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Man Utd 4 - 2 Blackpool, bien plus qu'un match

Publié le 26 mai 2011 par Dlem

Mieux vaut tard que jamais ! De retour de Manchester depuis lundi soir, je peux enfin vous conter mon périple dans le nord de l’Angleterre et vous proposer un compte rendu qui, je l’espère, vous fera un peu partager le bonheur qui fut le mien ce week-end, pour mon deuxième pèlerinage à Old Trafford.

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Le rendez-vous, chez moi, était donné à 4h30 du matin. Six voyageurs, six fans de foot, et presque autant de supporters de MU, même si certains ne se l’avouent pas encore. Le temps de remplir le Scenic du grand frère avec nos bagages insignifiants (maillots de United, nécessaire de toilette, slip de rechange) et surtout, avec une quantité considérable de Jupiler (LA bière belge) : deux frigos box remplis de ce délicieux et rafraîchissant breuvage houblonné. Après environ dix secondes d’hésitation, il fut décrété que boire de la bière à une telle heure n’était pas scandaleux. Deux petites heures de route au son des derniers hits dance floor et nous voilà aux environs de sept heures à Calais, prêts à embarquer pour l’Eurotunnel, direction England. 35 minutes sous la Manche plus tard, nous rattrapons le temps pour nous retrouver à Folkestone aux alentours de 7h, heure locale.

Il s’agit à présent de rouler à gauche et de dépasser par la droite pour traverser l’île dans sa longueur. Londres, puis Birmingham et enfin Manchester, un peu avant 13h. Plus on remontait sur la carte, plus les voitures abritaient de nos semblables, impatients d’applaudir notre grande équipe. Trouver l’hôtel, en plein centre de Manchester, trouver les clés de l’hôtel, boire un verre, retourner investir l’appartement et enfiler nos uniformes de Red Devils. Cap sur Old Trafford, enfin ! Trois petits kilomètres et ce géant majestueux se présente à nous. Ça a beau être la seconde fois, c’est toujours aussi impressionnant, émouvant, excitant. Le soleil semble vouloir s'inviter, ça grouille de monde. L’effervescence particulière de ce jour de fête se ressent. Un 19 énorme a été collé sur la façade, juste au-dessus de la statue de Sir Matt Busby. Partout, des images des joueurs et des illustrations nous rappelant combien ce moment est historique pour le club, comme si nous pouvions l’ignorer. Tous les 10 mètres, des vendeurs proposant t-shirts, écharpes et drapeaux. How much for this flag ? Seven. OK ! J’ai un drapeau. J’ai aussi fait la file dans l’un des nombreux kiosques rouges proposant le magazine du club. Un petit tour dans la boutique pour se rendre compte que cette petite entreprise ne connaît pas la crise, il y a tellement de monde que nous abandonnons le United Store… Pour le moment.

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Les choses sérieuses peuvent commencer. Entrée dans le stade, montée d’une chiée d’escaliers pour atteindre le dernier étage. Dernier arrêt toilettes et bière avant de prendre nos places en tribune. La bière vendue a changé. Singha Beer a remplacé Budweiser, on ne gagne pas au change mais peu importe. Quatre jeunes supporters déjà bien éméchés répètent leur répertoire de chants à la gloire de United pendant que Liverpool, Chelsea et City en prennent pour leur grade, sous les yeux amusés de la foule. Un téléviseur nous permet de prendre connaissance de l’équipe et de constater que, si les stars ne sont pas toutes là, ça tient quand même vachement la route, surtout quand on craignait de voir Brown, O’Shea, Obertan et Bébé… Caméra au poing, nous joignons enfin nos places pour constater que nous ne sommes pas les mieux placés, moins bien que l’an dernier, mais juste à côté des Stretford Enders. On va en prendre plein les oreilles ! Les joueurs s’échauffent pendant que les 75.000 places du Théâtre des Rêves se remplissent petit à petit. 15h55, les équipes montent sur la pelouse, Blackpool forme une haie d'honneur pour saluer les champions, Van der Sar en tête. Un magnifique tifo avec CHAMP19NS et deux 19 de chaque côté accueille les héros du jour. Sir Alex et Vidic posent avec leurs trophées de meilleur manager de l’année et joueur de l’année Barclays Premiership. 16h, coup d’envoi.

