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Jean-jacques thomas : « si défendre l’éducation, c’est être archéo-démago, alors, j’assume ! ».

Publié le 23 septembre 2011 par Letombe

EDUCATION RECEPTION 2011 ENSEIGNANTS JJT pupitre

Si, lors de la réception en Mairie des nouveaux enseignants, Francis Vilaire s’attacha à saluer les nouveaux membres de la communauté éducative hirsonnaise et les efforts déployés par la Municipalité, pour sa part, Jean-Jacques Thomas réaffirma combien l’éducation demeurait « un investissement essentiel pour le pays et non un poids dont il faudrait à tout prix s’alléger ». Dénonçant l’affaiblissement des moyens, le Maire d’Hirson s’appuya sur le rapport annuel de l’OCDE sur l'éducation dans 34 pays développés dans lequel est pointé du doigt avec taux de scolarisation des lycéens de 15 à 19 ans tombé, entre 1995 et 2009, de 89 % à 84 %, alors qu'il a augmenté de plus de 9 points en moyenne dans l'OCDE.

Malgré tout, si de 2000 à 2008, les dépenses d'éducation ont augmenté de 5 %, dans le même temps, elles ont progressé, en moyenne, de 15 % dans les autres pays de l'OCDE. En outre, elles s’avèrent plus faibles de 14 % dans l'enseignement primaire, là même où se nouent des retards scolaires, souvent irrémédiables. Le troisième constat dressé par Jean-Jacques Thomas avait trait au salaire statutaire (hors primes et heures supplémentaires) des enseignants français « non seulement inférieur à la moyenne de l'OCDE, mais, diminué en valeur réelle depuis quinze ans ».

« Si affirmer le contraire, ajouta le Maire d’Hirson, est démagogique et archaïque, alors, j’assume être un archéo-démago ! Et j’ai plutôt l’impression de ne pas être le seul ». De poursuivre en reprenant la position de François Hollande : « voilà pourquoi embaucher en cinq ans 60 000 professeurs supplémentaires n’est ni archaïque, ni démagogique et si ces créations ne résoudront pas tous les problèmes, mais elles constituent la première condition. Et que l'on ne m'objecte pas que la France n'a pas les moyens. Le coût sur cinq ans des postes créés  équivaut, en effet, à une seule année d'allégements fiscaux accordés au secteur de la restauration, soir 2,5 milliards d'euros ! ».

Jean-Jacques Thomas


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