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Journeyman - Review - Critique - Pilot

Publié le 25 février 2008 par Blabla-Series

“Journeyman doesn't do anything especially interesting

with its time-twisting premise”

Crée par Kevin Falls (The Lyon ’s Den, The West Wing)
Diffusion sur NBC
Series Premiere le
24 septembre 2007
Format 42mn -
13 épisodes

Cast
Kevin McKidd ( Rome ), Gretchen Egolf (Martial Law), Moon Bloodgodd (Day Break), Reed Diamond (Facelesse, The Shield), Brian Howe (Underfunded, A Minute with Stan Hopper, The Bonnie Hunt Show), Charlie Wyson.

Show Synopsis
Dan Vasser pensait avoir tout ce qu'il faut dans sa vie : une femme et un fils qui l'aiment et un travail stable. Mais tout va être soudainement bouleversé lorsqu'il se rend compte qu'il a la capacité de voyager dans le passé. Ce pouvoir est à double tranchant : il peut certes en profiter pour aider certaines personnes mais cela peut aussi engendrer le pire... Alors qu'il utilise sa capacité, Dan retrouve son ex fiancée, Livia Beale, qui est décédée dans un mystérieux accident d'avion. Mais sera t-il capable de la sauver ? Que cela signifierait-il pour son propre futur ? Quel impact cela aurait-il sur sa vie pourtant si parfaite aujourd'hui ? (source : http://www.serieslive.com/)

Journeyman - Review - Critique - Pilot

Critique

J’ai juste une seule question : pourquoi Kevin McKidd s’est-il embarqué dans cette profonde galère ? Je suis conscient qu’entre une série correcte et honnête et le chef d’œuvre antique signé HBO, il y a une marge non-négligeable, mais là, on est loin de la série modeste, divertissante et bien fichue. On ne peut décemment pas donner son accord et signer pour l’un des navets de l’année après avoir composé le légionnaire nerveux pendant deux ans.

Cependant, Kevin McKidd a su sauver le pilot de Journeyman : l’épisode serait passé par la fenêtre au bout du premier quart d’heure.

Je crois que rien ne sauve réellement ce pilot. En plus d’évoquer un thème aussi ringard que possible –je ne vais pas me faire des amis, fans de SF moi-, la série est un enchaînement de scènes clichées, vues, et revues, et souvent empirées.

Le pilot n’a pas d’âme, il se contente et de manière la plus brouillonne possible, d’exposer le principe initial, sans un début d’explication rationnelle ou mystique et d’agrémenter le tout par quelques scènes familiales sans intérêts et peu crédibles. A aucun moment, on ne se prend d’intérêt pour cet homme capable de voyager dans le passé, ni pour lui ni pour n’importe quel autre personnage de la galerie d’ailleurs. L’action tombe à plat, les scènes sont très médiocrement amenées, les dialogues sont d’un classique à mourir, et les personnages de vulgaires pantins sans véritable âme.

C’est assez simple, on se serait cru devant M6, Demain à la Une un dimanche midi, en attendant férocement le rôti dominical. Malheureusement, même en comparant à Early Edition, Journeyman ne fait pas le poids, le genre ne s’est de toute évidence pas modernisé -Early Edition date un peu, il faut le dire-, le principe de la réception du journal du lendemain était plus attachant que le plus quelconque des dons extraordinaires ineptes, et le charisme de Kyle Chander ne s’est évidemment pas transmis à Kevin. Demeure le côté bon samaritain commun aux deux héros, une qualité exacerbée qui m’est dorénavant malheureusement allergique.

Cerise sur le gâteau, il semblerait également que le pilot introduise une série de type formula show. A défaut d’un éventuel fond narratif et scénaristique, évidemment.
Je n’ai rien contre les formula show, je trouve simplement qu’ils dénaturent le concept initial de la série télévisée et qu’ils sont établis en vue d’un seul but commercial et marketing. En fait, j’ai une horreur sainte des formula show. Je mets ce mépris impardonnable sur le compte de l’éthique inébranlable du sériephile.

En conclusion, je souhaite à Journeyman de bien profiter des ratings satisfaisants de Heroes et de combler les grands noms de NBC. En attendant, que Dan sauve une petite-fille dans les années 60, un vieillard dans les années après-guerre ou une femme enceinte il y a un mois, cela me semble tellement incohérent, caricatural, figé, creux, d’une absence d’émotions et d’une banalité indicibles qu’il serait difficile de s’y intéresser une seconde fois. Ou alors l'air hagard, un dimanche midi, en guise de mise en appétit, mais ça, c’est assurément autre chose.

Journeyman - Review - Critique - Pilot

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