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à ORLEANS le Vendredi 24 juin 2011, à 20h 30, CONFÉRENCE INAUGURALE de Michel BALAT : « Le corps des signes, traces et inscription. »

Publié le 13 juin 2011 par Balatmichel

Vendredi 24 juin 2011, à 20h 30, au Muséum des Sciences Naturelles Rue Marcel Proust à ORLEANS

PSYPROPOS vous invite à partager l'étude de son thème 2011

« SCIENCE, SAVOIR ET VÉRITÉ »

CONFÉRENCE INAUGURALE de Michel BALAT Psychanalyste. Sémioticien. Mathématicien. Docteur ès-Lettres.

« Le corps des signes, traces et inscription. »

Au delà de son anatomie, le rapport de chaque humain à la question de la vérité est structuré par le langage, la parole, son histoire personnelle et familiale… C'est cette logique sémiotique tout à la fois simple et complexe qu'enseignent les blessés végétatifs en éveil de coma à ceux qui parviennent à les rencontrer. PSYPROPOS est née en 1990 avec pour but de « créer des lieux de réflexion et de recherche ayant pour objet la psychiatrie, la psychanalyse et leur articulation avec le champ social, dans leurs rapports à la littérature, l'art, la philosophie, la sociologie, le droit, l'histoire… » Ses activités sont les suivantes :

-
l'organisation de journées d'étude, de recherche, et de rencontres
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la publication de travaux (article 5), en l'occurrence les actes des Journées d'automne et de la conférence de juin. Les journées ainsi organisées se déroulent alternativement à Orléans et à Blois » (article 2 des statuts).

Elles ont abordé les thèmes suivants : « Voix et regards » « Les passions » « Les logiques du temps » « Du cri à l'écrit » « Figures du Père » « L'interprétation » « Du malaise… » « Création, invention » « Utopies » « Histoire, histoires » « Rêver, peut-être ? » « Voyages, déplacements » « De l'amour » « Singularité et société » « Origines et transmission » « La fabrique du corps » « Éloge du risque » « Dire le plaisir de la langue » « Détour et répétition » « Enfance(s) »

Vendredi 24 juin 2011, à 20h 30, au Muséum des Sciences Naturelles Rue Marcel Proust à ORLEANS

PSYPROPOS vous invite à partager l'étude de son thème 2011

« SCIENCE, SAVOIR ET VÉRITÉ »

CONFÉRENCE INAUGURALE de Michel BALAT Psychanalyste. Sémioticien. Mathématicien. Docteur ès-Lettres.

« Le corps des signes, traces et inscription. »

Au delà de son anatomie, le rapport de chaque humain à la question de la vérité est structuré par le langage, la parole, son histoire personnelle et familiale… C'est cette logique sémiotique tout à la fois simple et complexe qu'enseignent les blessés végétatifs en éveil de coma à ceux qui parviennent à les rencontrer.

ENTRÉE LIBRE

Les 21èmes Journées d'étude PSYPROPOS se dérouleront - le samedi 22 octobre 2011 à Blois à l'Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire - le samedi 19 novembre 2011 à Orléans au Musée des Beaux Arts d'Orléans (attention, changement de lieu) PSYPROPOS 2011 : « SCIENCE, SAVOIR ET VÉRITÉ »