Je ne vais pas vous faire le détail du match que vous avez certainement suivi en même temps que moi, quatre jours après la guerre, juste dire que l’ambiance dans le stade était extraordinaire. Pendant toute la rencontre nous avons chanté, crié, applaudi, sauté de notre siège. Un match très agréable à regarder avec une équipe de Blackpool qui a joué jusqu’au bout, menant même 1-2 avant de subir le réveil des Red Devils. Comme souvent cette année, notre équipe a remonté son retard avant de l’emporter, pas décidée à finir sur une défaite. 4-2, quelques beaux buts, beaucoup d’occasions manquées. Berbatov aurait pu signer un triplé et être seul en tête du classement des buteurs, il n’en fut rien. Peu importe. Edwin Van der Sar, applaudi et chanté durant toute la rencontre, ne part pas sur une clean sheet. Peu importe. Pendant que quelques techniciens préparent le podium, Sir Alex et Edwin prennent le micro. Il y a beaucoup d’émotions, surtout quand Van der Sar prend la parole. Les joueurs rentrent au vestiaire. Les joueurs de Blackpool reçoivent une standing ovation, suivis de près par leur sympatique manager, Ian Holloway. Quelques minutes et un petit couac amusant avec une bombe à guirlandes brillantes plus tard, le speaker annonce l’entrée du trophée, porté par deux militaires handicapés, joignant lentement le podium via un beau tapis rouge. Entrée du staff, puis des joueurs qui se tiennent par les épaules et reprennent en cœur le « Campione ! Campione ! » qui résonne aussi en tribunes. Le hit du jour, à égalité avec « Are You Watchnig Merseyside » et « Que sera sera ». Remise des médailles, à l’applaudimètre, Rooney, Chicharito, Van der Sar et Giggs sont en tête. Michael Owen reçoit sa toute première médaille de champion, l’occasion de saluer à nouveau nos copains de Liverpool. Nous y sommes, Vidic pose enfin les mains sur notre trophée, parti un an du côté de Londres mais de retour à la maison. Notre capitaine soulève la Coupe des rois d’Angleterre, un titre amplement mérité qui couronne une saison difficile, un marathon de folie.

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Suivront les scènes habituelles dont on ne se lasse pourtant jamais : passage du trophée dans les mains de chaque joueur, bisou et soulèvement, photos de groupes, arrosage au champagne, chapeaux fantaisie. Les familles suivent ça de près. Tours d’honneur des joueurs accompagnés de leurs enfants, nouvelles acclamations pour VDS et SAF. Rooney promène le petit Kai qui se dirige vers un but, ballon au pied. Malgré les encouragements d’Old Trafford, le petit n’a pas encore la technique de son papa et c’est ce dernier qui devra propulser le ballon dans les filets, à 20cm du but. «Yeaaaahhh !!! ». Plus loin, Patrice Evra poursuit son fils sur le terrain, quelques minutes après avoir endossé un drapeau tricolore à l'éfigie d'Eric le King. On regarde ça de loin, avec une banane permanente. Quelle belle journée ! La communion entre ces stars qu’on voit toute l’année à la TV était réelle, le moment, historique. Le stade se vide peu à peu, les joueurs sont rentrés, un dernier coup d’œil à 360° pour immortaliser l’instant. Je reviendrai, mon Théâtre des Rêves.

C’est pour ce genre de moment que nous vivons en tant que supporters, que nous soyons citoyens de Manchester ou habitant à des centaines, des milliers de kilomètres. Des moments déjà forts lorsqu’ils sont vécus à distance, multipliés par 10 en live. Quelle chance nous avons d’aimer un tel club, une telle équipe, un tel manager. Et alors que nombre d’équipes ont terminé leur saison, United a encore un match au programme, et quel match ! Wembley, nous voilà ! Barça, nous voilà !

Bizarrement, il n’y a pas de fête autour du stade, ni dans la ville. Il faut croire qu’elle a déjà eu lieu une semaine plus tôt et que les anglais n’ont pas envie d’aller bosser lundi avec la gueule de bois. Ce calme inattendu nous permet de retrouver nos esprits, encore enivrés par toutes ces scènes de bonheur . Petit resto espagnol, le même que l’an dernier, on attrape déjà nos petites habitudes, et retour à l’appart où un sommeil légitime nous gagnera très vite. Le lendemain, retour au stade, petit tour à la boutique, c’est beaucoup plus calme, on va pouvoir se faire plaisir, et tant pis si ça remplit les poches de Glazer ! Dans mon panier, un beau livre très détaillé retraçant toute l’histoire du club, le programme officiel de la finale de Ligue des Champions et deux plaques décoratives. Beaucoup plus raisonnable que la fois passée ! Le temps pour moi de tester enfin le Fish & Chips (moins dégueu que prévu) dans une petite baraque sur la Matt Busby Way, et il est déjà temps de reprendre la route, sous une pluie très anglaise.

I’ll be back !

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PS : A suivre, les photos de ce week-end fantastique. Le temps de trier celles qui sont présentables et celles qui le sont moins ;-)


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