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La fin d’un monde

Publié le 24 mai 2011 par Alteroueb

Parler de fin du monde après un KdB, c’est un peu antinomique. Mais c’est sur ce sujet, que faire dans les 12 heures précédant l’apocalypse, que je suis tagué par Romain tout comme Manoz, Menilmuche, Le Faucon, Yann, le Coucou, Briavel, Vallenain, Stef, Nicolas, Sarkofrance, Bembelly, Corto, Marc Vasseur, Océane, Manue, Florent, Quartier Citoyen, Camille, Sasa, Slovar, El Camino, Homer, Pensées de ronde, Superno, Mrs Clooney, Cui Cui, Gael, Camille et Karim, tous autant que moi assez perplexe sur la question, mais certains s’en sont bien tirés…

Gilbert Bourdin, Maitre du Mandarom, qui n'a pas bu que de la bière
Mine de rien, on s’en sort bien. On n’y a déjà échappé le 11 août 1999, et le monde a visiblement survécu à un terrible tremblement de terre qui aurait dû intervenir dimanche 22 mai à 3 heures du matin… Harold Camping, et avant lui Paco Rabanne, Gilbert Bourdin et quelques autres illuminés, est le dernier annonciateur en date d’un tel phénomène. Quelques zozos l’ont suivi, se préparant avec application, vidant leur comptes bancaires, abandonnant leur emploi, parcourant la campagne pour diffuser la nouvelle ad hoc. C’est bien difficile de répondre à la question quand le contexte ne s’y prête pas. Très vraisemblablement, je ne cèderais pas à la bestialité qui pourrait être la règle en pareil cas, je resterais à l’écart avec ceux qui me sont chers. Mais comme je ne suis pas croyant pour un sou, ce genre de question ne m’effleure pas un instant.

Pour l’heure, pas de fin collective du monde donc, parce que pour DSK, un exemple parmi d’autres, quoi qu’il se passe maintenant, c’est la fin d’un monde, le sien. La réalité du moment c’est bien l’individualisation à outrance, donc la multiplicité des mondes, distincts et étanches, jusque dans les petits recoins de la vie quotidienne, jusque dans la perception de l’actualité. La fin d’un monde pour le commun des mortels, cela pourrait être tous ces accidents de la vie, une maladie, une séparation, une décision politique, un conflit, un licenciement à un âge avancé, tous ceux dont on se remet à grand peine, que l’on gère tout seul, ou presque, ou pas…

On annonce déjà ici ou là de nouvelles dates officielles de fin du monde. J’en ai retenu aucune. Aujourd’hui, je n’ai qu’une échéance en tête : le 6 mai 2012. Et compte-tenu du clivage actuel de notre société, le résultat à 20 heures risque fort de sonner comme la fin d’un monde pour le camp défait.

D’ailleurs, Ubuntu, dans sa dernière version, a laché (le) gnome pour Unity… Tout un symbole.


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