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Les mangroves ne sont pas estimées à leur juste valeur

Publié le 19 juillet 2011 par Opapilles

Les mangroves forment une transition entre la terre et la mer. abritant les rivages tropicaux de leurs palétuviers et de leurs buissons qui poussent au-dessous du niveau des hautes eaux des marées de printemps et dont les systèmes radiculaires sont périodiquement recouverts d'eau salée. Seules quelques espèces de plantes ligneuses peuvent pousser convenablement dans ces conditions physiologiques difficiles. La flore est peu variée et on n'en connaît que 90 espèces dans le monde. dont 55 sont généralement limitées aux marais de mangrove. Les espèces les plus importantes sont Rhizophora, dotée de racines de soutien en forme d'arche, et Avicennia et Sonneratia, qui ont tous deux des racines aériennes émergeant de la vase.

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sources: photosguadeloupe.com

On ne connaît pas la superficie totale des mangroves dans le monde mais leur rôle est très important aussi bien sur le plan économique qu'écologique, tant au niveau des ressources naturelles et que de la protection de l'environnement.

Le bois de mangrove est utilisé comme bois de feu et sert à fabriquer des poteaux et des couvertures de toit. En produisant des détritus ces arbres contribuent a l'alimentation des animaux marins dont plusieurs espèces d'importance commerciale crabes, poissons et crevettes, passent au moins une partie de leur vie dans les mangroves. C'est pourquoi ces dernières ne devraient pas être considérées uniquement comme des forets mais aussi comme des sources d'aliments.

Cependant les mangroves ne sont pas estimées à leur juste valeur et bien souvent leur aménagement est négligé. La végétation, soumise à des coupes excessives pour la collecte de bois de feu se réduit souvent à des arbustes parsemés qui finissent par laisser la place à d'autres formes d'utilisation des terres. qui semblent d'abord plus avantageuses mais qui. en fait. ne le sont pas si l'on prend en considération tous les aspects socio-économiques et environnementaux.

Pour en savoir plus, on peut consulter l'article publié par Bo CHRISTENSEN, forestier danois qui travaille à Greenland Fisheries Investigations. Cet article est fondé sur une étude effectuée pour la FAO.


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