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Salope, tocard et pôv con, le language fleuri d’un personnel politique proche des gens

Publié le 25 février 2008 par Frednetick

On s’étonne, on se gausse, se moque, se pince pour y croire, se gratte le menton de circonspection, se demande s’il l’avait mérité et on télécharge. 160.000 réponses à “Sarkozy pauvre con” sur Google, Youtube en rade hier soir, et une vidéo visionnée plus de 800.000 fois en une journée, ce n’est rien de dire que deux mots peuvent bouleverser une nation numérique.

Force est de reconnaître que le quidam l’avait bien cherché sa réplique sanglante.

Se précipiter sur la suite (mais sans quitter cette page !)

Il règne désormais sur la planète France un certain goût de la provocation. Un petit” enculé” par ci, un petit “tu me salis” par là, une petite “salope” dans la capitale des gaulles et un petit “Tocard” dans la capitale, la vraie. Les exemples sont peu nombreux mais font le tour de la netosphère au rythme de la connexion ADSL du coin, un véritable téléphone arabe 2.0 du XIXème siècle.

A chaque fois la même interrogation. Aurait-il dû fermer sa bouche, se la laver au savon noir, ou tout simplement faire plus attention?

Pas nécessairement.

Chacun est libre de penser ce qu’il veut, et même de le dire. Cela passait relativement bien lorsque seuls les reporters du coin étaient témoins des incartades de nos hommes et femmes politiques, tout le monde riait de la bonne boutade. Quand le Canard enchaîné a conmmencé à rapporter les “connards” dont notre président n’est pas avare, cela commençait à faire un peu plus mauvais genre, Martinon quant à lui se contentant d’un “imbécile” dont le ton disait qu’il se serait bien transformé en connard aussi si la TV US n’était pas dans le coin(coin).

Vinrent les “salope” de Devedjian - dont on aura reconnu la distinction - et “tocard” de l’amie Françoise. Et en apothéose, le “pôv con”.

C’est étonnant avec quelle fraicheur les gens découvrent que leurs hommes politiques insultent parfois les gens, comme si le mandat électif les parait d’une blancheur virginale.

Je regrette une seule chose en fait. La vulgarité du pôv con. Au sens premier. Pôv con c’est banal, pôv con c’est même pas cinglant, pôv con c’est tout juste passable. Du vrai sarko quoi. Même dans ses insultes il lui manque la grandeur d’un président, c’est dire.

Cacher cette brillante littérature


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