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Вe!lа : pоème Mоn ⱨіstоіre

Par Illusionperdu @IllusionPerdu

Mon histoire

Cette journée j'ai regardé mon coeur s'arracher de ma poitrine.

J'adorais que tu demandais aux journées d'être fine avec moi, Mais après ton départ, elles se sont mises à désobéir. Rien, jamais, ne saura décrire à quel point tu me manques.

Vis-tu encore un tout petit peu de moi ? J'ai défoncé l'année sans toi, avec la famille et quelques amies. Si tu étais dans mon lit avec moi, J'irais cueillir ton souffle avec ma bouche jusqu'à t'assassiner. Depuis cette première journée ou je t'ai vu, pas une seule journée sans que je pense à toi. Ton absence prend toute la place : ton vide occupe mon vide. Je n'ai que toi mon amour, pour ravirer ma foi en ce qui ressemble à la vie. Je ne sais pas comment vivre en te sachant si loin. Ni comment être heureuse, n'avoir peur de rien, vivre ma vie sans penser à toi, comme tu me l'as demandé. Le plus difficile c'est d'être éveillée, car ton absence renaît chaque jour avec l'aube. Je pourrais me soûler la gueule jusqu'à en oublier mon nom. Le plus spectaculaire serait d'oublier le tien. Je cherche ton humanité. Cette nature manifeste, douce fibre, laquelle chez toi je vénérais. Je voudrais sacrer après toi. T'agonir de sottises. Mais je suis incapable de te haïr même si j'ai mal à en crever. Ton silence est une lame sur ma gorge. Le vide de toi se creuse toujours et d'avantage. Marcher dans les rues, croiser les petits couples heureux, main dans la main, tout collés, tout frais, ca l'écoeure un peu. Longer les immeubles, voir à travers les vitres les vieux couples, tout décollés, ca effraie. Je ne sais même plus comment rêver, je tourne en rond comme une bête insomniaque.

Tous les soirs, en se couchant près de lui, elle se demandera s'il m'aime encore. Pendant ce temps, Je dormirai seule, En t'espérant, toi. J'ai dû me séparer de nos gestes et de nos mots

Je m'étourdis pour que mon inquiétude m'oublie un peu, Et ca revient : elle me ronge de partout, dévore des bouts de mon cerveau, de mes jambes, de mon ventre. Je suis terrifiée. J'aimerais savoir comment tuer cette carnivore qui guette le moindre de mes gestes. Je n'en finis plus de rêver mal. Sortir du lit et me brosser les dents devient des épreuves olympiques.

Ca prendra plus que la fée Clochette pour me faire tourner la page.

Par ordre chronologique, il y a eut le silence, le chagrin, l'inquiétude, l'impuissance, la colère, le vide, la fatigue, la douleur, la fragilité, la solitude, l'isolement, les tremblements, le souffle court, l'anxiété, les obsessions, les cauchemars, la peur, l'insomnie, la faiblesse. Chaque lésion s'empilant sur l'autre jusqu'à former ce mur épais de folie et de souffrance qu'il me faudrait démolir.

Pour guérir un peu j'ai rangé mes souvenirs de nous dans une boîte.

Reviendras-tu avant la fin des temps ?

Un jour, je tracerai entre nous une ligne sur le sol avec une branche, et je te demanderai de venir me rejoindre de ce côté-ci. Tout mon corps te jure.

Je t'aime éperdument.


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