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Chandra permet la découverte de nombreux trous noirs supermassifs au sein de l’Univers jeune

Publié le 21 juin 2011 par Pyxmalion @pyxmalion
Chandra Deep Field South

Des chercheurs ont découvert avec le télescope Chandra, des centaines de trous noirs supermassifs au sein de lointaines et jeunes galaxies (cliquez pour agrandir, 800 Kb)

La découverte de nombreux trous noirs supermassifs au sein de galaxies formées seulement 800 millions d’années seulement après le big bang qu’il y ait une co-dépendance entre les deux entités.

En sondant l’univers lointain dans le rayonnement x avec le télescope spatial Chandra, des chercheurs ont découvert un grand nombre de trous noirs supermassifs cachés par leurs jeunes galaxies hôtes.

C’est en combinant les images obtenues dans le visible et l’infrarouge par le télescope spatial Hubble avec celles, dans le rayonnement x, récoltées par Chandra, autre observatoire spatial de premier plan, que les chercheurs ont découvert que l’Univers jeune, peuplé de galaxies en formations, dissimulé des centaines de trous noirs supermassifs. Les observations se sont portées sur un échantillon de 200 galaxies lointaines dans ce qui s’appelle le Chandra Deep Field South (CDFS), une petite portion du cosmos dont les galaxies les plus distantes sont à 13 milliards d’années-lumière ! L’étude montre que 30 à 100 % d’entre elles cachent un trou noir supermassif. En extrapolant ces données, les chercheurs estiment qu’il y en aurait plus de 30 millions à travers l’Univers alors âgé de 800 à 950 millions d’années.
C’est une véritable surprise pour les scientifiques qui ne les imaginaient pas aussi nombreux. Cela représente 100 fois plus que les précédentes estimations et une population 10 000 fois supérieure à celles des puissants quasars. Tapis au centre des galaxies, les trous noirs sont naturellement difficiles à déceler. Le récent sondage mené avec Chandra, recoupé avec les données d’Hubble ont permis de mettre en évidence leur présence discrète, en dépit des épais brouillards de gaz et de poussières qui absorbent l’essentiel de leur rayonnement.
Cette étude publiée dans la revue Nature du 16 juin 2011 suggère que le développement des galaxies est étroitement lié à celui des trous noirs qu’elles possèdent en leurs seins, une co-dépendance qui se produit plus tôt dans l’histoire de l’Univers que ce que les précédentes recherches supposées.

En vidéo, plongée dans le Chandra Deep Field South, petite partie du ciel dans la constellation de Fornax où des centaines de lointaines galaxies ont été identifiées.

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Crédit photo : X-ray: NASA/CXC/U.Hawaii/E.Treister et al; Infrared: NASA/STScI/UC Santa Cruz/G.Illingworth et al; Optical: NASA/STScI/S.Beckwith et al.

Chandra Deep Field South
NGC 634
Fragment de la nébuleuse de l'Aigle
Centaurus A
Nébuleuse planétaire NGC 3918

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