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Élus : l’austérité, c’est bon pour les autres !

Publié le 11 juillet 2011 par Lecriducontribuable
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La France détient le record mondial d’élus au mètre carré : on en dénombre 601 132.

Nos élus sont également les recordmen des cumuls qui permettent d’accroître leur rémunération.

Pas tous : nombre de maires de petites communes – ne cumulant pas de mandats – se dépensent sans compter pour leurs administrés tout en ne percevant que de modestes rétributions pour cela. Il faut saluer leur dévouement.

Nos élus sont dans leur rôle quand ils nous appellent à l’effort et à la rigueur pour faire face à la crise économique. Mais, quand on lance des appels à la vertu, il faut montrer soi-même l’exemple. Et on en est loin …

Aujourd’hui, le Sénat vient de rater  à nouveau l’occasion de se mettre en phase avec l’opinion publique. La Haute Assemblée a rejeté deux amendements visant à un meilleur contrôle des dépenses des élus.

Notre classe politique est loin d’être la plus intègre du monde. Son renouvellement est nécessaire. Un des moyens d’y parvenir est de ne pas faciliter la permanence des élus en limitant le nombre de mandats dans le temps. Chez nombre de nos voisins, la politique n’est pas une carrière.

Il est bien connu qu’au premier mandat on apprend, qu’au deuxième on réalise, et qu’à partir du troisième on s’installe, avec des risques de corruption et de clientélisme.

Des élus locaux jusqu’au président de la République en passant par les parlementaires, les privilèges abondent. Les salaires sont confortables. Le montant global des indemnités perçues par les élus locaux s’élevait à 1,461 milliard d’euros en 2007 (10 % de plus en trois ans).

Mais il y a aussi les « compléments », soigneusement cachés au public. Les avantages en nature foisonnent : logements de fonction parfois somptueux, voitures de prestige…

Les « à-côtés » adoucissent la vie : notes de frais souvent impressionnantes (voir le cas du sénateur Pastor) , voyages d’agrément déguisés en missions d’étude, restaurants et hôtels de luxe, cagnottes…

Sans compter les facilités – légales et illégales – qu’offre la fonction élective : employer des proches dans son cabinet, faire avoir une commande à l’entreprise d’un ami, rendre constructible un territoire où l’on possède un lopin… Le régime de retraite des élus n’est pas l’un de leurs moindres avantages.

Élus, écoutez les contribuables,  qui sont vos électeurs : abolissez vos privilèges!

Le Cri du Contribuable

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