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Affaire Bonnemaison. Les limites que doit s'imposer la médecine

Publié le 14 septembre 2011 par Adv

Paris, le 13 septembre 2011
Réaction de l’Alliance pour les Droits de la vie au maintien en liberté du Docteur Bonnemaison, assorti d’un contrôle judiciaire.

L’Alliance pour les Droits de la Vie a conscience de l’histoire déjà douloureuse du docteur Bonnemaison, telle que la presse a pu la révéler. Elle est également consciente de l’émotion que cette affaire suscite localement. Elle constate enfin que, tant les soignants qui ont dénoncé les pratiques du médecin que les familles des victimes de ces dérives, sont aujourd’hui sous une forte pression, qui tend à les dissuader de témoigner ou de porter plainte.
C’est pourquoi le contrôle judiciaire strict auquel est soumis le médecin assorti d’une interdiction d’exercer, de communiquer avec les parties et de résider dans le département, constitue le minimum raisonnable qui doit permettre à la justice de suivre son cours paisiblement.
Pour le docteur Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie et de SOS fin de vie : « Si l’on peut comprendre qu’un médecin apprécié suscite des réactions de sympathie dans l’émotion de sa mise en cause, il ne faudrait tout de même pas oublier la gravité des faits qui lui sont reprochés et la souffrance des familles qui les découvrent. Le plus choquant est le fait que des soignants, et même des élus, aient cru devoir dédouaner le médecin d’actes inacceptables, sans connaître l’affaire. C’est méconnaitre les limites que doit s’imposer la médecine et qu’heureusement l’immense majorité des soignants s’imposent lorsqu’ils accompagnent dignement les patients jusqu’au terme naturel de  leur vie, sans acharnement ni euthanasie. »


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