Lacan évoquait « le statut du sujet dans la psychanalyse » dans son texte fameux de 1965, intitulé « La science et la vérité ». Aujourd'hui, le réel de la réalité sociale néolibérale tend à insérer chacun à une place assignée dans un champ de production où la valeur humaine se transforme en valeur financière. Le savoir sur l'homme est historiquement défini sous l'égide des sciences de la nature (biologie, chimie, physique,…), des sciences formelles (Algèbre, Géométrie, Informatique, Logique, Topologie, Statistique, ...) et des sciences humaines (Anthropologie, Économique, Linguistique, Psychologie, Sociologie, ...). Mais la fétichisation, qui domine aujourd'hui notre économie restreinte au processus de production consommation, fait essentiellement, de chacun, un produit concurrentiel dans la démocratie du marché. Les méthodologies de sélection incitent dès l'enfance à s'adapter aux objectifs normés de la future employabilité. L'espèce humaine bureaucratisée oublie sa dignité et son histoire, le singulier est effacé, chacun vaut comme unité, insérée dans des groupes homogènes où avoir le même profil objective la possible substitution de l'un à l'autre. Ni sélectionneur, ni sélectionné ne trouvent de sens à ce conformisme qui ne permet pas d'approcher la vérité, à la connaissance de laquelle chacun aspire : il ne peut inscrire dans une histoire collective le désir le plus singulier qui s'incarne en leur personne. Cette conception simplifiée de l'homme réduit à sa qualité marchande domine désormais les processus d'humanisation. Dans le même temps, l'approche anthropologique complexe cède le pas à un pragmatisme dépersonnalisant. « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » mais la psychanalyse disparaît des Universités. En médecine, en psychiatrie, la biologie tend à dominer les recherches, oubliant les effets structurants de la parole qui soutient les rencontres et donne sens à la co-existence des humains : le patrimoine génétique apparaît garantir, à lui seul l'unicité, la singularité. L'époque tend à prôner à l'excès ce savoir scientifique mais partiel et à naturaliser les humains : on parle de père ou de mère biologique, d'enfant-médicament, d'enfant désirable, de capital génétique, tandis que les débats éthiques essaient de déjouer les tendances eugéniques, biopolitiques et le consumérisme : tout est possible quand il s'agit de séduire usagers, clients et électeurs en réalisant leurs rêves. Rien ne semble plus interdit : aujourd'hui, les comportements et la désirabilité utilitariste sont induits ou instrumentalisés par les conditionnements hypnotiques de la publicité. Lacan articula le concept freudien de pulsion avec la position inconsciente du sujet, permettant de penser l'homme selon les entrelacs de l'hérédité psychologique et de la parenté biologique, spécifiant ainsi l'homme comme homme, et non comme animal ou marchandise. Mais avec un simplisme dérisoire et tragique, les neurosciences, liées aux logiques industrielles, ne pensent plus le rapport existentiel de l'homme au langage, et instaurent la prévalence de la biologie cérébrale qui détermine les comportements et utilise l'outil linguistique pour communiquer. Les « sciences du vivant », la neuroéconomie se développent. La justice est politiquement sommée de contrôler ce qui est pensé comme surdéterminations biologiques des déviances, déniant par là-même toute possibilité de réhabilitation. Cette position scientiste infiltre aussi la pédagogie et l'école doit viser la maîtrise et le contrôle d'un socle de savoirs où signes et significations dominent l'apprentissage : parler, lire, écrire, compter et bien se comporter fondent la nouvelle culture de l'évaluation fondée sur la recherche de la performance. Dans la collection des élèves, les plus performants trouveront une filière d'excellence, les autres, d'adaptation. Van Gogh, Artaud, Hölderlin, n'étaient-ils que des inadaptés à éduquer ou des chercheurs sublimes en quête de sens ? L'homme, produit d'aujourd'hui, peut-il encore habiter « en poète » ? Comment peut-il demeurer ouvert à l'économie générale, et savoir, comme le proposait François Tosquelles, convertir le milieu naturel en monde ? Après d'exaspérantes, pénibles et ternes études au Lycée Arago (du CP à la terminale), un transport passionné, comme on disait au Grand Siècle, pour mathématiques et astronomie, un transfert bienvenu sur Vincent Mazeran, par la grâce d'une longue analyse, Mathématiques, politique et psychanalyse ont tressé, dès la fin des années 60, mon appareil à penser les pensées, côté Bion. C'est la sémiotique de Peirce, dans la rencontre avec Gérard Deledalle en 1980, puis l'analyse institutionnelle, dans celle avec Jean Oury en 1986, qui ont décidé de la suite. Des Systèmes triples de Lie à torsion, mon premier — et seul — travail mathématique, à La triade en psychanalyse qui inaugurait cette suite, un long travail invisible. En ce qui concerne le visible, un stage déterminant à l'Observatoire du mont St Michel, où j'ai eu la chance de travailler sur le grand télescope, un autre, qui allait l'être, comme vacataire au service de mathématiques de l'université de Perpignan. Puis assistant dans ce lieu-même, un bref séjour de 2 ans à Casablanca et à Fès, des études de psychologie où se sont scellées des amitiés toujours actuelles, une thèse « ès-Lettres » sur la fameuse triade, et l'enseignement de sémiotique qui s'en est suivi. Enfin, sonnant comme un mot d'ordre de mes années militantes, la retraite à 60 ans. Les ouvrages de Michel BALAT seront à la table de la de Catherine Martin-Zay. * PSYCHANALYSE, LOGIQUE, ÉVEIL DE COMA Le Musement du Scribe Ouverture Philosophique L'Harmattan Pierce, Freud, Lacan… quelques autres, et non des moindres, sont appelés au chevet de traumatisés crâniens. Pour cela, il faut reprendre, remanier, voire inventer des conceptions, les ajuster au travail institutionnel, aux particularités du trauma crânien, il faut s'émerveiller, jusqu'à en avoir parfois la gorge serrée…

* DES FONDEMENTS SEMIOTIQUES DE LA PSYCHANALYSE Peirce après Freud et Lacan suivi de Logique des Mathématiques de C.S. Peirce Ouverture Philosophique L'Harmattan L'auteur tente d'établir les points de jonction entre Lacan et Peirce, ce philosophe logicien qui exécrait l'inconnaissable et donc de constituer une relation triadique entre Freud, Peirce et Lacan.

* A LA RECHERCHE D'UNE METHODE, DE C. S. PEIRCE Traduction en collaboration avec Gérard Deledalle (dir.) et Janice Deledalle-Rhodes Editeur : Pu Perpignan (1 janvier 1993) Collection : Collection études * LES TEXTES LOGIQUES DE PEIRCE DANS LE BALDWIN DICTIONARY traduction avec Janice Deledalle-Rhodes Champ Social Editions Collection Essais * AUTISME ET EVEIL DE COMA (dir.) Champ Social Ed. Collection Connivences Michel BALAT anime, avec Pierre DELION la Collection Psychothérapie Institutionnelle des Editions Champ social


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