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Goldman Sachs et la fraude... après Enron et Worldcom

Publié le 23 août 2011 par Trappe à Phynances

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein (qui, rappelons-le, prétend "œuvrer pour Dieu") a engagé un avocat extérieur à la société pour le conseiller suite à la publication en avril d'un rapport du Sénat américain très critique envers la banque d'affaire, connu pour son bankstérisme superactivé directement opératoire.
Lloyd Blankfein Goldman SachsLloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs, futur Prix Nobel de la Paix.

La commission du Sénat avait fustigé le mode de fonctionnement de Goldman Sachs et relevé que l'établissement avait souvent pris le parti de spéculer au détriment de ses propres clients. En juin 2010, Goldman Sachs avait accepté de payer 550 millions de dollars (une blague) pour solder une plainte de l'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) qui l'accusait d'avoir trompé ses clients avec des investissements liés au marché immobilier.
Enron, Worldcom... et Goldman Sachs
Le juriste engagé par Lloyd Blankfein est Reid Weingarten, un avocat pénaliste réputé ayant par le passé représenté l'ancien PDG de WorldCom et un ex-comptable d'Enron. Quand on connaît l'escroquerie monumentale qu'a constitué Enron, qui fit faillite en 2001, suite à des manipulations financières et autres opérations frauduleuse, on a de quoi frémir. Sans parler de Worldcom qui, en 2001 et 2002, a déclaré près de 11 milliards de dollars de revenus totalement fictifs, avant de faire faillite. Goldman Sachs entre dans l'indigne lignée de ces entreprises criminelles.
Un porte-parole de Goldman Sachs a sobrement commenté : "comme il est commun dans de telles situations, M. Blankfein et d'autres personnes qui doivent être entendues dans le cadre de l'enquête du département de la Justice concernant certains problèmes soulevés par le rapport (d'une commission d'enquête du Sénat) ont engagé un avocat".
Goldman Sachs et le financement de la politique américaine
Rappelons que Goldman Sachs est le deuxième plus grand financeur de la politique des États-Unis depuis ces vingt dernières années, avec un versement de 36,7 millions de dollars aux hommes et partis politiques. Des dépenses qui ont tendance à fortement augmenter ces dernières années. Ce sont d'ailleurs les candidats démocrates qui profitent le plus de cette générosité.
Lire également :
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