Fresh Meat // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Au début de l'année on a eu droit à Campus, une comédie assez correcte sur le monde de l'université mais qui s'était perdue dans des gags sans humour et des personnages mal exploités. Cette
rentrée nous permet donc de découvrir Fresh Meat sur Channel 4, une série plus adulte qu'adolescente. Le pitch de départ est sympathique et ce premier épisode malheureusement un peu trop moyen.
On a les différentes intrigues proposées, c'est pas si mal que ça d'un certain côté mais je trouve qu'on oublie vraiment de nous faire rire. Le potentiel comique est trop petit pour vraiment
lancer des bonnes blagues pour plaisanter sur l'univers de l'université (alors qu'il y a des moyens pour le faire). Et ce n'est malheureusement pas Joe Thomas (déjà vu dans le rôle de Simon dans
The Inbetweeners) qui va les aidés. Même si le personnage de Bradley est fun et cool, notamment pour une petite vanne, celle du glory hole, le reste tombe très vite dans le drama du bon gars qui
veut se faire la blonde juste derrière sa chambre alors que celle ci se tape des déchets du genre : "Mr je deal".
Fresh Meat raconte l'histoire de 6 étudiants qui sont sur le point de vivre l'aventure la plus excitante de leur vie à l'université. Loin de chez leurs parents pour la première fois, sur le
point d'entrer dans la vie adulte, ils vont découvrir qui ils sont vraiment. Du moment où ils vont commencés à bien s'entendre dans leur colocation, leurs vies sont destinées à
s'entrecroisées.
Le début de l'épisode est assez sympathique à suivre. J'ai notamment bien aimé la petite fête organisée. C'était fun et dans l'esprit de ce que j'attends d'une série sur l'université, du
point de vue des adolescents (contrairement à Campus qui était du point de vue de l'administration et des enseignants). Mais très (trop) vite on tombe dans ce que l'on appelle la spirale
infernale. La série tente de créer des liens d'amitié en même temps que des attirances sexuelles donc forcément, le tout rate très rapidement. C'est comme si l'on voulait aller trop vite pour
faire soufflé. Mais l'ensemble garde quand même quelques réjouissantes idées, notamment le personnage de Kingsley qui est certes le bon gars mais qui a un potentiel d'évolution suffisamment
important pour qu'il puisse porter quelques histoires tout au long de la saison. Ce n'est pas forcément le cas de tous.
J'ai notamment du mal à entrevoir la possibilité d'une évolution pour les autres rôles masculins de la série, c'est donc du côté des femmes qu'il faut se tourner et pas des moindre. Je pense donc
à Josie ou encore Oregon. Toutes deux sont différentes mais ont semble t-il des points communs qui pourraient faire de Fresh Meat une série plus passionnante. Au final je n'ai pas détesté ce
premier plongeon dans cette nouvelle série anglaise c'est juste que j'ai le sentiment que tout est limité ou presque et que l'on fait déjà rapidement le tour de tout ce que l'on peut faire avec
ces personnages (aussi bien avec ce que l'on voit que ce que l'on peut voir venir à des kilomètres dans la suite des épisodes) et donc, cette limitation ne donne pas forcément très envie de
poursuivre. Je sais pas encore si je vais continuer, peut être si j'ai un peu de temps entre deux épisodes d'une comédie américaine.
Note : 5/10. En bref, une comédie qui se transforme plutôt en drama, qui se veut insolent mais qui est beaucoup trop gentil et bleuet. Mais derrière un potentiel limité il y a un
capital sympathie intéressant. Les anglais peuvent -ils surprendre ?

LES COMMENTAIRES (1)
posté le 19 juillet à 01:42
Paragraphe 1, Ligne 12 : va les aidER C'est un scandale ! Et vous osez faire une critique ! Je vous chie dessus