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Un sacré Gaillard

Publié le 18 février 2008 par Pascal Boutreau

080217154130rrinecit1bDésolé d'attaquer à nouveau par du foot mais ce qui s'est passé ce samedi à Metz mérite que l'on s'y attarde et va d'ailleurs bien au-delà de la simple dimension footballistique. Résumé pour ceux qui n'ont pas suivi : à la mi-temps, le défenseur marocain de Valenciennes, Abdeslam Ouaddou, a souhaité aller dans les tribunes pour s'expliquer avec un gros connard spectateur qui lui avait balancé des insultes racistes tout au long de la partie. L'arbitre, M. Ledentu, n'a rien trouvé de mieux que de lui coller un carton jaune !!! Alors oui Ouaddou n'avait "réglementairement" pas à faire cela, mais l'arbitre a quand même été d'une stupidité absolue sur ce coup-là. Les habitués de ce blog savent que je n'ai pour habitude de m'en prendre aux arbitres mais franchement, depuis quelques mois, l'arbitrage français, empêtré dans des querelles internes, est devenu pathétique (encore hier soir entre l'OM et PSG... à croire qu'ils font tous le concours du plus mauvais... le problème c'est que ça risque d'être dur de les départager) et il ne faut pas s'étonner de ne voir aucun arbitre de la Ligue 1 retenu pour le prochain Euro.

Reste désormais à souhaiter que la commission de discipline aura l'intelligence (là c'est peut-être trop demander) de ne pas comptabiliser ce carton. Et espérons que l'abruti de spectateur sera sévèrement puni. Une enceinte de sport se doit d'être un lieu où la seule couleur à prendre en compte est celle du maillot et aucunement celle de la peau. Que le public croate présent dimanche à Zagreb siffle l'Autrichien Matt, dernier à pouvoir priver leur star Ivica Kostelic d'une victoire dans le slalom, est évidemment d'une crétinerie totale et d'une antisportivité absolue, mais bon... Mais ce qui s'est passé à Metz samedi mais auparavant dans d'autres lieux de sport, est une honte

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Coup de chapeau à Jean-Marc Gaillard, vainqueur de sa première Coupe du monde de ski de fond, samedi à Liberec, en République tchèque. J'adore avoir à pondre un papier suite à une perf' d'un Français. D'autant plus quand il s'agit d'un sportif d'une de mes anciennes "boutiques", style ski de fond, ou encore combiné nordique, bob ou biathlon en ce qui concerne l'hiver. C'est toujours l'occasion de reprendre contact et comme on appelle ces mecs que lorsqu'ils gagnent (un résultat "moyen" dépasse rarement le gros écho et ne nécessite pas forcément de contacter le sportif), on a toujours des types contents de parler au bout du fil. Et quand c'est un champion comme Gaillard, ça vaut d'autant plus le coup. Je vous invite à lire au moins le dernier paragraphe du papier et vous comprendrez pourquoi je l'apprécie tout particulièrement. Voici le papier publié dans L'Equipe de dimanche.

Et un de plus ! Les Français ayant eu le privilège de faire retentir une Marseillaise sur le circuit de la Coupe du monde sont une espèce rare. Très rare, même. Il y avait jusqu’à hier Vincent Vittoz, champion du monde de la poursuite en 2005 et vainqueur de sept épreuves de Coupe du monde (la première à Kiruna, en Suède, en novembre 2002). En février 2004, associé à Emmanuel Jonnier, Christophe Perrillat et Alexandre Rousselet, le magicien " Toz " offrit également à la France l’historique succès du relais à La Clusaz. Enfin, en décembre dernier, Jonnier s’adjugea la poursuite de Nove Mesto à l’occasion du Tour de ski. À vingt-sept ans, Jean-Marc Gaillard s’est joint, hier, à cette très courte liste.

