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Heroes - Review Générale - Critique - Saison 1

Publié le 25 février 2008 par Blabla-Series
Crée par Tim Kring (Crossing Jordan, Chicago Hope)
Diffusion sur
NBC
Series Premiere
25 septembre 2006
Saison 2 à venir (season premiere le 24 septembre 2007)
Format 42mn-
23 épisodes

Cast
Milo Ventimiglia (Gilmore Girls, The Bedford Diaries), Masi Oka (Gilmore Girls, Scrubs), Hayden Panettiere (Ally McBeal, Guiding Light, The Book of Daniel), Ali Larter, Adrian Pasdar (Mysterious Ways, Judging Amy), Zachary Quinto (24, So NoTORIous) et Greg Grunberg (Alias, Felicity).

Show Synopsis
Des gens ordinaires se révèlent extraordinaires. Ces êtres hors du commun se sentent investi d’une mission majeure : sauver le monde.

Critique

Je crois que tout a été dit sur Heroes, supposée série évènement-phénomène de l’année. Evènement, à en voir sa sur-médiatisation agressive et sa communauté de fans déjà bien étendue, cela est indubitable. Phénomène, je n’en suis pas si sûr.
Heroes, ce serait davantage la série évènement-supercherie de l’année. Tout en étant d’une qualité très correcte, sans reconnaître certaines hyperboles virtuelles et journalistiques que l’on peut lire un peu partout.

La découverte Heroes et de ses neufs premiers épisodes fut en fin d’année dernière l’un des rendez-vous majeurs de la télévision. Heroes, c’était d’abord un paysage intriguant, certes plutôt alambiqué par cet ensemble vaste de personnages hors du commun et d’histoires mineures, c’était une belle réalisation, une photographie parfaite, un moule un peu standard mais compatible avec l’univers étrange de gens ordinaires se révélant extraordinaires. Le chapitre 9 intitulé Homecoming était le dernier du premier arc de la saison 1 des Heroes, Save the Cheerleader, Save the World .
Diffusé pendant la période des sweeps de Novembre, l’épisode censé clore tout un arc, était attendu avec frénésie et fébrilité ; pour cause, la peinture d’Isaac était formelle : se sacrifiant pour Claire, la gentille et populaire écervelée, Peter allait mourir. Si l’épisode a pu en satisfaire bon nombre, il fallait quand même reconnaître que l’épisode était en deçà des précédents. Petite déception, certes, le tolérant sériephile espérait quand même le retour de ces nouveaux Heroes fin janvier.

Après le chapitre 9, l’enthousiasme initial n’a fait que diminuer et diminuer pour ne plus être que totale indifférence. Pouvait-on se lasser de Heroes, dernier blockbuster après juste quelques mois de découverte ? Si le cas est probable, cette indifférence est davantage due au show même qu’à un fait quelconque extérieur.

Ce qui a fait le succès des premiers épisodes d’Heroes n’a plus eu lieu d’être à partir de la mi-saison. L’intrigue se fait lourde, le sur-jeu de certains acteurs commencent à sérieusement agacer, les ingrédients qui faisaient d’Heroes une série sombre et mystérieuse tels que l’hélice ou l’éclipse, subtils messages dissimulés dans les quatre coins du décor, ont radicalement disparu, les épisodes se font lent et ennuient plus que ne captivent, dirigeant la série vers un Lost versus SF.

On prend alors son mal en patience, -après tout, il reste l’arc sur l’explosion de New York qui en dépit de ces défauts attire notre attention-. Pourtant et malgré un chapitre 17 Company Man  impeccable, l’ennui se fait de plus bel, et mêmes les histoires tarabiscotées des mascottes de la série (a.k.a la storyline d’Hiro Nakamura et l’épée du samouraï) affadissent le show.

Le season finale approche, Zachary Quinto est grandiose dans le rôle du démoniaque Sylar, on craint pour la vie de Peter Petrelli. On se voit redonner une seconde chance à ces Heroes.

New York. Les protagonistes sont là. Peter s’est approché de l’homme radioactif et a acquis son pouvoir. L’explosion est proche. Elle s’annonce. Affrontement entre un Hiro courageux et le diabolique Sylar. Peter s’emballe. Nanoseconde d’action ridicule. L’explosion est épargnée. Jamais un season finale ne fut autant mis sous pression. Jamais un season finale ne put autant décevoir. Et lorsqu’une saison entière est construite autour de ce seul season finale supposé imposant, c’est bien dommage que de le rater complètement.

Heroes, c’est l’effet du plus gigantesque pétard mouillé que le monde des séries télé ait porté. Pendant 23 épisodes tantôt d’enthousiasme puis d’espérance, force est de se rendre à l’évidence : les scénaristes ne savaient pas du tout où ils allaient et le savaient bien. C’est l’idée « on en balance un maxi, on cultive le mystère, on entretient l’insoutenable, on érige un suspense exemplaire, et on tente de noyer le poisson comme on peut, parce que la suite, on verra après ». Personnages supplémentaires, histoires secondaires inutiles, faux-suspense, oublis volontaires, résolutions d’arc aussi ineptes que possible, storylines bâclées. Idée bâclée. Série bâclée, expédiée, sabotée. Elle est bien là, la supercherie.

 
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