou. Faut croire qu’Evra est invalide pour ce match. Au milieu, Carrick à la récup, Giggs à la baguette, bien aidé par Park, aligné à gauche mais omniprésent, partout. A droite, Valencia devra se taper Ashley Cole. En attaque, le désormais habituel duo formé par un Rooney qui décroche toujours autant et un Hernandez qui aime flirter avec le hors-jeu.

Veni Vidic Vici

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Toujours pas de replay du but… faut dire que le réalisateur est occupé. Une grosse frappe lointaine de Rooney (8ème) précède une occasion cinq étoiles pour le mexicain de doubler la mise. Bien servi par Park d’un joli petit centre au second poteau, le petit pois ne parvient pas à reprendre le ballon, à deux mètres de la cage de Cech (11ème). Park, encore lui, envoie à son tour un missile que le gardien tchèque déviera en corner. Giggs la joue futée en servant Ji-Sung, qui s’est libéré de son semblant de marquage, le sud-coréen… Merde c’est quoi ce délire ?! L’image est gelée ! « Désolé, les images ne nous parviennent plus »… « Oh la la Giggs face à Kalou, il centre et Goaaaaaal !!! »… Retour des images. Merci BeTV (Canal + belge). Replay : Park assure le relais pour offrir un un-contre-un entre le gallois de 37 ans et Salomon Kalou, pas encore 26 ans. Ce dernier est laissé sur place et Sir Ryan peut adresser un excellent centre dans la boîte où la défense des Blues semble plus se soucier du mètre 75 de Chicharito que des 188 cm de Nemanja Vidic. Notre super captain smashe le ballon de la tête dans les filets de Cech pour doubler la mise et envoyer United sur orbite (23ème). Les joueurs, le banc et les 75000 supporters de United explosent de joie. Rien n’est fait, mais il faudra venir nous chercher.

Car United continue de maîtriser son sujet, malgré une grosse parade de Van der Sar sur une tête à bout portant de Kalou, et on a du mal à croire que Chelsea est venu défendre son titre. Lampard est invisible, à l’image de tout le milieu de terrain des Blues. Pourtant, Ancelotti a mis toutes les chances de son côté en alignant Drogba, Malouda et Kalou en attaque, mais surtout en laissant Torres sur le banc. Notre bourreau du match aller, David Luiz, en a quant à lui plein les bottes, entre les appels de Chicharito, le pressing teigneux de Park et les décrochages de Rooney, Tahiti Bob se fait enguirlander par son patron. Un replay du premier but (enfin !) nous montrera qu’il est déjà coupable sur le premier but après avoir manqué son interception sur la passe verticale de Park pour Hernandez. C’est ce qu’on appelle le karma, le brésilien chevelu nous avait certes planté un joli but au Bridge, mais il avait surtout passé son temps à casser des jambes en toute liberté, avec l’accord de M. Atkinson. Comme à son habitude, United va peu à peu baisser le rythme tout en maîtrisant son sujet, et les quelques coups francs intéressants accordés aux Blues n’inquièteront pas Van der Sar. C’est la mi-temps et c’est un 2-0 bien mérité après 45 premières minutes de très bonne facture de la part des Red Devils, qui sont au rendez-vous et qui confirment sur le terrain leurs déclarations de la semaine.

A la reprise, Ancelotti procède à deux changements : David Luiz est puni et laisse sa place à Alex, tandis que Ramires remplace Mikel, celui qui avait signé à MU avant de changer d’avis pour aller à Chelsea, la bonne idée. Côté rouge, Evans remplaçait O’Shea au poste d’arrière gauche, intéressant. Dès la 53ème minute de jeu, le public d’Old Trafford réclame un penalty pour une main dans le rectangle de Lampard. Après avoir grillé Ashley Cole, Valencia voit son centre stoppé par le bras de Fat Frank, mais Monsieur Webb ne bronche pas. 62ème, entrée de Torres, à la place de Kalou, on peut respirer. Le match tente de s’emballer un peu, mais les mauvais choix en attaque de United et la solidité de la défense des Red Devils empêcheront le score de bouger… Mais Chelsea est une équipe qui peut toujours s’en remettre à la chance, et s’il est un joueur chez eux qui a des cornes hautes comme Big Ben, c’est bien Frank Lampard. Sur un centre de Ramires venu de la droite, Alex effleure le ballon de son crâne rasé mais le ballon atterri sur le pied de Lamp, aussi surpris de voir ce ballon finir au fond du but que Van der Sar. 2-1 (69ème). Pas le temps de pleurer, comme lors du match retour en Ligue des Champions, United va immédiatement répondre. Valencia dépossède Ashley Cole du ballon, Hernandez récupère, débord et sert Rooney légèrement trop en retrait, Wazza parvient à cadrer mais Alex sauve in extremis la cage de son gardien, à nouveau battu (70ème). Non, ce ne sera jamais facile cette saison, surtout face aux Blues. Ces derniers, sentant leur couronne de plus en plus lourde leur échapper, vont tenter de revenir, mais Ferdinand et Vidic ne laissent rien passer, bien aidés par toute l’équipe et notamment Evans, très bien rentré à une place qui n’est pas la sienne. Rooney, qui n’a pas pesé autant sur cette rencontre qu’on aurait pu l’espérer, gaspillera encore deux grosses occasions coup sur coup (83ème), et même Chicharito manquera l’immanquable lorsque Valencia lui adressera un centre parfait dont la reprise de la tête à deux mètres du but passera au-dessus du cadre (87ème) ! A croire que 2-1 est le score habituel entre ces deux équipes, à moins que les joueurs se soient dit en voyant mon prono (voir ma preview) que je méritais moi aussi de gagner. Monsieur Webb, à créditer d’un très bon match lui aussi, siffle la fin du match après 4 minutes d’arrêts de jeu. Ferguson bondit de son banc pour rejoindre ses joueurs, au bord de l’hystérie. Ils le savent, ils viennent de faire un pas de géant vers le nirvana. Fergie s’incline face à la tribune Stretford End, symbole d’un public qui a lui aussi tout donné pendant 90 minutes et qui peut savourer ce grand moment avec l’équipe.

