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Moonlight - Review - Critique - Pilot

Publié le 25 février 2008 par Blabla-Series

“Moonlight is just a weak, generic private-eye drama

with a vampire story overlay”

Crée par Ron Koslow (Beauty & The Beast) et Trevor Munson
Diffusion sur
CBS
Series Premiere
le 28 septembre 2007
Format 42mn
– 13 épisodes

Cast
Alex O’ Laughlin, Jason Dohring (Veronica Mars) (Less Than Perfect), Sophia Myles (Dracula), Shannyn Sossamon (Dirt).

Show Synopsis
Mick St. John est un détective privé qui se transforme en vampire la nuit et en profite pour progresser dans ses enquêtes et aider les vivants. Il est devenu un vampire il y a plus de 60 ans lorsque sa fiancée, la séduisante et charmante Coraline, l'a mordu alors qu'il venait tout juste de se marier avec elle. Il est désormais immortel et reste depuis toujours aussi jeune, beau et charismatique. Il ne supporte pas les autres vampires qui ne voient les humains que comme du gibier prêt à être saigné. Avec l’aide d’une poignée d'amis, comme Josef, Mick use donc de son éternité pour protéger les humains sans penser à ce que l'amour lui a fait...
Cependant, après six décennies, il se demande s'il n'est pas temps de recherche l'amour d'une mortelle. Il est d'ailleurs récemment tombé sous le charme de la belle Beth Turner, une reporter qui couvre notamment le fléau de meurtres qui sévit actuellement. Mais est-ce que Beth accepterait d'abandonner sa vie normale pour être avec lui ? Et ne risque t-il pas de voir dans les yeux de Beth la peur du monstre qu'elle a en face d'elle ?
(source : www.serieslive.com) 

moonlight2.jpg picture by blabla-series

Critique
Le pilot de Moonlight a été diffusé il y a une quinzaine de jours sur CBS. Comme tout show de CBS, Moonlight souffre de lourds défauts qui font de lui un show typique de la chaîne.
Cette année, CBS a voulu renouveler son genre de drama, après quelques sujets paranormaux qui ont réussi à CBS comme les illustres et médiocres Ghost Whisperer et Numbers, le network s’est attaqué à un sujet déjà bien traité et connu des sériephiles : le monde cruel des vampires.

Oubliez Buffy the Vampire Slayer ou Angel, Moonlight semble vouloir renouveler le thème vampire et lui donner une toute autre dimension. Apparemment, Joss Whedon s’est trompé sur toute la ligne : les vampires sont des êtres tout à fait ordinaires, ils ne dorment pas dans un cercueil sinistre, sont invulnérables face au pieu mortel, à la gousse d’ail ou à tout autre objet dangereux pour le vampire, et pour finir, le vampire n’est en fait pas du tout, avide de sang humain. Le vampire de l’an 2000, ce n’est ni Angel, ni Spike, c’est Mick St John, le bon samaritain des vampires.

Ce gentil vampire s’est investi d’une mission tout à fait louable : jouer le privé, protéger les victimes, poursuivre les méchants humains et régler leur compte et pour cela, rien ne vaut la morsure mortelle du vampire. Oui, Mick St John, c’est le Dexter du paranormal, c’est un vampire à la morale de fer mais qui cède à ses pulsions naturelles lorsqu’il est confronté aux pires ordures de ce monde. Pardonnable, non ? Tout comme Dexter Morgan, il conserve plusieurs doses de sang -résultat de réguliers pots de vin versé au légiste corrompu du coin-, et n’hésite pas à s’en injecter en intraveineuse en cas de perte de contrôle.

Cette nouvelle dimension dévolue aux vampires s’avérait de primes abords intéressants voire même assez originale et louable dans son ensemble. Malheureusement, sans véritable fond, cette nouvelle idée s’est effondrée sous le manque cruel de mise en scène et de scénario dignes de ce nom. Dans Moonlight, l’histoire, la narration, l’humour et les personnages ne sont que clichés ambulants, pour une série qui se prend bien trop au sérieux, il est bien dommage que le fil conducteur ne puisse décemment pas être pris au sérieux, d’où un sentiment constant de ridicule à l’égard de ce pilot.

Pourtant Moonlight avait misé gros sur son histoire vampirique : serial killer, meurtres sauvages, sectes étudiantes, Los Angeles, vaudou immoral, vampires dangereux, beaucoup d’ingrédients avaient été réunis pour établir une ambiance singulière. Malgré cela, nous avons eu juste droit à une histoire assez banale, peu convaincante et une action plutôt fade et classique bien que rythmée.

L’intrigue du pilot portant sur le meurtre de l’étudiante de Hearst est le fil conducteur de ce pilot, Mick St John est embauché à trouver le coupable tandis que Beth est chargé de couvrir le sujet auprès de sa rédaction. Si cette intrigue est fortement classique, elle se laisse au final facilement suivre, de grosses ficelles scénaristiques étant déployées, « Do i know you » en boucle, les flash-back interrompus, les coupables désignés d’avance.

En conclusion, Moonlight semble s’inscrire dans la lignée des shows typiques de CBS. Des personnages peu convaincants et à la limite du caricatural, une intrigue cousue de fil blanc et un problème sérieux quant au fond même de la série, Moonlight souffre de nombreux travers, le principal étant son manque sérieux de personnalité. D’une empreinte assez neutre, il se contente d’amener sagement son sujet sans véritablement oser et faire preuve d’innovation et d’originalité. Moonlight souffre ainsi d’un pilot désolant, signe d’un avenir plutôt pessimiste.

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