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I will stay till she comes

Publié le 13 juin 2011 par Naira
I will stay till she comes
Du 07/06 au 25/06 à l'Atelier 210 à 20h30.
d'après Shakespeare

mise en scène: 
Miriam Youssef

avec
Anne-Pascale Clairembourg, Julie Duroisin, Catherine Grosjean, Bernadette Mouzon, Nicole Oliver et Erika Sainte 
"L’Homme est une denrée périssable. La date de péremption n’est pas écrite dessus mais ça n’empêche pas le temps de faire son sale boulot. Faut faire avec. Composer avec le vieillissement des tissus, la mémoire qui faiblit, le regard des autres qui change…La sagesse populaire veut que l’homme bonifie avec le temps alors que la femme flétrit inexorablement. Elle n’avait qu’à profiter de son teint de fleur avant la marée, maintenant c’est trop tard. Merci d’être venue. La comédienne - cette femme qui apprend des textes par coeur - n’échappe pas à cette philosophie de comptoir. Elle a carrément la tête plaquée contre le zinc. Mais on ne s’en débarrassera pas comme ça...La comédienne n’est pas une légume blette. Elle s’accroche, la garce, pour exister encore ; avec ou sans dignité."
Ne vous y trompez pas. Ceci est une création, non pas une histoire. Ceci est une révolte symbolique, non pas un discours moralisateur et vindicatif. Ceci est une performance, non pas une pièce de théâtre.
En effet, à moins de connaître la kyrielle d'héroïnes shakespeariennes par coeur et la moindre réplique sur le bout des doigts, les dialogues peuvent apparaître au départ comme un parfait non sens... Et le rester, pour peu que nous ayons quelques difficultés à sortir de la valeur première du langage, à savoir la communication brute, dans toute sa simplicité. Et cela peut être problématique.
I will stay till she comes est une petite merveille: un projet atypique, une mise en scène intensément métaphorique et des actrices à tomber dans des costumes somptueux jouant sur une scène au décor original et magnifique. Mais...
I will stay till she comes, c'est aussi un échange de répliques insane à travers un brouhaha sans nom ne procurant ni sentiments ni catharsis. Une prise de conscience? oui : si toutes les femmes sont plus ou moins sur le même bateau, les actrices marchent sur la planche, les yeux bandés. De l'empathie? Des vérités giflantes? Un apaisement? Une purification? Une réponse? Non. 
Car ces 352 kg de femmes et Shakespeare nous offrent un terrible spectacle mais ne nous tranquillisent pas.
Plus d'infos ici.

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