Parti avec le dossard 8 du 15 km libre de Liberec (République tchèque) disputé sur la piste qui accueillera les Championnats du monde l’hiver prochain, le Français bénéficia d’une belle locomotive en récupérant, après sa première boucle, l’Autrichien Hoffmann. Probablement plus frais que ses adversaires suite à son forfait la semaine dernière, à Otepää (Estonie), pour une coupure sous le pouce droit (six points de suture), le Français réalisa la course parfaite, levant même le bras comme un vainqueur au moment d’en finir alors que tous les meilleurs restaient encore à passer. Assis dans le fauteuil dédié au leader provisoire, Gaillard n’avait alors plus qu’à attendre. "Je regardais l’écran géant et, en voyant tous les meilleurs derrière moi, je me suis dit : "C’est pas possible, je ne vais quand même pas gagner", raconte-t-il. Eh bien, si ! Ni le local Lukas Bauer, deuxième et toujours solide leader de la Coupe du monde, ni aucun des autres cadors ne réussirent à déloger le Français. "C’est juste énorme. C’est des moments incroyables que je ne connaissais pas encore et qu’il faut savourer. Ça fait tout bizarre. Je suis encore sur mon petit nuage. Tout s’est déroulé parfaitement. J’étais à 150 % dans tous les domaines. Merci à tous les techniciens. Pourtant, après plusieurs semaines moyennes, je ne suis pas arrivé très confiant. C’est le sport… On n’y comprendra jamais rien."

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Présenté depuis longtemps comme le "p’tit-jeune-qui-promet", Gaillard a pourtant tardé à confirmer son statut de successeur d’un Vincent Vittoz (huitième hier, juste derrière Jonnier) ravi de la victoire de son pote. "Il est régulièrement devant moi, désormais. Il me met à la porte… On savait que Jean-Marc était costaud. Ça va faire du bien à tout le monde."

Crédité de plusieurs places d’honneur (cinquième à Rybinsk, en Russie, en janvier 2007), le Haut-Savoyard avait manqué de réussite. Jusqu’à hier. "Il est désormais temps de confirmer, insiste Gaillard, capable de performer tant en style libre qu’en classique. Cette victoire, je l’apprécie sans doute plus à vingt-sept ans, après toutes mes galères, que si je l’avais obtenue à vingt ans. Il me reste quatre ou cinq saisons et beaucoup de belles choses à faire. On va attaquer trois hivers importants avec les Mondiaux de Liberec, les Jeux à Vancouver puis les Mondiaux à Oslo. Ce succès va me booster."

L’avenir s’annonce, en effet, radieux. D’autant plus que Gaillard est désormais libéré de l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête. Naturellement doté d’un taux d’hémoglobine élevé et parfois supérieur à la norme autorisée (17 mg par litre de sang), Gaillard fut plusieurs fois interdit de départ, comme lors de la première semaine des Jeux Olympiques de Turin ou encore en Chine en février 2007. Après examen de son dossier, la Fédération internationale a finalement reconnu que ses taux élevés n’avaient rien à voir avec un quelconque dopage. "J’ai désormais une autorisation de grimper jusqu’à 17,5, ce qui est plus que correct, confie-t-il. Je n’y pense désormais plus. " Pas question donc de se prendre la tête avec d’éventuels regards suspicieux. "L’avis des autres, je m’en moque un peu, lâche-t-il. Tout ce qui compte, c’est que mes proches savent que je suis propre. Après, si les gens ont des doutes, on ne peut malheureusement rien y faire. C’est le sport d’aujourd’hui qui veut ça, puisque chaque succès suscite désormais des doutes."

Gaillard préfère désormais regarder droit devant lui, renforcé par ses expériences passées. "On apprend à chaque course, explique-t-il. Les bonnes comme les mauvaises. Évidemment qu’il y a des moments difficiles, comme il y a trois semaines au Canada, où j’abandonne dans la poursuite et où je finis quarante et unième du 15 km libre. Je me suis demandé ce que je faisais là. Mais tout ça n’est que du sport. J’essaie de relativiser. On a quand même une belle vie et un beau métier."

