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Borloo out, what next ?

Publié le 04 octobre 2011 par Copeau @Contrepoints

Après la décision de Jean-Louis Borloo de ne pas se présenter à la Présidentielle 2012, le paysage s’éclaircissant au centre, y a-t-il un candidat qui se démarque, tout en se mettant en cohérence avec les idées libérales qui constituent le socle même du centrisme ?

Un article du site Le Parisien Libéral

Borloo out, what next ?
Franchement, permettons-nous d’utiliser le célèbre acronyme LOL en réaction à la décision de Borloo de ne pas se présenter à la Présidentielle 2012. Non qu’il ait un profil fondamentalement inintéressant : cet avocat parisien de 60 ans, né en 1951 dans le XVème, a un vague fond centriste qui peut constituer une base intéressante. Ce qu’on pouvait parier, c’est que celui qui était encore ministre du gouvernement actuel il y a quelques mois, et qui cherchait même à en remettre une couche en devenant le premier ministre d’un Président qu’il dit détester, ne serait pas allé jusqu’au bout.

De plus, il y avait quelque chose d’agaçant à entendre parler de Borloo en tant que candidat en 2012, dans les médias, alors que celui-ci n’avait absolument rien dit, à la différence d’Hervé Morin ou de François Bayrou. La conséquence de très bons relais médiatiques activés par Madame Borloo ? Il aurait eu tort de s’en priver.

Le paysage s’éclaircissant au centre, qu’avons-nous ? Disons le clairement, pour le moment, pas grand chose de différent par rapport à la soupe ultra-étatiste qu’on nous sert à gauche ou à droite. Quel centriste se démarque de l’UMPS et de ses deux Fronts, tout en se mettant en cohérence avec les idées libérales qui constituent le socle même du centrisme ?

Nous n’avons pas vu de proposition de mise en place de la proportionnelle intégrale à l’Assemblée Nationale, ni de suppression du SMIC, de remplacement des impôts par une flat tax à 15% de tous les revenus sans niche fiscale possible, de suppression de l’ISF, de sortie de l’État des fonctions non régaliennes, de privatisation de France Télévision, de la RATP ou de la SNCF, de volonté d’aboutir à une vraie Europe fédérale ainsi qu’à des régions complètement autonomes, de déplafonnement de la vitesse maximale sur autoroute, de mise en place de l’élection au suffrage universel direct des responsables de la police, de l’arrêt de la guerre à la drogue, de la suppression d’Hadopi et de la Loppsi, de la mise en place du revenu universel, de la paye au salaire complet !

Pour le moment : aucun des deux candidats centristes, même si d’un coté nous avons François Bayrou qui a pour lui son indépendance, forcée ou non, depuis 2007, et de l’autre, Hervé Morin, qui a réduit de plusieurs dizaines de milliers le nombre d’employés de la Défense tout en gérant deux guerres.

La chose qui est certaine, comme le note Autueil, et comme le pensent aussi un certain nombre de libéraux d’Alternative Libérale ou du Parti Libéral Démocrate, c’est que la non présence d’un candidat centriste, libéral et démocrate, ne les fera pas voter pour un candidat ultra étatiste comme l’actuel Président de la République en 2012. Ça, c’est certain. Le résultat des scrutins depuis 2007 le montre. Les spécialistes de la rue de la Boétie le savent, surtout dans le cas de l’Ile de France : les centristes et les libéraux ne vont plus voter aux régionales, par exemple. Création d’une pluie d’impôts et de taxes, Hadopi, hausse du nombre d’amendes de stationnement, progression continue de la dépense publique, affaires de Scooter et d’EPAD, on ne voit plus très bien la différence entre la droite et la gauche, la gauche étant juste certaine de faire pire encore, fond communiste assumé oblige.

Plus l’UMP dérivera à la poursuite du parti de la fille à papa de Saint Cloud, plus il donnera des gages à l’anti-libéralisme économique et sociétal, et plus les centristes libéraux démocrates fuiront ce non choix. Ce que veulent les centristes, ça n’est pas compliqué : c’est un État non envahissant, qui équilibre son budget en le maintenant aussi bas que possible, et une France qui laisse sa chance à chacun tout en misant sur l’initiative individuelle.

Alain Madelin, Jean Arthuis, Marielle de Sarnez, François Bayrou, Aurélien Véron, Louis-Marie Bachelot, Sophie de MenthonHervé Morin ou Yves Pozzo di Borgo au niveau national et Alain Cohen Dumouchel, Edith Cuignache-Gallois, Antoine Barth, Serge Féderbusch, Jérome Dubus, Raoul Delamare au niveau parisien, et bien d’autres encore, autant de personnalités capables de recréer l’UDF, un parti centriste, libéral et démocrate. Le rendez-vous est pris pour les législatives de 2012 et les municipales de 2014.

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