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L''aspartame est de nouveau pointés par les scientifiques

Publié le 12 juillet 2011 par Cmonassurance

L’aspartame est de nouveau pointé par les scientifiques


L’aspartame est de nouveau devenu un sujet de débat au sein des scientifiques et médecins. Pour le Réseau environnement santé (RES), les doses de cet édulcorant de synthèse dans les produits alimentaires doivent être diminuées. A noter que l’aspartame est présent dans plus de 6.000 produits, notamment dans les produits sucrés allégés, du type boisson gazeuse.

Nombreux sont les médecins, scientifiques, voire politiciens, à accuser les autorités sanitaires européennes d’avoir fixé la dose journalière autorisé d’aspartame, sans qu’elles aient des études concrètes sur ce sujet.

Les risques sont insuffisamment étudiés

Le RES juge que le système de sécurité sanitaire est de nouveau dans un dysfonctionnement, après l’affaire Médiator. En ce moment, la dose journalière autorisée (DJA) d’aspartame en Europe est de 40 mg/kg de poids corporel. Le RES exige alors qu’on baisse drastiquement cette DJA, vu que de nouvelles études ont fait apparaître des risques, surtout pour les femmes enceintes.

Dernièrement alors, plusieurs professionnels de santé ont déconseillé aux femmes enceintes de consommer quotidiennement des édulcorants intenses durant la grossesse car il s’avère que l’innocuité de ceux-ci n’est pas suffisamment établie.

Selon le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste et membre du RES, c’est le principe de précaution qui est remis en cause. Les industriels osent utiliser de nouveaux produits chimiques, surtout des édulcorants, dont l’innocuité pour la santé n’est pas scientifiquement démontrée. Ainsi, le Dr Laurent insiste à ce que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités concernant l’aspartame.

Du côté de l’Agence sanitaire européenne de l’alimentation (Efsa) qui s’occupe de la fixation des normes pour l’Europe, elle a elle-même reconnu qu’elle ne dispose d’études ayant servi à définir l’actuelle DJA d’aspartame. André Cicolella, président du RES, a alors accusé les agences de sécurité sanitaire de ne pas remplir leur mission. Et lui encore d’estimer que la décision de l’Efsa se basait seulement sur la décision de l’Agence américaine pour l’alimentation (FDA), alors que cette décision de la FDA était fondée sur des études qui n’auraient pas été effectuées selon les règles.

Les produits concernés porteraient une mention sur l’étiquetage ?

Selon le député PS Gérard Bapt, rapporteur de la mission Santé à la commission des Finances, il allait contrôler la manière dont l’agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a accepté la fixation de cette dose, étant donné que l’avis européen n’était pas documenté.

Quant à l’élue européenne Corinne Lepage, son amendement qui prévoit la mention « contient de l’aspartame » sur l’étiquetage des produits concernés a été pris en compte. Mais cet amendement envisagé par la Commission européenne a provoqué la révolte de l’association internationale des producteurs d’édulcorant (Isa). Ce dernier juge que cet amendement ne repose sur aucune justification scientifique et qu’il pourrait avoir un impact sur la confiance du public.


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