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Samedi

Course à pied : 1 h 40 (footing)

Coach Ben avait écrit "allure très tranquille". Eh bien croyez moi, je n'ai eu aucun mal à suivre les consignes... Pas question pour une fois de faire du zèle... Tout juste quelques petits efforts supplémentaires dans les grimpettes du Parc de Saint-Cloud. Les 100 bornes de vélo de la veille étaient bien présentes dans les cuicuisses avec la désagréable impression d'attaquer ce footing avec les sensations habituelles d'un 35e km d'un marathon...

Dimanche

Course à pied : 1 heure (dont les 7,2 km du cross de Sceaux en 33'24'')

Oui je sais, cette course ne m'apportera pas grand-chose dans ma préparation mais il peut aussi arriver que l'on fasse certains choix pour des raisons extra-sportives... Et puis ce fut l'occasion de passer un très bon moment de convivialité avec mes tits camarades de l'AS Running L'Equipe, présents en nombre pour les 3,1 km de la course féminine et donc les 7,2 de la course mecs. Bravo donc à Eva (13'34''), Nadia (17'10''), Christine (19'48''), Barbara (14'47''), Nathalie (24'21'') et Cristina (14'07'') ; Renaud (41'40''), Guy (39'12''), Francis (28'44''). Bravo spécial à Eva, 9e de la course féminine... Forza Slovakia !!! En ce qui concerne ma course, pas trop mal au regard du programme de la semaine... Départ tranquille et accélération progressive comme d'habitude.. Mais bon, 7 bornes ça fait un peu court pour un diesel de mon genre... Et puis bonne surprise, puisque c'était mon ami Pierre Cessio, bien connu des triathlètes, qui officiait au micro. Content de t'avoir croisé Pierre ;) (compte-rendu de la course version AS Running L'Equipe bientôt sur le blog de l'assoce en lien ci-contre)

Et tant que je suis dans la course à pied, immense coup de chapeau à mes camarades du Meudon Triathon et de l'AS Running, présents sur le Trail de Paris. Chapeau messieurs et madame d'avoir bouclé cette première de 83 km avec arrivée au 1er étage de la Tour Eiffel... Je crois bien que ça pourrait me tenter l'année prochaine cette petite plaisanterie...

Vélo : 2 heures (Longchamp)

Pour une fois que j'avais mon dimanche de dispo et qu'il faisait un soleil magnifique, pas question de rester enfermer l'après-midi. N'ayant rien de spécial à faire ni personne à voir (sniff sniff), direction Longchamp pour deux heures et 54 bornes.

Natation : 3000 m

Du relax pour finir la semaine avec des séries longues toutes effectuées avec le pull, mes jambes ayant assez bossé comme ça... Et qui l'eut cru, on en croise des gens à la piscine de Meudon le dimanche en fin d'am... Zarma, Rascal, La Bombe,... ça s'entraîne dur au Meudon Triathlon...

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Bilan de la semaine : 18 h 10 d'entraînement

2 h 10 de natation (6300 m), 9 h 25 de vélo (250 km) et 6 h 35 de course à pied (70 km). Voilà encore une bonne petite semaine, la deuxième consécutive (voir tableau qui s'agrandit en cliquant dessus). Avec en plus pas mal de taf, les séances de ciné (ça c'est obligatoire), je crois que j'ai plutôt assez bien optimisé mon temps. Faudra juste un jour que je trouve pense à dormir... Gros effort porté sur la course à pied où je me sens encore un peu en retrait par rapport à ce que je crois pouvoir faire. En plus, je reste convaincu que la course constitue la base de l'entraînement et que c'est en bouffant des bornes à pied qu'on s'assure un marathon "peinard" sur l'Ironman et que l'on pourra "ramasser les morts" (et ça qu'est-ce que c'est bon...). Bonne semaine aussi en vélo. A l'arrivée plus de 18 heures... Un peu fatigué (normal) mais plutôt très agréablement surpris par la réaction de mes tits muscles qui semblent plutôt très bien encaisser. La semaine qui arrive, bien plus light (dans les 8-9 heures a priori... les vacances quoi...), va quand même faire du bien... 

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Et parce que parfois, on aimerait être encore un enfant...

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