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396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.

Publié le 04 octobre 2011 par Jacques De Brethmas

396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.La Commission européenne est déchaînée. Focalisée par l'élaboration des normes, elle rend des travaux parfois ubuesques. . Lorsqu'elle s'attaque à la pizza napolitaine, par exemple, on apprend que ladite pizza doit être ronde, d'un diamètre maximum de 35 cm, aux bords surélevés, avec une épaisseur au centre de 0,4 cm avec une tolérance de +/- 10%, ce qui nous donne au dixième de millimètre une épaisseur comprise entre 0.36 à 0,44 mm.. garnie au centre, pliable en quatre, élastique et majoritairement rouge. Et l’andouille, elle est comment ?

J'ai cherché sur internet un exemple de pizza pliée en quatre. J'ai trouvé pliée en deux, les « calzone », - toutefois c'est différent de la Napolitaine au niveau garniture-, mais en quatre, rien de chez rien. La Commission européenne n'aurait-elle pas, dans son universalité, un peu confondu avec la Flamküche ou la Crêpe Bretonne, autant de spécialités traditionnellement pliables en quatre ?

Ainsi par exemple, pendant des années, les fruits et légumes un peu biscornus n'avaient pas accès aux étals des marchés. Il fallait qu'ils soient rond à +/- 10%, d'un diamètre précis, etc.... Devant le gâchis qui résultait de cet impitoyable eugénisme, il a fallu que la Commission rectifie le tir, et accepte les différences aussi chez les légumes. ….

Ainsi par exemple encore, alors que nous sommes en pleine crise et que certaines harmonisations, notamment financières, tardent à se faire, la Commission européenne travaille avec acharnement sur la consommation électrique des machines à café... ....

396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.
Une discipline qui n'est pas réglementée par la Commission Européenne, c'est le défonçage de portes ouvertes. Il est vrai que nous avons quelques brillants spécialistes, tels le député Kossowski, (UMP comme tous les génies...) qui, pour répondre à une question posée par le Refuge sur la théorie du genre, dont l'introduction dans l'enseignement donné à nos grands lycéens est très critiquée par le lobby catho, le député Kossowsky donc, découvre que « la perpétuation de l'espèce repose sur l'hétérosexualité ».... Théorie déjà ébauchée par un autre grand sexologue, le député Vanneste, avec l'appui de la cour de cassation.

Rrrrooo. C'est pas confidentiel défense, ça ? Il a bien vérifié ? On peut le dire en public, l'écrire ?

Avec une réponse comme ça, l'UMP montre toute sa compréhension des problèmes actuels, l'implication avec laquelle elle s'en empare, la détermination avec laquelle elle les étudie, l'innovation qu'elle y apporte. On se sent transporté vers le monde de demain, non ?

Espérons toutefois que dans l'exercice de la perpétuation de l'espèce, le député Kossowski visera mieux le fonds du problème que lorsqu'il répond aux questions du Refuge....

396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.

396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.
Et le retrait spontané de la candidature de Borloo, vous y croyez, vous ? On imagine qu'un gars démissionne de son parti, en fonde un autre, se lance en campagne, débauche quelques notables, affirme à moultes reprises sa détermination à aller jusqu'au bout, et se dégonfle en route comme ça, un dimanche soir même pas pluvieux, après « mûre réflexion personnelle », pour ne pas faire de vagues, sans que personne ne lui ai fait les gros yeux ou tiré un peu les oreilles ?

Il y a ce qui est, ce qu'on nous dit, et ce qu'on en pense. Ben vous voulez savoir ? Je n'en pense pas moins.

Ce qui est sûr, c'est que, avec la consigne donnée de le féliciter chaudement pour son renoncement, l'UMP a tendance à vendre la peau de l'ours. Rien ne dit que Borloo reviendra docilement au bercail, et il est encore moins certain que ses électeurs joueront avec lui le retour de la Pomponnette.

Dommage que la gauche ne gagne toujours que par défaut. On aurait aimé des idéaux plus accomplis, même si on est prêt à faire avec ce qu'on aura. En 1981, on s'est débarrassé de Giscard comme d'un sparadrap, en 2012, on va exterminer le Sarko comme on éradique un nid de cafards, mais, -suis-je personnellement désabusé ou est-ce un sentiment général-, il me semble que les grandes envolées républicaines et sociales sont davantage dans les livres d'histoire que dans les événements qu'il m'est donné de vivre. Ce qui n'est pas une raison pour ne pas participer.

396° Pizzas pliées en quatre et élections pliées tout court.


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