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Rugby Club Bayonnais

Publié le 17 mai 2011 par Ansolo

C'est ce qu'on peut appeler un rééquilibrage : le sud-est n'a plus le monopole du recrutement clinquant, de ce que les détracteurs du phénomène pourrait qualifer de "bling-bling de nouveau riche de l'ovalie hexagonale" et ses partisans la "nouvelle donne du rugby professionnel".

Qu'on se le dise, l'Aviron Bayonnais 2011-2012 sera brillant. Du moins sur le papier. Après les remous des dernières semaines, qui n'ont d'ailleurs pas empêché l'équipe basque de tutoyer jusqu'au bout les place qualificatives pour les barrages, le club semble avoir repassé la marche avant, pour ne pas parler de surmultipliée. Sous l'impulsion de son éminence grise, Alain Afflelou, Bayonne s'active sur le marché des transferts.

Cédric Heymans a déjà été recruté. Mais ce n'est qu'un début, puisqu'on annonce une floppée de stars du ballon ovale. Comme son homologue méditerranéen, le tycoon à lunettes de la Nive se tourne vers l'hémisphère sud pour composer son équipe. Ainsi, après un passage remarqué à Clermont, le troisième ligne Sione Lauaki s'est engagé avec l'Aviron. Et la rumeur persistante annonce le deuxième ligne Australien Mark Chisolm et le pilier Black Neemia Tialata. Excusez du peu !

Derrière, il se murmure que la flèche Néo-Zélandaise Joe Rokocoko pourrait elle aussi rejoindre les bords de l'Adour. On imagine ce que pourrait être l'attaque Bayonnaise avec un trident Berger - Heymans - Rokocoko...

Et même si les arrivées, un temps envisagées, de Byron Kelleher et Frédéric Michalak sont désormais à ranger au rayon des projets sans lendemain, même si certains cadres de l'équipe vont partir (Jean-Baptiste Peyras, Arnaud Héguy, Rémi Martin...), force est de constater que l'Aviron affirme des ambitions sans rapport avec ce qu'il a pu proposer jusqu'à présent. D'autant que les choses ne vont pas en rester là. La période des transferts ne fait que débuter.

Les supporters Bayonnais devraient sans doute se montrer méfiants devant cette vague de stars annoncée. Ils ont déjà été échaudés par des transferts précédents qui n'ont pas donné sur le terrain les résultats escomptés. Au-delà de la seule expérience Bayonnaise, on relève que le RCT a débauché à prix d'or le pilier All Black Carl Hayman et que celui-ci est loin, très loin, d'avoir justifié sur la Rade sa réputation (pourtant largement méritée) de meilleur pilier droit de la planète. Son confrère Neemia Tialata pourrait bien connaître la même mésaventure, d'autant que la mêlée en France n'est pas tout à fait la même que partout ailleurs...

La comparaison entre Bayonne et Toulon est peut-être facile, mais elle a le mérite d'interpeler sur les risques d'une telle démarche. Le RCT a démontré qu'il était difficile de bâtir une équipe performante, fut-elle composée de joueurs de talent, voire internationaux. Cette saison, Toulon a commencé à récolter les fruits d'un travail acharné mais encore largement inachevé au regard du potentiel de l'équipe.

L'Aviron, qui au passage se rapproche davantage désormais du modèle du BO que celui de l'AS Bayonne, devra faire preuve de patience. Et ne pas compter seulement sur ses joyaux du sud pour retrouver une couronne perdue depuis1943.


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