Un week-end parfait

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Quel sentiment agréable que de battre Chelsea à Old Trafford pour leur reprendre notre titre. Chelsea est venu pour conserver son trophée de champion, il aurait mieux fait de nous le ramener. Je dois avouer que même si je désirais cette victoire autant que vous tous, une part de moi espérait égoïstement un match nul, afin d’assister à un vrai match le 22 mai, lors de mon déplacement à OT. La finale de la CL six jours plus tard me fait craindre une équipe B face à Blackpool mais fêter ce titre historique sur place est déjà une aubaine. Et puis, mon cœur n’aurait pas supporté un tel stress… Que dire de plus sur cette rencontre ? United a joué avec ses tripes et même si Rooney s’est montré moins fringuant que ces dernières semaines, les quinze joueurs impliqués hier ont tout donné et nous ont prouvé, si besoin était, qu’ils ne sont certainement pas là par hasard. Mentions spéciales à Vidic, videur à l’entrée du rectangle rouge et buteur de l’autre côté, à Ryan Giggs qui défie chaque jour un peu plus les lois de la nature. L’ailier reconverti en milieu de terrain est à l’origine du premier but et a parfaitement maîtrisé l’entrejeu londonien, bien soutenu par carrick, qui a retrouvé au meilleur moment ses qualités de relais et de récupérateur. Valencia a lui aussi impressionné. Condamné à passer Ashley Cole, l’un des meilleurs arrières gauche du monde, l’équatorien s’est baladé, entre crochets rapides et accélérations de feu. Chicharito a planté sa 20ème rose de la saison, la 13ème en championnat. Putain de transfert. Enfin, comment ne pas souligner la performance de Ji-Sung Park ? Le sud-coréen a de nouveau montré que Sir Alex ne s’y trompe pas quand il le titularise automatiquement lors des gros matches. Infatigable travailleur, il était partout face aux Blues, à la récup, mais aussi à la construction (assist sur le premier but, relais avec Giggs pour le second) et à la finition. Ji-Sung tacle dans les pieds, donne au partenaire le plus proche et propose immédiatement une solution derrière, encore, et encore… M’étonnerait pas que la FA l’ait envoyé au contrôle anti-dopage, mais le mec est clean. Essayez de jouer avec les yeux aux trois quarts fermés et vous comprendrez encore mieux l’ampleur de la performance de notre petit bridé !

Un an et demi (et un doublé coupe-championnat) après avoir débarqué au Bridge, Ancelotti a du souci à se faire. Tout le contraire de son adversaire d’hier… 25 ans après son arrivée, Sir Alex est donc en passe de tenir sa promesse en détrônant Liverpool de son putain de piédestal. Un pari qui semblait fou à l’époque, même pour lui. Il ne faut pas sous-estimer le travail de titan réalisé par notre manager, qui a su continuellement reconstruire une équipe compétitive. Son seul regret concerne cette coupe aux grandes oreilles, mais il aura une chance supplémentaire de la remporter une troisième fois le 28 mai. Qu’il y arrive ou non, on peut déjà commander sa statue pour accompagner son modèle, Sir Matt Busby, et veiller à jamais sur Old Trafford. En parlant de Liverpool, les supporters des Reds verront d’un bon œil la toute première médaille de champion de Michael Owen, à 31 ans. Un bonheur que ne connaîtront probablement jamais Gerrard ou Carragher. En parlant de rival, si samedi prochain United obtient à Blackburn le point nécessaire pour être sacré champion, l’éventuelle victoire de City (battu samedi par Everton) en finale de la Cup, juste après, sera anecdotique et rappellera à nos voisins bruyants que Manchester a toujours été rouge et le sera encore longtemps. En attendant, Stoke s’est parfaitement préparé pour cette finale en écrasant Arsenal 3-1. Quel beau week-end. Vivement le prochain.

United : Van der Sar, Fabio (Smalling), Ferdinand, Vidic, O'Shea (Evans), Valencia, Carrick, Giggs, Park, Rooney, Hernandez.

Pas utilisés : Kuszczak, Nani, Anderson, Scholes, Berbatov.

Homme du match : Quoi ?! Vous avez pas encore compris ? C'est Park ! Park ! Park ! Park !


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