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Le 30 juin, à 00h sur National Geographic Channel : « LA FIN DE LA TERRE ? »

Publié le 12 juillet 2011 par Ananda

Aujourd’hui, il fait bon vivre sur notre planète bleue : la configuration des océans et des continents, qui « s’étendent du nord au sud » y permet en effet la circulation des grands courants océaniques, ce qui régule le climat.

Mais en ira-t-il toujours ainsi ?

Rien n’est moins sûr, surtout si l’on se fie à ce documentaire qui a pour sujet des études scientifiques tout ce qu’il y a de plus sérieuses.

« A quoi ressemblera la TERRE dans 250 millions d’années ? »

Tout porte à présent les géologues à croire qu’elle « court peut-être droit à la catastrophe ».

Et pourquoi ? Parce que tous les continents actuels, nos continents, finiront un beau jour par se rejoindre et par former « UN UNIQUE SUPERCONTINENT ». Et que « le sort de la terre dépend de la forme exacte qu’aura ce supercontinent », que les spécialistes ont d’ores et déjà baptisé du nom latin de PANGEA PROXIMA.

Pour en savoir un peu plus, tournons-nous vers l’un d’eux, Chris SCOTIS.

Celui-ci nous indique les trois démarches qui sont nécessaires à une projection dans le lointain futur de notre planète :

1-il faut se pencher sur le mécanisme de la TECTONIQUE DES PLAQUES

2-« il faut rechercher les moindres éléments actuels susceptibles de se retrouver dans le futur »

3-il est, aussi, indispensable de se tourner vers notre lointain passé.

Pour ce qui est de ce lointain passé, on le connait déjà. Chris Scotis fait ici allusion à LA PANGEE, ce supercontinent qui existait sur Terre voici 250 millions d’années.

En 2007, un biologiste du nom de Gonzalo CHIRIBET a réussi à retracer « le chemin parcouru par les continents » en utilisant un moyen pour le moins inattendu, l’étude de l’ADN d’un insecte, l’OPILION.

« Six ans de voyages d’étude » lui ont permis de reconstituer, concernant cette créature, un « arbre d’évolution » de pas moins de trois cent millions d’années. C’est à la faveur de ces recherches ultra pointues qu’il s’avisa que l’ADN de l’OPILION DE FLORIDE était extrêmement proche de celui de l’OPILION D’AFRIQUE DE L’OUEST.

Ce fait a, incontestablement, une implication d’ordre géologique : la Floride, tout bonnement, a dérivé vers l’Amérique du Nord depuis l’Afrique et l’Amérique du Sud !

Chris Scotis nous rappelle les principes de la tectonique des plaques : « le MANTEAU commande le mouvement des plaques sur la planète », et l’on peut sans difficulté comparer les plaques à « des pièces de bois flottant sur de l’eau bouillante ».

Ces plaques lithosphériques passent donc leur temps à se déplacer, à se promener, et il arrive fréquemment qu’elles finissent par entrer en collision sous l’effet d’un phénomène que l’on nomme la SUBDUCTION. Au cours de la subduction, une plaque océanique s’enfonce sous une autre en provoquant un choc titanesque.

On a, de surcroît, constaté que, TOUS LES 500 MILLIONS D’ANNEES, tous les continents de la planète en arrivent, par ce jeu de plaques, à se regrouper pour ne plus en former qu’un seul. Ce phénomène de nature cyclique s’est « plusieurs fois produit dans le passé » et est sans aucun doute en train, à l’heure actuelle, de se reproduire. A quoi le sait-on ? Eh bien, il y a des signes qui ne trompent guère.

La TELEMETRIE LASER SUR SATELLITE, par exemple, permet de réaliser des mesures très précises , toutes données que le savant Richard GORDON reporte sur une carte du globe. L’analyse de ces résultats l’amène à des constats très sûrs : au fond de l’ATLANTIQUE gît une « énorme fissure » par laquelle « du magma émerge », qui crée sans cesse « un nouveau plancher océanique ». Au-dessus de ce plancher en expansion permanente, l’océan s’élargit donc, en sorte que déjà, sous nos yeux, l’Amérique est en train de s’éloigner. Dans cinquante millions d’années, au train où vont les choses, l’Amérique dérivera vers l’est, l’Australie rejoindra les Iles Indonésiennes où elle va s’encastrer, formant avec elles un ensemble qui lui-même se trouvera rattaché à l’Asie, cependant que l’Afrique remontera vers l’Europe.

Au final, c'est-à-dire dans 250 millions d’années, si l’on écoute Chris Scotis, on aura « un supercontinent circulaire en forme de DONUT ou de BAGEL », qui formera une « unique masse de 21 000 km de long et de large » !

