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"There's Only One Way to Try a Case" (Damages - 4.01)

Publié le 18 juillet 2011 par Shoone

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Damages: 4.01 There's Only One Way to Try a Case (Season Premiere)



J'osais à peine l'envisager l'an dernier, mais le rêve s'est concrétisé cette année. Damages est revenue d'entre les morts non pas pour une, mais pour deux nouvelles saisons de 10 épisodes. Merci DirecTV. Les "bonnes épouses" avocates n'ont qu'à bien se tenir, Patty et Ellen sont donc de retour, plus ambitieuses et coriaces que jamais.

Ellen a la chance de se retrouver directement au premier plan en ce début de saison en étant la première à s'intéresser à ce qui sera l'affaire de la saison, les magouilles d'une sombre société para-militaire du nom d'High Star. Je ne peux que m'en réjouir après l'avoir peu vu s'impliquer dans l'intrigue principale l'an dernier. Cette fois d'ailleurs elle n'hésite pas à employer des méthodes peu orthodoxes pour parvenir à ses fins en recontactant un ex-camarade de lycée ayant travaillé pour High Star uniquement pour l'utiliser contre eux. L'initiative permet à la fois de mieux lier Ellen à l'affaire mais aussi de poursuivre sa "Pattysation". Etrangement, si Ellen continue de marcher dans les pas de son mentor, entre deux saisons, les deux femmes ont eu le temps de considérablement s'éloigner. De fait, trois ans se sont écoulés et Ellen a préféré rejoindre un nouveau cabinet plutôt que de retourner chez Patty. Quelque part, c'est dans la logique de l'évolution d'Ellen qui se veut plus indépendante, plus libre. Le problème c'est que pendant ce temps on retrouve Patty trop déconnectée de l'arc principal. Heureusement, le souci devrait vite être résolu prochainement, Ellen décidant de faire part de ses projets à Patty pour lui demander conseil lors d'une poignante rencontre où Byrne et Close étaient, sans surprise, magistrales. La rencontre était d'ailleurs une nouvelle preuve de l'évolution d'Ellen, montrant qu'elle recourt à Patty comme un outil pour son travail. Pour autant, il y a bien évidemment bien plus que ça dans leur relation et on devrait encore la voir gagner en complexité cette saison.

En attendant, Patty a pour le moment d'autres chats à fouetter. Peut-être un peu trop d'ailleurs, entre sa petite-fille, son procès contre un pharmaceutique français et la recherche de son fils. Si je ne doute pas que Patty viendra vite à bout de son pharamacien et de son avocat à coup de stratagèmes tordus et petites piques savoureusement cinglantes dont elle nous gratifie déjà ici, je suis plus sceptique quant aux storylines de la petite-fille et du fils. La combinaison de Patty avec une enfant pourrait être prometteuse tant le personnage est loin d'être maternel... mais pour le moment ce n'est pas plus exploité que ça et c'est une intrigue de recherche de baby-sitter assez prévisible qui est proposée dans ce premiere. Pour ce qui est des recherches de Michael, elles ont le mérite de ramener des personnages comme Phil et le Detective Huntley assurant la continuité du show, mais après je me demande vraiment s'il y a un réel intérêt à ramener Michael. Il ne serait qu'un boulet qui empêcherait Patty de pleinement s'investir dans l'arc principal.

Pour l'instant, Patty a encore une excuse pour rester en retrait, l'affaire de la saison étant en phase d'exposition, la partie n'a donc pas encore commencé. Mais à en juger par la présentation des "joueurs", elle s'annonce endiablée. Il y a d'abord le fameux ami d'Ellen, un certain Sanchez souffrant d'un traumatisme dû à son dernier travail pour High Star. Cela pourrait s'arrêter à un simple problème de PTSD dont sont en général victimes les ex-militaires mais la série réussi à suggérer par quelques flashbacks qu'il y a plus derrière ce traumatisme qu'une simple expérience de guerre. La belle performance de Chris Messina en vétéran torturé contribue aussi largement à cela. A vrai dire, je crois même que pour le moment, je suis plus impressioné par lui que par Goodman, annoncé comme la méga-guest star de cette saison. Il incarne Erickson, le PDG de High Star mais apparaît plus comme un gros nounours, plus préoccupé par un vote de confiance au Congrès et sa famille que les dysfonctionnements de sa société. Mais la donne pourrait changer une fois qu'il sera forcé à s'intéresser à la menace qui guette son empire. En attendant, c'est Jerry, son homme de main, joué par un Dylan Baker en forme, tout ce qu'il faut d'inquiétant et ambiguë, qui occupe le rôle d'antagoniste, faisant le ménage autour de High Star sans s'embarasser de quelconques scrupules.

Enfin, comme chaque saison Damages peut aussi compter sur sa technique narrative du flashforward pour donner rapidement toute son ampleur à l'affaire. Cette année le principal intérêt du flash réside sinon dans le mystère entourant les deux personnages qu'il implique, ceux-ci n'étant pas visibles. Le premier est en position de faiblesse, apparemment kidnappé et torturé (à mort?) par le second. Pour le moment, tous les indices indiquent qu'il s'agirait respectivement de Sanchez et Jerry. Une possibilité qui serait un peu décevante car trop simple. Quoiqu'il en soit c'est tout de même un peu mince comme mystère mais je fais confiance à Damages pour l'épaissir.


En conclusion, en dépit de quelques éléments troublants du côté de Patty et un flashforward peut-être (encore?) trop simple, Damages signe un retour solide et prometteur avec une présentation efficace des pions de l'affaire de la saison et une resplendissante et ambitieuse Ellen Parsons qui ne perd pas de temps à entrer dans la partie.


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