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Grey's Anatomy - 3.12 - Six Days (part. 2)

Publié le 21 janvier 2007 par Heather

Je pourrais commencer ce billet par souligner la bonne nouvelle de lundi dernier pour la série qui a remporté le Golden Globe de la meilleure série dramatique. Je pourrais ironiser sur ce cadeau empoisonné par les problèmes en matière de communication de certains acteurs. Je pourrais partager mon énervement devant les derniers développements de cette, déjà vieille, altercation automnale que personne ne souhaitait voir ressortir. Je pourrais remarquer qu'Isaiah Washington a réussi le petit exploit de baisser encore un peu plus dans mon estime. 
Cependant, je vais me contenter de donner un lien si jamais vous êtes d'humeur : Petition - Fire Isaiah Washington.

L'épisode de ce jeudi est un moment chargé d'émotions, qui ne méritait pas d'être parasité par des considérations extérieures d'un tel niveau. Le débat de l'incidence du comportement d'un acteur sur le personnage qu'il incarne est récurrent. Je ne veux pas repartir là-dedans. Mais je ne contrôle pas mes sentiments.

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L'épisode est dramatique car il est la conclusion de la longue storyline consacrée à la maladie du père de George. L'opération chirurgicale a bien été effectuée. Tout tenter pour le combattre alors que le cancer s'était propagé, telles étaient les dernières volontés du père. Au fil de l'épisode, l'état du malade se dégrade lentement mais inéluctablement. Il ne se réveillera pas. Il n'y aura pas de convalescence. Cela offre à George de nombreuses scènes très émouvantes. Quand il découvre que le Chef et Bailey ont pratiqué la chirurgie alors que le cancer était déjà bien trop avancé. Il aurait pu avoir quelques mois au lieu d'une fin si rapide. Le moment où les nerfs de George lâche et où il crie sur ses supérieurs m'a donné la
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chaire de poule, émouvant et touchant. Une storyline intense qui a donné l'occasion au personnage de George de mûrir, de découvrir de nouvelles facettes, et aussi de conclure une armistice avec Cristina lorsqu'elle vient à la toute fin lui confier que son père est mort comme elle avait neuf ans. Seul bémol sans doute à cet ensemble, toutes les scènes d'amitié et de support entre Burke et George, durant lesquels ma pensée constante était seulement "ça devait être gai pour tourner ces scènes". Un tel rapport de proximité entre les deux hommes, dans le contexte de cette semaine, n'est pas bien passé pour la téléspectatrice sans doute trop impliquée que je suis.

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Burke et Cristina continuent d'ailleurs de leur côté leur petit jeu. Aucun ne parle à sa moitié, mais Cristina continue d'être inquiète pour l'état de Burke et persiste dans sa quête de découvrir par tous les moyens le résultat de l'opération sur ses tremblements à la main. Ce manège devait finir par s'achever, avant de risquer de lasser le téléspectateur, Burke cède donc enfin. Il informe Cristina, l'air de rien, en parlant à Derek, de ses progrés. Je n'épiloguerai pas sur le degré d'antipathie soudain remonté -bien malgré moi- contre le personnage.

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Cette fois on a une certaine continuité concernant l'état d'esprit de Mark. Addison était enceinte de lui et a avorté. Les propos d'Addie à l'égard de Mark ne manquent pas de dureté. Elle aurait voulu un enfant, mais pas avec lui. Cet enfant ne les aurait pas maintenus artificiellement en couple, avec Mark couchant à droite, à gauche avec toutes les infirmières des hôpitaux dans lesquels ils pourraient officier. Mark apparait blessé, tout en
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s'interrogeant sur l'affirmation d'Addie qui déclare qu'il aurait fait un mauvais père. Un dialogue assez léger avec Callie l'amène à cette même conclusion. Cette storyline ne m'a pas paru très utile, au sens où elle me donne l'impression d'une sorte de constante répétition du cycle 'Addie et Mark à NY' auquel vient s'ajouter en plusieurs strates différents éléments. Mark n'agissait pas vraiment dans le canon de son personnage. Cela ne sonnait pas très juste à mes oreilles.

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Addie qui ne manque pas de sujet de préoccupation cette semaine, avec le quasi-baiser échangé avec Alex qui les perturbe grandement tous les deux. Certes, on a l'étrange impression d'assister à un copier-coller des relations déjà mises en place et explorées entre titulaire et interne, et le téléspectateur sait parfaitement où tout ça va nous mener. Le déni initial auquel succède ensuite le baiser (cette fois non interrompu) à l'
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occasion d'une rencontre "purement par hasard" au bar officiel de l'hôpital, cet ensemble est attendu. Cela se déroule sans surprise, même si on s'interroge sur l'opportunité de reprendre à nouveau les mêmes ficelles. Mais j'aime beaucoup ces deux personnages. Je suis prête à laisser une chance aux scénaristes pour voir où tout ça peut nous mener. Si tant est que cela n'occupe pas simplement quelques épisodes, car tout est quasiment trop calme actuellement dans les méandres amoureux de nos chirurgiens. Trop calme pour ne pas préparer les futures catastrophes ?

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Tout le monde file parfaitement le parfait amour (certes Burke et Cristina le font en silence, mais pour le moment, la rupture semble écartée pour laisser place à un jeu enfantin) au point que le problème principal de Derek et Meredith au cours de l'épisode se concentre à nouveau sur les ronflements de la jeune femme avec un joli happy end : la découverte de boule-kiès (lol). Si on suit en fil rouge en quelques sortes, les réveils de mauvaise humeur de nos deux tourtereaux, c'est en réalité pour nous offrir cette caractéristique du ronflement en héritage du père de Meredith. Il faut prendre ça de façon très légère, accompagné quand même d'une grande mise en scène un brin tirée par les cheveux.

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En parallèle, Bailey et Izzie débattent à nouveau du degré d'implication émotionnelle et personnelle qu'un chirurgien peut avoir à l'égard de son patient. Bailey est désormais plus que sur ses gardes devant les réactions d'Izzie. Elle l'écarte de la chirurgie sur la moelle épinière de cette adolescente avec laquelle elle a sympathisé et pour laquelle elle dépense plusieurs centaines de milliers de dollars (oui, tout le monde l'avait vu venir ce coup-là ^_^). J'ai trouvé les discours de Bailey bien inspirés, mais chacune semble devoir rester sur ses positions. Comme Izzie le souligne, elle est les deux : un chirurgien et une personne. Face à la mort du père de George, Bailey semble plus proche de ses vues que de l'idéal détaché de toute considération sentimentale qu'elle prônait précédemment.

Bilan : Mis à part le traitement intense de la mort du père de George, l'épisode est dans l'ensemble sans doute un ton en dessous. Manquant de relief, les scénaristes semblent se contenter de dérouler leurs histoires.


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