En ce moment même, « la plaque africaine remonte lentement vers le nord », et, comme les deux plaques vis-à-vis (l’africaine et l’européenne) ont la même densité et la même configuration granitique, elles vont à coup sûr, en se heurtant, créer, en lieu et place de la MEDITERRANEE, une impressionnante chaîne de montagnes qui s’étendra de l’Europe de l’Ouest jusqu’à l’actuelle Indonésie, et dont les sommets culmineront à quelques 8 800 mètres d’altitude.

Autre signe révélateur de ce qui est en train de se tramer : les VOLCANS ITALIENS, VESUVE et ETNA, dont l’activité intense résulte des mouvements tectoniques en permanence à l’ œuvre dans le Bassin Méditerranéen.

Les zones de subduction étant « à l’origine des volcans et des tremblements de terre », les savants, en toute logique, prévoient qu’ « au cours des prochains cinquante millions d’années, il y aura beaucoup de séismes et d’éruptions volcaniques » dans cette région hypersensible.

De même existe-t-il une très importante zone de subduction (autrement appelée « ceinture de feu »), dans la région PACIFIQUE/OCEAN INDIEN. C’est à la funeste activité de cette zone que l’on doit, entre autre, le TSUNAMI qui, en 2004, ravagea le nord de l’Océan Indien. Son ancienneté remonte à 300 millions d’années.

Une zone de subduction, c’est, d’abord, une déchirure dans la croûte terrestre. Or, une troisième grande zone de ce type est en passe de se créer également dans l’Atlantique, le signe annonciateur en étant « LA FOSSE DE PORTO-RICO ».

Et les savants, tranquillement, de prédire : « dans quelques millions d’années, il y aura une NOUVELLE CEINTURE DE FEU ATLANTIQUE/OCEAN INDIEN ; elle marquera le début de la disparition de l’Océan Atlantique ».

Avec le rapprochement entre les continents qui est à prévoir, une augmentation considérable de l’activité volcanique, à prévoir elle aussi, entraînera une élévation du taux d’OXYDE DE CARBONE sur l’ensemble de la planète.

Dans plus de 250 millions d’années, une modification majeure du climat résultera de la réunion de tous les continents en un seul et de la coexistence du supercontinent avec un désormais « UNIQUE OCEAN GIGANTESQUE ».

Pour le comprendre, il faut savoir et ne jamais perdre de vue que, si « les océans emmagasinent l’énergie solaire », ce sont « les courants marins qui la redistribuent ». Une disposition des masses continentales comme celle qui est actuellement la nôtre (continents orientés nord/sud) garantit une très bonne régulation des températures, qui elle-même nous préserve des conditions climatiques trop extrêmes. Malheureusement, comme nous avons tout lieu de la soupçonner, dans 250 millions d’années, il n’en ira plus du tout de même.

Le météorologue britannique Paul VALDES, passionné par cette question, a entrepris de prédire le temps qu’il fera dans ce très lointain avenir. Pour y parvenir, il a dû au préalable déterminer :

1-l’évolution de l’ENERGIE SOLAIRE dans les temps futurs. Il a établi, ainsi, que l’astre solaire deviendra de plus en plus chaud et de plus en plus énergétique, avec, selon ses calculs, 2,5% d’énergie en plus, ce qui ajoutera 10 ou 11 degrés fahrenheit à la température au sol terrestre.

2-le TAUX DE DIOXYDE DE CARBONE, lequel, comme nous l’avons déjà entrevu, risque de croître du fait de l’activité volcanique intense.

Tout concourra donc à une augmentation notable des températures.

Aux dires de Valdès, « créer un modèle climatique n’est pas chose simple ». Mais, une fois ses « derniers réglages » effectués, il y parvient.

Et les résultats qu’il a à nous communiquer sont proprement stupéfiants : ainsi qu’il le dit sans ambages, « cette Terre sera vraiment abominable ».

Il précise ; « plusieurs continents connaitront une température de plus de cinquante degrés Celsius » !

Et il poursuit, imperturbable, sa sinistre litanie de prévisions : les régions intérieures du supercontinent ne verront même plus les pluies ; la température des mers atteindra les quarante degrés Celsius ; ce dernier phénomène aura pour (sinistre) conséquence la survenue de tempêtes énormes du type KATRINA, quoique encore bien plus puissantes.

Ce seront les SUPER OURAGANS, dont nous parle George BRYAN.

Imaginez des cyclones « deux fois plus gros et plus longs que Katrina, soit de la taille du Golfe du Mexique » !

Bryan détaille : « il y aura de l’eau partout, avec des vents de 600 km/h » ; les super ouragans pourront, au surplus, monter jusqu’à la stratosphère . Aucun doute : « il y aura des tempêtes spectaculaires sur Pangea Proxima » !

