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L'Alcatraz de DSK

Publié le 17 mai 2011 par Quiricus
L'Alcatraz de DSK Tous les fans des séries télé policières qui se passent à New York la connaissent bien. Régulièrement, les détectives se rendent à la prison de Rikers Island pour y interroger un détenu. C'est là que DSK a été conduit lundi soir, après la décision du juge de le maintenir en détention. Pas tout à fait un hôtel 5-étoiles. À lire la littérature sur le sujet, c'est même l'enfer sur Terre. Cet énorme complexe pénitentiaire, le plus grand au monde dit-on, sur une île près de l'aéroport de La Guardia date des années 1930 et compte 10 prisons sur 168 hectares.
En tout, il abrite près de 11 000 détenus, la plupart en attente d'un procès ou purgeant de courtes peines. À côté, Fleury-Mérogis, la plus grande prison européenne, est conçue pour 2 800 places. 
Rikers est une vraie ville avec des coiffeurs, des terrains de sport, un centre de désintoxication, des chapelles, une centrale électrique, une imprimerie et même un lavage auto ! "C'est surpeuplé et la nourriture est infâme. Et le danger, c'est que les gens célèbres s'y font attaquer", explique à Reuters Gerald Lefcourt, un avocat. 
C'est aussi extrêmement bruyant, selon ceux qui y sont passés. Les détenus s'entassent par dizaines dans des dortoirs. Mais Dominique Strauss-Kahn devrait bénéficier d'un régime particulier. Il est logé dans une cellule individuelle pour le protéger des autres détenus dans le bâtiment ouest qui abrite surtout les détenus affectés de maladies contagieuses, a expliqué un porte-parole. Entre la peste et le choléra... il devrait pouvoir échapper à l'uniforme orange et garder ses vêtements, et être autorisé à lire le journal et des livres. Il sera aussi accompagné d'un garde quand il sort de sa cellule.
Parce que les couloirs sont dangereux. 28 % des détenus ont des problèmes psychiatriques, selon le City Journal. Sans parler des gangs portoricains ou noirs. En 2009, deux gardes ont été accusés d'encourager les détenus à faire leur propre police, ce qui a donné lieu à des passages à tabac et même à la mort d'un prisonnier. Mais en fait, selon le New York Times, ce n'est pas un cas unique. Plusieurs détenus ont intenté des procès à la municipalité de New York pour mauvais traitements, accusant les gardes de complicité ou d'indifférence. La ville, dans un cas, a accordé 500 000 dollars de dommages et intérêts à un prisonnier.

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