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Murdoch humble mais pas responsable

Publié le 19 juillet 2011 par Rm Communication
  • Rupert Murdoch et son fils cadet devant les députés britanniques.

    Rupert Murdoch et son fils cadet devant les députés britanniques. Reuters TV

Rupert Murdoch, le magnat américain des médias, s’est présenté mardi en toute humilité, mais combatif et déterminé à se dédouaner, devant des députés britanniques soucieux de faire la lumière sur le retentissant scandale d’écoutes pratiquées par le tabloïd News of the world.

«C’est le jour le plus humble de toute ma vie»,, a affirmé en préambule le fondateur du groupe transcontinental News Corp., convoqué en compagnie de son fils cadet par les dix députés membres de la commission des médias de la chambre des Communes pour une audition retransmise en direct par de nombreuses télévisions au monde.

«Je voudrais juste indiquer combien je suis désolé, en particulier pour les victimes dont les messageries ont été interceptées, et leurs proches», avait auparavant déclaré James Murdoch, en référence aux écoutes illégales pratiquées pendant plus de 10 ans par le News of the World (NotW), le fleuron-tabloïde du groupe News Corp.

«Nous sommes déterminés à mettre bon ordre à l’affaire, et à faire en sorte que ces choses ne se reproduisent plus», a ajouté le numéro 3 du groupe, qui faisait voici peu figure de dauphin. Avant que n’éclate l’affaire qui ébranle l’empire de son père, galvanise l’opposition britannique et déstabilise le gouvernement conservateur de David Cameron.

Pas responsable

«Êtes-vous le responsable ultime de ce fiasco?», a demandé le travailliste Jim Sheridan. «Non», a lâché le magnat, visage fermé, le propos souvent ponctué de coups du plat de la main sur le bureau.

Qui est responsable?, a poursuivi le parlementaire. «Les personnes à qui j’ai fait confiance, et ensuite peut-être les personnes à qui elles ont fait confiance», a répondu le magnat.

Amnésie?

Mais il s’est montré aussi incisif, assénant qu’il n’existait «absolument aucune preuve»que des proches de victimes des attentats du 11 septembre 2001 à New York aient été l’objet d’écoutes, en réponse à une question sur l’enquête préliminaire du FBI à ce propos.

Il s’est également montré plus disert sur ses relations privilégiées avec les gouvernements britanniques successifs, indiquant avoir souvent rendu visite au locataire du 10 Downing Street. Et notamment pour féliciter M. Cameron au lendemain de sa victoire électoral en mai 2010, «en empruntant la porte de derrière».

Et quand un des députés de la commission lui a rappelé que Rebekah Brooks, sa protégée, ex-rédactrice en chef du NotW, avait admis en 2003 que des policiers avait été payés en échange d’informations, il a dit: «Je le sais maintenant, mais je n’étais pas au courant à l’époque». La quarantaine de personnes présentes dans la salle a ri quand un député lui a demandé s’il souffrait d’amnésie.



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