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Quand je serai grande, je serai working-girl

Par Lilionceuponatime
Quand je serai grande, je serai working-girl


Voilà un petit post que je vous ressors des cartons, version light. Pour certains, il aura un petit air de déjà-vu. Normal, je l’avais laissé quelques jours en ligne avant de le supprimer parce que mon ancien employeur n’était pas ravi ravi. Quoi qu’il en soit, la morale est la même : ne perdez jamais vos rêves de vue. Ne serait-ce qu'une seconde... Au risque de vous retrouver DANS LA MERDE.

CHAPITRE 1 : Quand je serai grande, je serai journaliste
Depuis que je suis toute petite, je veux être journaliste. Je suis d'ailleurs à l'initiative du concept du magazine people, mais j'ai eu l'humilité de ne pas revendiquer sa paternité. Je m'explique. Lorsque j'étais à l'école primaire, j'ai conçu un journal appelé "les échos du Domaine de la Vigne" visant mon voisinage immédiat, et dont l'équipe de rédaction était constituée de ma petite soeur et moi-même. 

Ce journal précurseur était doté de toutes les rubriques que l'on retrouve aujourd'hui dans Voici, Closer, Match ou Gala, à savoir l'horoscope (j'étais également astrologue pour les besoins de cette chronique), les potins du voisinage, les meilleurs et les pires looks des voisines, la star de la semaine (ma mère), les mecs canons (mon père). Chaque exemplaire était entièrement fait à la main (y compris les visuels) mes parents ne croyant pas au projet et ayant refusé de photocopier le prototype (ces ingrats). Nous nous sommes vite lassées, mais l'idée y était.

Bond temporel. J'ai 17 ans. Me voilà devant mon lycée, avec ma meilleure amie pour la vie de l'époque, Perrine, moi sur mon Chappy (pour les non-initiés, il s'agit d'une moto miniature qui fait des pointes à 40 kms/h mais qui est très stylée), elle sur sa mob, nos casques Chevignon vissés sur la tête, fumant nos Marlboro light et nous interrogeant sur notre avenir...- Perrine : Je crois que je vais tenter les IUT l'année prochaine...- Moi : Ah bon ? C'est bien. Mais... c'est pour faire quoi ?- Perrine : Du commerce.- Moi : Ahhhh. Ah bah ok, moi aussi alors.
Re-bond temporel. J'ai 19 ans, mon IUT en poche, un enseignement de grande qualité es alcool et clubs électros que je n'ai de cesse de parfaire depuis. Perrine avait lâché l'IUT au bout d'un an et je me posais la même question que deux ans auparavant. Ou plutôt non. Je savais (flash-back : "les échos du Domaine de la Vigne"). Mais comment devenir journaliste ?Option 1 (pas bonnnnnn) : La prépa Sciences-Po en enseignement à distance. Avec le recul et mon expérience récente de l'IUT, ce fut une très mauvaise option... Au bout de 15 jours, j'ai mis à profit ce que l'IUT m'avait enseigné (cf supra). Pendant un an.Option 2 : La fac de Droit, puis le concours de l'Ecole Supérieure de Journalisme. Et c'est là que je vous dit de ne JAMAIS perdre vos rêves de vue, ne serait-ce qu'un instant, au risque de vous voir projeté dans un univers que vous n'aviez absolument pas choisi au départ.
CHAPITRE 2 : Je suis grande, je suis journaliste fiscaliste (Etttttt merde)
Me voilà donc étudiante en Droit, en principe pour deux ans et hop, direct bifurcation vers l'ESJ et au final me voilà grand reporter, prix Pulitzer, reconnaissance de mes pairs, la classe internationale... Et puis finalement, les bancs de la fac sont plutôt confortables, on prend ses habitudes, on sait à qui piquer les cours, on a une carte de fidélité à la Boîte à copies... Et on se retrouve cinq ans plus tard en train de passer un entretien pour un mastère de Fiscalité internationale alors qu'on a toujours détesté les chiffres, et qu'on a eu 6/20 en Maths au bac filière scientifique (coefficient 9). Pourquoi ? Parce qu'on a vu "la Firme" un jour et qu'on a trouvé ça absolument super classe de bosser dans un cabinet d'avocats fiscalistes.
Je ne comprends pas comment j'ai pu duper les examinateurs, les profs, la responsable du mastère et obtenir ce dernier alors que je ne comprenais strictement rien à ce qu'on essayait de m'inculquer (Note pour plus tard : comédienne aussi, c'est une filière à envisager). Un de mes profs m'a d'ailleurs appelée un jour "Miss Oenobiol Solaire", car j'avais prétexté une gastro pour sécher une semaine de cours et m'envoler vers la Tunisie. Donc pour être claire, la théorie me gavait grave... Vivement la pratique !
EPILOGUE : Mieux vaut tard que jamais
La pratique donc ? Et ben au bout de 5 ans de bons et loyaux services, assise à mon bureau devant mon laptop, j'ai revu la petite fille qui rédigeait son premier journal avec ses crayons magiques... J'ai refait mentalement le chemin que je viens de vous décrire, j'ai filé tout droit dans le bureau de ma marraine (oui, les grands cabinets d’avocats sont de grandes familles, chaque employé a un parrain / une marraine), et j'ai formalisé mon départ.
Je suis aujourd'hui journaliste.
STREET-SHOOTING DE LA SEMAINEEt le look de la semaine, c'est Minirine, membre des Scratchfoufounes, incontournables déjantés de la scène musicale et culturelle lilloise, avec sa petite veste verte et son sac rose métallisé. Elle sortait juste d'une soirée organisée par le collectif. Mimi la Minirine !
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