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Berthelot Hades Palace

Publié le 25 février 2008 par Vincent

87a296a1e6de2625aba8c009ed9c7fa8.jpgAprès l'apéritif (Silverberg), le plat de résistance (Banks), le dessert: un petit livre de Folio SF Hadès Palace de Francis Berthelot. J'avoue avoir entendu parler du Rivage des intouchables mais je n'ai pas (encore) lu ce livre. Je savais aussi que Hadès Palace fait partie d'un cycle intitulé Le Rêve du démiurge (joli titre ...) qui comporte cinq livres précédant celui que je vais présenter et je n'ai lu aucun de ces cinq livres si bien que j'ai dû passer à côté de certaines choses.

Anyway, j'ai quand même tenté l'aventure et lu ce livre gracieusement édité en poche, que j'ai pris comme un en soi, ignorant ce qu'il y avait en amont de cette histoire. Tout d'abord, redisons le plaisir qu'éprouve le lecteur de SF, de fantastique à lire un livre directement écrit en français. Banks, Hamilton ou Silverberg, c'est bien mais c'est traduit de l'anglais comme tant d'autres livres et on est à la merci des qualités du traducteur qui des fois fait ce qu'il peut (pas évident par exemple de traduir Crowley et il faut bien mettre quelques notes ça et là au risque de passer à côté de quelques allusions). Donc Berthelot, c'est écrit en français et, en plus, en bon français. Un régal de ce point de vue.  

L'histoire: un artiste prometteur, mime et contorsionniste, est repéré par un commissaire culturel de Hadès Palace à Paris. On l'invite à se rendre au mythique palace, lieu de rêve (en apparence) pour tout artiste qui cherche à être consacré. Une fois sur place, Maxime se rend compte que derrière les apparences, Hadès Palace est loin d'être le paradis des artistes, loin s'en faut ...

Le livre est court (un peu plus de 300 pages en poche) et se lit facilement - la narration étant fluide. Il aborde la question de l'art et de son exigence (un véritable artiste n'est-il pas forcément un monstre d'exigence, de cruauté ?), celle de l'homosexualité (c'est l'orientation sexuelle du protagoniste, laquelle est posée telle quelle sans caricature, comme allant de soi), de la rédemption et de la damnation. En termes d'inspiration, on est quelque part entre Pierrot Lunaire, Dante et Les 120 jours de Sodome, ce qui fait de ce livre un petit roman original et bien agréable à lire. En plus c'est en poche, ce serait dommage de se priver !


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