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Rétro: 7 jours pour agir (1998)

Publié le 30 juillet 2011 par Speedu
Rétro: 7 jours pour agir (1998)

7 days (titre vo)

3 saisons – 66 épisodes
Diffusion vo: UPN – 7 octobre 1998 au 29 mai 2001
Diffusions vf: M6, SerieClub, W9, RTL TVI, TSR, …

« Vous êtes sur le point d’avoir accès aux informations les plus confidentielles d’Amérique. Nous avons créé un appareil capable de renvoyer un être humain dans le temps. Il aura 7 jours pour agir … »

J’en parlais sur Twitter en début de semaine avec des personnes que je ne dénoncerais pas. 7 Jours pour agir était vraiment une série totalement ancrée dans les années 90 et très typique de cette décennie. On a un pitch, on a une formule et on la décline d’épisode en épisode sans faire évoluer d’un pouce le show. En fait, 7 jours rappelle énormément Sliders. D’ailleurs, les allemands avaient tout compris puisqu’on avait Sliders: das Tor in eine fremde Dimension (la porte dans une dimension lointaine) et 7 days : das Tor zur Zeit (la porte à travers le temps)
On pourrait citer d’autres séries appliquant exactement le même schéma (les premières saisons de Stargate SG1 par exemple) mais ces deux-là restent proches grâce à leur concept de science fiction qui permet de faire n’importe quoi puisqu’on n’est pas dans notre dimension pour l’une, puisqu’on est dans un autre continuum temporel. Ainsi, le pilote de 7 jours pour agir voit des avions s’écraser sur la Maison Blanche, 3 ans avant un certain 11 septembre 2011 et l’avant dernier voit tout simplement monsieur Poutine se prendre une bombe nucléaire sur la tronche.

Rétro: 7 jours pour agir (1998)

La série s’est ainsi bien lachée et a enchainé les catastrophes tout au long de 66 épisodes, avec quelques variantes parfois où on avait droit à un problème technique. Pour autant, la série n’était pas qu’une série d’action où son héros Frank B. Parker courrait dans tous les sens. Non, pas mal d’épisodes le voyait rapidement sauver la situation avant de faire un peu n’importe quoi parce qu’il l’avait décidé, genre fuir avec la donzelle du jour ou des choses dans le genre.

D’ailleurs, Frank B. Parker était un personnage très classique. Le bon grand héros américain fort, dragueur, déconneur mais avec un passé sombre (ici, ses traumatismes post guerre). En face de lui, nous avions la belle intelligente, russe de surcroit. Il faut quand même dire que cette sérieavait dû être conçû dans les années 70 ou 80 tellement les russes sont présents que ça soit en ennemi ou en rivaux (ils ont leur propre programme de voyage dans le temps, mais jamais opérationnel parce que bon, c’est russe donc ça ne marche pas). Ce coté très marqué guerre froide se retrouvait avec Ramsey, le chef de la sécurité, paranoïque à mort et qui en voulait toujours aux russes. A coté de celà, on remplissait les quotas avec le meilleur ami noir qui ne servira jamais à rien, mais vraiment jamais, à part dans le pilote où il convainc les autres de la fiabilité de Parker. (Pire, les scénaristes sont salauds parce qu’on nous fait croire dans un épisode qu’il va voyager dans le temps en remplacement de Parker mais en fait non). On avait aussi le scientifique handicapé mais sympa, le vieux, vieux mais sympa et le chef qui semble ne rien controler du tout, genre Dobey dans Starsky et Hutch. Les affiches promo de la série faisaient vraiment très Benetton.

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Et pourtant, malgré ces clichés sur pattes, on s’attachait aux personnages. Il faut dire que Frank avit tout pour lui, justement parce qu’il était un cliché. C’était le mec sympa mais courageux et un peu loser avec les femmes. Tous les spectateurs ont forcément souhaiter à un moment que Olga succombe à ses charmes et son nez.

Coté technique, pas grand chose à redire en première saison. Beaucoup de scènes en extérieur, pas mal d’effets spéciaux et un budget à la hauteur avant de la réduction drastique. La première saison était tournée à Los Angeles et ça se voyait. La seconde (puis la troisième) ont été délocalisé à Vancouver. Et ça se voyait ! La troisième saison est par moments pénible à regarder tant le manque de budget est effroyable. Bon, ce n’était pas du niveau de Smallville mais quand même. Entre une partie du cast qui dégage entre les deux saisons, la réutilisation à outrance des effets spéciaux de la sphère qu’on ne voyait presque plus, les explosions atomiques dignes d’un pétard … on était servi. Et en plus, la romance Olga / Frank était mise de coté de force tant il devenait criant que les deux acteurs ne se supportaient plus. D’ailleurs, ils ont très peu de scènes ensemble en comparaison des deux premières saisons.

Au final, 7 jours pour agir s’est épuisée toute seule. Les téléspectateurs se sont lassés de voir un schéma extrêmement répétitif et peu crédible (même si la base de la série n’est pas crédible avec le voyage dans le temps grâce à un carburant alien récupéré sur un vaisseau du crash de Roswell, voir des catastrophes d’ampleur mondiale chaque semaine, ça lasse). La saison 3 se déroule donc assez péniblement avec un manque d’originalité, de la répétitivité et une limitation des possibilités scénaristiques dûe au budget rikiki. La série était vraiment coincée par son schéma qu’elle n’a pas su élargir.
La série s’achève par un épisode totalement loner, bien merdique avec Frank qui s’associe à une voyante vaudou en Louisiane. C’était juste pathétique. Il aurait fallu inversé ce final avec le précédent, un peu plus classe quand même avec le projet russe de voyage dans le temps, et la « trahison » de Olga.
Au moins, on évite le cliffhanger final prévu qui devait voir revenir Claire, l’intelligence artificielle vue en début de saison 2. Au lieu de ça, la série se termine sur l’épisode qui est considéré par beaucoup de fans comme le pire de la série.

Rétro: 7 jours pour agir (1998)

Bref, 7 jours pour agir restera une excellente série guilty pleasure ou/et vide neurones qui est parfaite pour une diffusion quotidienne en fin d’après midi, pendant qu’on fait autre chose. Cela fait un bon fond sonore. Dommage tout de même que la série n’ait pas su prendre de l’ampleur parce que le pitch de base était quand même excellent.

Les génériques en vf:
Saisons 1 et 2:

Saison 3

Les génériques en vo:
Saisons 1 et 2:
Saison 3:

Jonathan Lapaglia topless !


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Par Paul Dubois
posté le 09 août à 13:31

Je n'ai pas trop compris, que viennent faire les allemands là-dedans?

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