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Rіmаіlleur : pоème Le bâteаu quі s'en vа ...

Par Illusionperdu @IllusionPerdu

Mary je le publie un peu pour vous ...

Le grand quai est grouillant, un amas bigarré

Chacun dans cette foule se retrouve égaré

Le navire accosté n'est même plus l'espoir

Il semblerait plutôt une nef expiatoire.

La foule qui se presse ce sont mes souvenirs

Il en est de superbes qui furent sans avenir

D'autres qui ne sont rien et d'autres dont j'ai honte

De ceci dont je sais que je rendrai des comptes.

Courses dans les forêts, à travers les campagnes

Polyphonies nocturnes sur un feu de montagnes.

Poissons pris à la main, sur l'herbe frétillant

Belles enfants repoussées en un geste humiliant.

Amours qui disparurent, enfants à peine connus

Envole dans le ciel pour approcher les nues.

Combats de tous les jours pour un rire de printemps

Solitude, dénuement, des feuilles au vent d'autan.

Me suis vidé la tête de tous ces souvenirs

Chasser de ma pensée ces regards et ces rires.

Ne plus me souvenir, être vide, sans regret

La fin de cet amour tranché au couperet.

Sur le grand bateau blanc en ce dernier voyage

J'ai mis cette mémoire celle de tous mes âges.

Me souvenir de rien et de son existence

De sa disparition faire ma pénitence.

L'horizon brumasseux avala le bateau

Chargé des feuilles mortes ramassées au râteau.

Chargée la maison jaune avec des volets bleus

Qui restait vide là-bas blottie au fond d'un creux

Mes souvenirs partis je me suis retourné

Reprendre la route, mémoire de nouveau né.

Clarté éblouissante, sa chevelure blonde

Etait toujours présente et les regrets m'inondent.


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