Magazine

Du canapé… au canapé

Publié le 27 mai 2011 par Paul

du-canape-au-canape

Lors d'un récent apéro mondain, organisé par la reine des mondanités et animé par le daleux de service, j'ai eu pas mal de retours assez positifs par rapport au précédent billet... chose presque étonnante s'il en est ! Quoiqu'il en soit, d'après ces moules à gaufres analphabètes dérangés du slibard, il fallait que ce soit plus long, plus complet, plus ceci, plus cela... La prochaine fois j'appelle carrément BangBros et on s'y pointe avec une caméra, ça c'est fait. Bon... bon... bon... la suite ! Nous en étions donc au moment où l'autre grognasse fanatique de dauphins, poneys et autres hippocampes péruviens revenait 30 minutes plus tard avec un vieux coca millésime 94. Bouteille qui avait dû subir un ou deux attentats terroristes par le passé si je m'en tiens au contenu somme toute incertain de celle-ci. Un liquide plutôt pâteux qui n'aurait eu aucun mal à s'apparenter à un fond de cuvette de chiotte. Bref, après 30 interminables minutes à attendre son retour, excité comme un roumain au salon de la caravane, elle me met sous le pif un pseudo coca light "made in Lidl" bien chaud et sans bulle ; autant le dire tout de suite, elle sait y faire avec les hommes. A la vue du breuvage proposé, ou peut être à celle de l'hideux chemisier de très bon ton qu'elle s'était empressée de revêtir, sûrement pour ressembler à une sorte de mélange improbable entre Luke Skywalker et le capitaine Haddock, j'ai failli poser un gros steak dans son salon. J'ai bien sûr eu droit à tout l'historique du chemisier, un modèle du genre, tricoté en 1930 par son arrière grande tante Marie-Joséphine décédée depuis. Là histoire de faire le mec intéressé pas dormir sur la béquille au fond du garage, tu te sens obligé de vouer un intérêt tout particulier à ce qu'elle te raconte. C'est à ce moment précis que l'homme doit faire preuve d'une grande dextérité, des années d'entrainement sont nécessaires, il doit activer le mode *fayot* à la vitesse de l'éclair pour ne pas se faire démasquer avant que la délicate question ne soit posée : "Tu me trouves comment avec ça ?" :shock: De but en blanc, c'est dans ta nature de mec, tu aurais tendance à formuler une réponse assez poissonique avec des mots tels que "poulpe" ou "poisson-chat". L'espace d'un instant il est même nécessaire de réfréner un énorme fou-rire quand l'image de tortue géniale te passe par la tête. M'enfin pas de risque à l'horizon, le mode *fayot* est enclenché, tu réunis tout le vocabulaire issu du grand courant romantique, tous les adjectifs dont tu ne connais toi-même pas le sens et l'ensemble des superlatifs qui se terminent par "al" (anal et rectal sont à proscrire). Là dessus tu ajoutes quelques rîmes à l'arrache, d'une part pour mettre en avant ta riche connaissance en matière de poésie, et d'autre part parce que t'as un besoin urgent d'aller aux toilettes (tweeter un coup et checker tes mails bien évidemment). Là tu ne regardes surtout pas son décolleté (sinon t'es OWNED) et tu sors ta prose "L'anal ça fait mal, le buccal c’est frugal" en terminant par une question dont tu n'as bien sûr rien à foutre : "Rah mais il est carrément génial ce petit chemisier il ressemble à une serpillière et il te va tellement bien, tu devrais le faire brûler mettre plus souvent ! Et puis il a l'air si doux, c'est en quelle matière ? En poils de b*** ?" Après quelques échanges, moment où tu as bien conscience d'être en présence d'une morue dont le Q.I ne dépassera jamais la température anale, elle s'en va "au petit coin" (appellation typiquement féminine) te laissant une nouvelle fois comme "un tout seul". Tu pensais profiter de ce temps mort pour aller te rincer la gueule à la cuisine mais tu perçois déjà au loin cette douce fragrance d'ordures ménagères (certainement du tabac froid mêlé à un reste de pizza et à l'émanation de vieux tampons usagés). Elle vient de fermer la porte du "petit coin" (+1 point), t'en profites pour revérifier que t'as bien une capote par poche et t'en glisses bien sûr une discrètement au niveau de la cuisse dans ton boxer. Oui alors y'a toujours une "poche intérieure" dans un boxer hein, on ne me la fait pas à l'envers ! Qu'est ce qu'il faut pas faire pour ne pas casser le côté glamour jusqu'au dernier vêtement moment ! Et là subitement, alors que tu viens juste de remettre en place tes bijoux de famille et d'inspecter la mécanique, elle entre-ouvre la porte des chiottes... Là en tant que mec ton regard devient brillant, tu te vois déjà concrétiser cette fameuse scène matée l'après-midi même sur PornHub ; scène dans laquelle Miss sac-à-foutre entrainait un pompier black à la tuyauterie longue comme le bras dans un fougueux plan scatophile. Malgré tout tu restes stoïque, estomaqué, dans une incompréhension totale, un remake de vieux film d'horreur. La porte est déjà entre-ouverte et derrière, son cul posé sur ses fesses, ses fesses posées sur les chiottes, elle commence à te parler :anger: Non mais A TE PARLER pendant qu'elle se vide la boite à Toblerone hein ! Aussi bien elle se récure le rectum comme une hystérique mais après tout... la lampe torche... la balayette aussi ! Puis vient le moment où elle tire la chasse, mais continue bien sûr à déblatérer un flot discontinu de conneries histoire de couvrir un peu le massacre. Là elle traverse le salon pour voler jusqu'à sa chambre en te lançant un "J'en ai pour 2 minutes, je vais me mettre à l'aise !" T'as envie d'abattre une cloison, d'aller lui cloquer le têtard dans la pomme d'Adam mais tu sais pertinemment en ton for intérieur que ces 2 minutes se transformeront en 50. Il lui faudra en premier lieu trouver une tenue légère (mais pas trop), habillée (mais pas trop), provoc' (mais pas trop) et qui lui fasse une belle poitrine (mais pas trop). Ceci étant fait, il faut désormais qu'elle coordonne ses sous-vêtements avec son rouge à lèvres, avec son bracelet de montre, avec son sac à main, avec... tout ce que nous ne remarquerons absolument jamais. Ensuite, bien plus tard, elle ira prendre son bain, se laver les cheveux, les lisser puis les sécher (très long ça!). Elle en profitera pour se tartiner la chetron avec un nombre incalculable de soins dermatologiques, fond de teint, crèmes hydratantes, exfoliante, etc... Elle dispose bien sûr du dernier cri en matière de poufo-technologie : avant-shampooing, pendant-shampooing, après-shampooing, fer à lisser "céramique édition", soin spécial blondasse avec reflet roux/ébène/turquoise, soin volumateur aux extraits d'algues d’égouts et de noix de pécan. Ne nous égarons pas, ne perdons pas patience, elle fait une brève apparition entre la salle de bain et la chambre, habillée en fakir, une serviette en turban sur la tête et une autre sur la poitrine : "Dans 2 minutes je suis à toi !" Oh my fuck*** god, tu vas enfin pouvoir la D.E.B.O.I.T.E.R, la démonter comme une porte de camping, lui péter la tirelire... être patient, il faut ÊTRE PATIENT ! Plus de temps à perdre, l'heure du crime approche, t'as hypothéqué ta maison pour lui offrir des fleurs et vendu un rein pour cette coupe de champagne, ça fait plus de 8H que t'as une gaule d'enfer, tendu comme un string, tu as déjà envisagé d'aller te la coincer dans l'enrouleur à papier chiotte. Ta paranoïa prend alors le dessus , afin de ne pas vivre le plus horrible cauchemar de ta vie, tu mets l'appart' sens dessus-dessous pour trouver sa put*** de plaquette de contraceptifs. Fameuse pilule dont elle a bien sûr préalablement parlé toute la soirée : méthodologie, posologie, effets secondaires... nous savons TOUT ! Elle revient ENFIN, maquillée comme une voiture volée au salon de l'auto, les yeux qui sentent le cul, la bouche en forme d'évier et le décolleté... mais put*** LE DÉCOLLETÉ PAS HOMOLOGUÉ QUOI ! Elle a un permis pour sortir avec ça... c'pas possible !!! Et là... elle s'approche de toi, féline, sensuelle (toujours dans ces moments là), elle te chauffe comme un grille pain et soudainement, sans remord, te met devant le fait accompli, une sorte de fatalité, cette éventualité à laquelle tu n'avais pas pensé un seul instant pour la première fois de ta vie. Le monde s'écroule autour de toi, elle te susurre classieusement à l'oreille, avec son haleine phéromonée : "je CROIS que j'ai mes règles"...

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Paul 502 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog