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Etre cultivé pour mieux diriger

Par Eric Camel @AgenceAngie

Un article paru dans le journal Les Echos pointait le plus que constitue la culture générale pour diriger une entreprise. Dans une société "sur communicante", globalisée et dans laquelle les évolutions sociétales s’accélèrent, cette dimension paraît indiscutable.

Apprendre à mieux regarder autour de soi, à mieux appréhender l’altérité, prendre le recul nécessaire à l’analyse et à la prise de décision semblent nécessiter une curiosité et une appétence forte pour l’économie bien évidemment, mais aussi pour les arts, la politique, les sciences humaines et sociales, les sciences dures ou les sciences de la vie.   

Aussi, au-delà des cours d’œnologie ou du mécénat d’entreprise, au-delà de quelques conférences sur l’art contemporain, replacer la culture au centre de la stratégie d’entreprise semble un vecteur de performance en terme de gestion d’entreprise mais également d’efficacité managériale.
Car si cette nécessité de ‘culture’ est vraie pour les ‘managers à haut potentiel’, futurs dirigeants, elle est aussi décisive aux autres échelons de l’entreprise ou des organisations.
Quel meilleur élément que la culture pour redonner du sens au groupe, et à chacun une perspective et des repères. Parce que les modes managériaux évoluent, c’est à tous les niveaux que cette nécessité se fera sentir.
Hesna Caillau parle dans son dernier ouvrage, Connaître les religions pour mieux comprendre les hommes, aux éditions Milan, de la relativité des croyances, de la place centrale des religions dans la construction des sociétés et des hommes. Inviter ce penseur remarquable à une conférence destinée aux salariés expatriés ne semble pas en contradiction avec une politique managériale moderne et ouverte. Ecouter Claude Maffesoli ne paraît pas inutile pour comprendre les nouvelles générations qui pointent leur nez à l’entrée des organisations et vont nécessairement avoir un impact sur les politiques managériales, les process de recrutement...   

Evidemment, cette ouverture de l’entreprise complique le jeu managérial, prend le risque de rendre les salariés moins dociles, plus critiques voire irrévérencieux. Mais à l’heure du tout participatif, de l’information débordante, pour lutter contre une crise de sens avérée des organisations et une défiance palpable des nouvelles générations, le jeu en vaut certainement la chandelle.

Jérôme Cohen


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