Magazine Journal intime

Bronchiolite

Par Kasey

" La kinésithérapie sur la bronchiolite n'a aucune efficacité c'est prouvé dans les études. " Le professeur ( accessoirement éminent - si on considère le nombre de fois dont son nom est cité dans la littérature MK - ) qui nous a tenu ce dialogue m'avait déjà interpellée il y a quelques années.

Pour vérifier ses dires de l'époque, j'ai lu les dits articles...

Et j'ai eu du mal à pas polémiquer au cours suivants quand il a resservi son couplet... 

Car à mes yeux, les articles fournis ne disposaient nullement des informations qu'il décriait. Bien au contraire.

Ce qui m'interpelle quand on est kiné et qu'on a un tel jugement sur certaines pratiques c'est de ne faire fit que des résumés d'articles sans lire semble t'il en entier l'article. Ou de ne pas considérer les petites lignes...

Les articles que j'ai pu lire scientifiques ou non de prise de parti sur le POUR ou CONTRE la kiné dans le cas de la bronchiolite montre une chose essentielle :

AUCUNE ETUDE SERIEUSE ne montre un effet péjoratif ou positif de la kiné dans ce cas précis, à plus forte raison une pratique de la kiné respiratoire francaise ( insistons bien sur ce mot ! Puisque la kiné respiratoire est dépendante des pays !!! )

Puisqu'AUCUNE ETUDE n'a été faite ( Bronkinou étant la seule... et n'ayant pu démontré l'effet de la kiné francaise sans l'infirmer pour autant, il me semble )

D'autre part, dans certains articles, je trouve facile d'utiliser des mots/titres chocs qui induisent un lecteur peu averti a avoir un jugement déjà établit sur la question de la légitimité de l'acte de kiné dans ce cas précis.

Si l'on veut être pris au sérieux, peut être faudrait il comparer des choses comparables !

Si les techniques en France sont différentes de celles de par le Monde, dans ce cas, pourquoi en parler ? en disant que la kiné sert à rien ? 

Peut être vaut il mieux s'abstenir.

De même quelle valeur a une étude en milieu hospitalier quand les nourrissons sont vus par des kinés libéraux ?

Si un enfant se retrouve aux urgences c'est bien que son état est préoccupant et ne ressort plus de la pratique kiné ! 

Donc, en quoi est ce pertinent ? 

Personnellement, j'aurai tendance à dire, que les seules études qui pourraient être recevables sont celles provenant exclusivement de cabinet francais !

Et ces dits cabinets ne feront jamais d'études précises pour la raison que recherche = perte de temps = perte d'argent.

Mais combien sont les parents qui par le simple fait de consulter le kiné bénéficie d'un effet placébo ?

En tant que parent, nous voulons un suivi kiné pour la bonne et simple raison qu'on se sent dépassé par cette affection qui ne peut être traité par des médicaments ( puisqu'ils n'ont pas d'efficacité ) et nous avons besoin d'être rassuré, et aussi d'APPRENDRE.

Apprendre à surveiller l'état de santé de notre enfant.

Apprendre à le moucher ( car beaucoup ne savent pas le faire correctement )

Apprendre les bons gestes

Si la bronchiolite évolue le plus souvent spontannément sans kiné en moins de 15 jours, il n'en reste pas moins que les parents ne sont pas formés à voir les signes de détresse respiratoire ( notamment IR ) et pourraient passer à côté.

Le kiné s'il aide, s'il éduque, a aussi un rôle non moins utile de surveiller le nourrisson et de le rediriger vers un hopital en cas de problème ne relevant pas de son ressort.

Tout comme il a ce même rôle pour nombre de pathologies ( thrombose, dermatose, suspission de cancer de la peau, du sein... )

La bronchiolite est un gagne pain non négligeable pour un cabinet libéral certes, de même que les parents doivent savoir par leur médecin que la bronchiolite guérit le plus souvent spontannément et que la kinésithérapie a un rôle mais pas CURATIF, mais cela n'enlève nullement la légitimité de nos actes dans ce domaine.

La seule chose sur laquelle on peut critiquer les kinés pratiquant les AFE sur les enfants, c'est le manque de formation à ce propos... et peut être exigé de son kiné une attestation de bien fondée de sa pratique dans ce domaine

Mais nullement de récuser nos pratiques.

Quant aux détracteurs déclarant que cela coute trop cher à la Sécu ou que l'on vend un acte inutile, doit on rappeler que le francais achète nombre d'actes inutiles chaque année en terme d'esthétique ( soins anticellulite, massage bienêtre, coiffure, épilation, opération esthétique... ) aussi bien qu'en terme de soit disant santé ( ostéopathie, acupuncture, chiropratie... ) qui sont de plus en plus pris en charge par des mutuelles santé.

Ne peut on pas se demander alors de qui on se moque ?

Kath.

Sources bibliographiques à venir.


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