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Pour en finir avec le business à Papa #3 : vouloir plaire à tout le monde c’est ne plaire à personne

Publié le 10 mai 2011 par Atelierdunet
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Quand je travaillais au sein de la cellule multimédia d’une centrale de la grande distribution, ce qui me dérangeais le plus c’était la frilosité et le manque d’audace de ma hiérarchie directe. Ces gars là m’encourageaient toujours à proposer des nouvelles idées, mais passaient leur temps à refuser en bloc toute initiative.

Nous étions au début des années 2000, le web était en pleine explosion, les techniques et les usages évoluaient chaque jour. Le E-commerce relevait encore de la science-fiction pour l’utilisateur moyen et les blogs n’avaient pas encore fleuris sur la toile…

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Ne bouge pas et tu iras loin mon fils !

Si mes boss avaient eu une ligne de conduite c’eût été : « Surtout et en toutes circonstances : pas de vague ». Ces gars devaient répondre régulièrement de leurs idées et projets devant un panel de directeurs de magasins : des vraies bêtes de guerre du commerce de détail, formés à l’ancienne aux pieds des têtes de gondole et pour lesquels l’Internet était au mieux un passe temps pour adolescents. Des réunions qui prenaient régulièrement des allures de tir aux pigeons !

Comme le décrit Gerry McGovern dans Killer Web Content: Make the Sale, Deliver the Service, Build the Brand, les cadres de cette entreprise étaient les « hommes de l’organisation » qui mouillent leur pantalon à la simple évocation de proposer une innovation pouvant les mettre en avant sur quelque scène que ce soit.

Formés aux grandes écoles on leur a inculqué les principes du business à papa du genre : « pour vivre heureux vivons cachés ».
Partant du principe que seuls ceux qui osent prennent des risques… Ils ne prenaient simplement aucune initiative.

Une fois en place dans leurs bureaux de sous-ministres, ils ne bougent plus une oreille et les seules nouveautés qui les intéressent sont dans le catalogue vacances du comité d’entreprise (j’exagère à peine).

Une bonne grosse vache violette

Seulement voilà : aujourd’hui cette stratégie vous condamne, au mieux, à une vie professionnelle terne et frustrante, sinon à l’échec garanti.

Si vous avez un compte Facebook par exemple, il n’est pas difficile de comprendre que dans le flux constant des publications, statuts et commentaires ceux qui attirent vraiment l’attention sont efficaces, c’est à dire qu’ils incitent au clic.

Pareil pour les articles de blog : comment vendre au mieux le clic sinon qu’en utilisant un titre polémique ou même des fois carrément choquant, déplacé ou même absurde ?

Démarquez-vous ! Si vous ne vous distinguez pas vous resterez noyés dans la foule.

Sans parler du complexe Télé-industriel qui arrose abondamment le public de spots publicitaires que plus personne ne regarde, considérons un instant le niveau de concurrence sur Internet et posons nous 2 questions :

  1. Que vous soyez consultant, voyagiste, artisan, marchand de chaussettes ou je ne sais quoi encore, votre but n’est-il pas d’attirer sur votre site un maximum de clients potentiels et de les inciter à l’action (la vente, le clic, l’inscription…) ?
  2. Comment voulez-vous faire ça si vous, votre site,  ou votre marque n’est pas remarquable, ne sort pas du lot ?

Voici le conseil de Seth Godin : La vache pourpre : Rendez votre marque, vos produits, votre entreprise remarquables !

L’organisation d’un seul homme

Aujourd’hui je ne suis plus un homme de l’organisation, je suis dans l’organisation d’un seul homme.
Là où la liberté totale s’échange contre la responsabilité entière.

Lorsqu’on a la chance de mener sa barque tout seul la première façon de rendre son produit (son offre) remarquable c’est de le personnaliser, d’y mettre un peu de soi pour le rendre unique.

Faire les choses à sa façon aide votre marque à se construire une identité remarquable.

Une autre façon de se distinguer c’est de s’engager, de prendre position et c’est se que j’essaie de faire sur ce blog :
« Virez votre agence web » un slogan  et un positionnement que je continuerai d’illustrer et décliner avec de vieilles images de propagande soviétique détournées et la dialectique révolutionnaire. C’est peut-être pas suffisant mais cela illustre ce que je pense, de la façon dont je pense et franchement ça m’amuse beaucoup.
On verra ce que ça donnera, moi j’y crois.

Pour finir ce détail amusant : En 2001, le jour ou j’ai postulé pour mon ancien job, j’ai failli être refusé car sur mon CV figuraient en face de la catégorie « Expérience professionnelle » deux petits pictos (séparés) représentant une faucille et un marteau…


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