Les business angels

Publié le 22 juin 2011 par Edelit @TransacEDHEC

Vous souhaitez créer une entreprise mais vous avez besoin d’argent, de conseils ? Faites appel à un business angel !

Qu’est-ce qu’un business angel ?

Un business angel est un investisseur privé, souvent lui-même chef d’entreprise, qui investit dans des créations d’entreprise, pour peu qu’elles soient innovantes et à fort potentiel de croissance, et qui demande en échange une entrée au capital de celles-ci. Le business angel peut investir à titre individuel ou via un groupement et bien que les montants soient variables, ils n’excèdent en règle général pas les 500 000 euros. On compte en France un peu plus de 4 000 de ces investisseurs privés et la moyenne d’intervention est actuellement estimée à 223 000 euros. L’avantage avec les business angels, c’est que dans le but de faire fructifier leur investissement ils apportent en plus de l’argent, un carnet d’adresse, une vision stratégique et une expertise qui se révèlent être une aide très précieuse pour jeune entreprise.

Comment les rencontrer ?

La manière la plus facile de trouver des business angels est encore de passer par un réseau, le plus connu étant France Angels (www.franceangels.org) présidé par Philippe Gluntz. C’est une association regroupant les différents clubs locaux de business angels dont certains sont thématiques comme Angels Santé qui est spécialisé dans le financement de projets liés au monde de la santé. Il est également possible de faire appel aux chambres de commerce afin de pouvoir rentrer en contact avec des business angels.
De plus, la Semaine des Business Angels dont c’était la cinquième édition en 2010 (et qui a eu lieu du 29 novembre au 3 décembre) propose une trentaine de manifestation un peu partout en France.
Il existe aussi des réseaux internationaux de business angels bien plus appropriés pour des créateurs dont le projet est à visée internationale. Parmi ces réseaux, on trouve notamment Eban (www.eban.org) fondé en 1999.

Une sélection plutôt rude.

Beaucoup de nouveaux créateurs d’entreprise, séduits par les avantages qu’ils peuvent apporter, décident de contacter des business angels pour trouver le financement nécessaire ainsi que des conseils, mais plaire à l’un d’entre eux n’est pas une tâche aisée. En effet, bien que France Angels ait investi dans 304 projets d’entreprise pour un total de 34,3 millions d’euros en 2010, il y a eu environ 8 000 demandes de financement pour cette même année. Il s’agit en fait de constituer un dossier avec notamment des données chiffrées mais il est également primordial de mettre en avant les qualités managériales et la complémentarité de l’équipe dirigeante. Lors du business plan, le créateur doit joindre un « executive summary » qui a pour but de susciter l’envie en un minimum de temps. Si votre dossier retient l’attention, vous serez alors convoqué pour une présentation orale. Seulement 16% des intéressés sont allés jusqu’à cette étape appelée « elevator pitch » en 2010, qui consiste à convaincre les potentiels investisseurs en dix minutes chrono, et ce sont finalement pas plus de 4% qui ont été financés. La sélection est donc assez ardue.

Des secteurs privilégiés.

Certains secteurs ont plus de succès que d’autres ainsi les deux tiers des entreprises financés par le réseau France Angels se situent dans les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), les cleantech (des techniques ou services industriels utilisant les ressources naturelles) ou le milieu de la santé. Évidemment d’autres facteurs rentrent en ligne de compte parmi lesquelles l’originalité, l’innovation et le potentiel de développement. La proximité joue également un rôle primordial pour beaucoup de business angels qui souhaitent s’investir dans la vie de l’entreprise et pour qui le côté humain est très important.

Les business angels sont donc un vrai plus pour toutes personnes souhaitant monter sa propre entreprise, encore faut-il les convaincre… Si tel n’est pas le cas, les moyens conventionnels resteront toujours à votre disposition.

G.B.