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Xavier LAINE (France).

Par Ananda

Un air de festival dansera sur l'aube à venir, et le silence sera mon nouveau domicile: juste une pause à l'ombre des platanes, un souffle repris avant de replonger.

Dans un aplomb solaire, rues et places étaient comme empesées, avant qu'à la fraîche ne vienne un vent de folie bigarré, tonitruant.

Les nuages partis ont laissé leur fraîcheur sur les souvenirs, et les ors dominent aux feuillages, comme si l'été avait déjà pris une autre pente.

Il me fallait l'aide d'une étoile pour éponger les paupières lourdes d'avoir voyagé en pays de labeur; il me faudrait temps élastique pour rendre visite à toutes celles qui s'épanchent ici et là, sur l'aurore de mon ciel; je me contenterai d'un fragment de nuées grises, pour aller d'un bon pas.

Ai confié au vent frais la lourde tâche de rechercher quelques traces de l'été, entre les lignes où s'agglutine un désespoir de terre.

Ouates rosées au ciel turquoise, ciel irréel au matin de courte nuit, voudrait-on arraisonner la beauté et la conduire, pieds et poings liés en quelque zone privée qu'aucun lien ne saurait la contenir.

Une pépite de ciel bleu, une goutte de rosée sur les rêves ténus, oreilles encore ébahies des tonitruances du soir, marcher, traverser la ville à l'ombre des façades closes, puis tendre main vers la source, dans la saveur de l'instant.


Au crépuscule venait une rumeur cubaine, portée sur les ailes d'un vent froid; le matin mutin demeure en des ondes de silence, usé d'avoir trop bu l'espoir de la veille.





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