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TUMEURS stromales gastro-intestinales (GIST): Découverte d’un facteur clé de résistance au traitement – IGR-Nature Medicine

Publié le 09 mai 2011 par Santelog @santelog

TUMEURS stromales gastro-intestinales (GIST): Découverte d’un facteur clé de résistance au traitement – IGR-Nature MedicineUn nouveau marqueur pronostique chez des patients atteints de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) vient d'être identifié par une équipe française, le Pr Laurence Zitvogel, directrice de recherche (Inserm-Institut Gustave Roussy) et son équipe. Ce marqueur pronostic est responsable d'une moindre réponse au traitement standard, l'imatinib. L'identification de ce facteur, relayée le 8 mai dans l'édition en ligne de la reve Nature Medicine, devrait permettre d'augmenter les taux de guérison des patients atteints de GIST.


Il s'agit d'une forme du récepteur NKp30, présent à la surface de cellules immunitaires appelées lymphocytes « natural killer » (NK), qui jouent un rôle dans la réponse au traitement par imatinib. Cette forme NKp30c n'est pas capable d'activer une voie de défense immunitaire contre la tumeur et s'avère liée à un moins bon pronostique que les deux autres NKp30a et NKp30b.


Un seul récepteur s'avère dysfonctionnel chez 40% des patients, le NKp30: Les GIST sont des tumeurs d'origine digestive dont le point de départ est un gain de fonction d'un gène activateur de tumeur appelé c-KIT. Le traitement standard des GIST est l'imatinib, un inhibiteur de c-KIT, qui fait régresser ou stabiliser le GIST métastatique dans environ 60% des cas. Des travaux publiés par cette même équipe de recherche, en 2004, ont montré un lien entre l'activation des lymphocytes NK et la réponse au traitement par imatinib. Les lymphocytes NK possèdent à leur surface un récepteur unique et très spécifique, le récepteur activateur NKp30. L'équipe a émis l'hypothèse que des défauts fonctionnels des lymphocytes NK pourraient rendre compte des échecs thérapeutiques enregistrés. L'étude prospective, portant sur 80 patients atteints de GIST, a montré qu'un seul récepteur a été identifié comme étant dysfonctionnel chez 40% des patients, le NKp30.


Chez les patients résistants au traitement par imatinib, la forme du récepteur est majoritairement NKp30c, elle est liée à un profil « immunosuppresseur », sécréteur d'Interleukine-10, une protéine qui « éteint » les réponses immunitaires en général. Au contraire, les patients répondeurs au traitement présentent majoritairement la forme NKp30a ou NKp30b, ils ont plutôt un profil « immunostimulant », activateur de la réponse immunitaire anti-tumorale.


Cette étude conclut que la forme du récepteur NKp30 est un bon marqueur prédictif de la réponse au traitement par GIST. La réponse immunitaire peut être restituée chez les patients porteurs de la forme immunosuppressive NKp30c. Ces découvertes devraient permettre d'améliorer les taux de guérison des patients atteints de GIST, porteur de NKp30c.


Source: Communiqué IGR- Chloé Louys et Nature Medicine doi:10.1038/nm.2366 « Alternatively spliced NKp30 isoforms affect the prognosis of gastrointestinal stromal tumors »


TUMEURS stromales gastro-intestinales (GIST): Découverte d’un facteur clé de résistance au traitement – IGR-Nature Medicine
Lire aussi :Tumeur stromale gastro-intestinale (GIST) : Vers une thérapie par imatinib au delà de 3 ans


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