Mais les conditions climatiques y favoriseront aussi le DESERT.

Comment on le sait ? Il suffit de se pencher sur la GRANDE-BRETAGNE. On y trouve en effet encore des strates de grès qui laissent voir « une roche extrêmement sèche » et très avare de « traces de vie ». On a pu déterminer que ce type de roche était le résultat de « déplacements de dunes géantes », et, par conséquent, qu’il constituait « le dernier vestige » du gigantesque désert qui se trouvait au centre de l’ancienne Pangée il y a 250 millions d’années. Ce désert s’étendait « sur des milliers de kilomètres carrés ».

Sur la future Pangée, tout nous incite à penser que ce sera encore bien pire : on aura sans doute affaire à un désert de « 31 millions de kilomètres carrés ». La pluie s’y évaporera avant même de toucher le sol, lequel sera voué à des températures moyennes de l’ordre de cinquante degrés Celsius.

« La dernière Pangée a vu se développer les dinosaures ».

Partant, il parait tout à fait raisonnable de supposer que « LES REPTILES pourront très bien hériter à nouveau de la planète ». A l’instar des CACTEES, ils supportent à merveille le manque d’eau et l’intense chaleur. Ils régneront donc probablement sur l’intérieur de la nouvelle Pangée, dans le même temps que le littoral, en butte à de toutes autres conditions météorologiques (les « énormes quantités d’eau déversées par les méga ouragans ») verra « la prolifération des CRABES ».

Les savants spéculent même : « les dinosaures pourraient réapparaître, mais en beaucoup moins impressionnants », puisque, d’après eux, leurs herbivores ne pourraient pas dépasser la taille de cochons ou bien de vaches.

La dernière Pangée a aussi vu une extinction massive d’espèces, l’EXTINCTION DU PERMIEN qui, survenue voici 252 millions d’années, raya de la carte 95% de la biomasse terrestre. Quel en fut le « coupable » ? Une piste a été fournie par la découverte, au GROENLAND, d’un gisement de fossiles marins datés de cette époque, et accompagnés d’une quantité importante de cristaux de PYRITE. Or, « la pyrite ne peut se constituer que quand il n’y a pas d’OXYGENE ». Conclusion : c’est le manque d’oxygène qui, au Permien, fit suffoquer les créatures marines.

Pour Paul WIGNALL, cette baisse des taux d’oxygène a été causée, à n’en pas douter, par « un changement dans la température des océans ».

Nouvelle question : à quoi ce réchauffement océanique fut-il dû ? La réponse est toute trouvée : il y a 250 millions d’années toujours, se produisit un cataclysme sous l’espèce d’une « éruption volcanique géante », dont portent encore témoignage les TRAPPS DE SIBERIE, avec leurs couches de lave de 1 000 mètres d’épaisseur déposées sur « un territoire grand comme la moitié des Etats-Unis ». Du fait de cette méga éruption, le dioxyde de carbone recouvrit la planète ; sa présence favorisa la prolifération de BACTERIES qui se mirent à dégager à leur tour, par leur activité métabolique, des gaz toxiques. A un tel régime, la vie marine ne pouvait faire long feu et, de fait, elle se trouva, en fin de compte quasiment anéantie.

Toujours optimistes, les savants clament : « nous verrons [dans le futur] des éruptions aussi destructrices que celle des trapps de Sibérie ».

Mais Ken CALDEIRA, biologiste britannique, va, lui, encore plus loin : il n’hésite pas à évoquer une « destruction totale de la Vie sur Terre » !

Tout, selon lui, partira des plantes, dont, nous dit-il, la survie, au-delà d’un « seuil critique », n’est plus possible.

Or, comme nous venons de le voir, soleil et Terre vont se réchauffer, l’activité volcanique va connaître une augmentation dangereuse et, simultanément, la collision des continents, en entraînant l’apparition de nouvelles chaînes de montagnes très hautes, va donner lieu à des modifications majeures du climat planétaire, non moins dangereuses. Les plantes et autres organismes végétaux seront les premiers à en pâtir, et à disparaître, causant de ce fait la perte de toute la chaîne alimentaire animale.

Emporté par son imagination, Ken Caldeira extrapole : « sans Vie, l’équilibre de la planète Terre est perdu, l’effet de serre augmente encore et, pour finir, les océans s’évaporent et disparaissent ».

Avec une température de 500 degrés Celsius à sa surface, notre planète ne sera dès lors plus notre planète…mais une jumelle de VENUS !

Pour se consoler, on peut toujours se dire que nous ne serons pas là pour voir ce spectacle…

P.Laranco


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