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C'est dans les vieux pots...

Publié le 08 octobre 2011 par Spartac

C'est dans les vieux pots...

Les rouflaquettes de Médard ont rendez vous avec les gallois

Le mécanisme de l'équipe de France est finalement immuable, si immuable que même le professionnalisme ne l'a pas anéanti. Chaque fois qu'elle est au fond du gouffre, elle trouve des ressources mentales insoupçonnées pour se remobiliser et retrouver le sens de la marche.
Nous avions laissé une équipe humiliée par une défaite face aux Tongas et un entraineur perplexe espérant l'occasion d'une franche explication avec ses joueurs, ceux-ci préférant la compagnie de leur agents à la catharsis collective, au fond du panier et trop déstructurée pour affronter l'Angleterre.
Et si finalement il fallait cela à cette équipe pour se transcender? Traversant les générations bleues, cette capacité à relever la tête dans les moments du doute le plus profond a encore trouvé son expression aujourd'hui.
Dans la semaine, Lionel Nallet promettait un match physique et du combat, promesse tenue. Sans assister à un match de haute volée, les français surent mettre de l'intensité et de l'envie dans les contacts, sans relâchement et en concluant leurs actions. A ce moment l'honnêteté me pousse à reconnaitre que la première mi temps ne me fut proposée qu'en replay. Car votre serviteur résidant des iles britannique eut quelques difficultés à répondre à l'appel du réveil, si bien qu'une fois levé la première mi-temps s'étaient déroulée et le tableau de marque affichait un surprenant 16 à 0.
Surprenant au regard des performances affichées depuis le début de la coupe du Monde, mais logique sur le terrain. Nous vîmes des anglais emprunté, imprécis, dominés en mêlée à la créativité toute anglaise, soit inexistante. Jeu d'avant, premier centre, charge au près, du Martin Johnson en puissance...
Dans ces cas de figure, les anglais gagnent souvent, mais face à cette équipe de France retrouvée, à l'orgueil renforcé par les critiques, ce ne fut pas le cas. Le quinze de la Rose domina les débats en seconde période, inscrivant un 12 à 3, grâce à quelques fissures dans la ligne française. Trop tard, et surtout en vain, tellement la résistance française fût forte, les bleus ne relâchèrent pas l'emprise, et gagnèrent.
De quoi faire taire les critiques? De quoi donner de la joie aux 17000 français présent pour voir ce match. Après une première phase poussive en étant aimable, catastrophique en étant plus juste, ces fades bleus ont réussi à se retrouver face à l'enjeu, et à rejoindre les générations précédentes en demi finale, la sixième en sept coupe du Monde.
Alors maintenant? Il reste encore deux match à cette équipe et la moustache de mMrc Lièvremont pourrait s'en trouver plus fournie. Ce sera donc une rencontre face au Pays de Galles, inattendue demi finale... Et match difficile en perspective, car l'équipe sur le terrain aujourd'hui aurait sans doute eu du mal à se défaire de gallois inventifs aux ailes, et sans cesse en mouvement. Il ne faudra pas manquer un plaquage face aux gallois sous peine de le payer durement.
Finalement, la coupe du Monde continue et il faudra encore se lever de bonne heure avec l'espoir également de voir une finale France Nouvelle Zélande tout compte fait. Et attendre l'exploit français, car ce quart de finale ne fut guère qu'un match de Tournoi entre deux équipes bien peu enthousiasmante tout de même. Mais la France a retrouvé ses vertus de combat et de solidarité, vertus essentielles de ce sport. Alors une mêlée forte face aux gallois ne serait pas créative, mais pourrait ouvrir la porte de la finale, au combat et à l'envie, en se rappelant que le plus dur est à venir et qu'un exploit en finale serait retentissant.
En attendant donc, pas de triomphalisme, ce dont se sont bien gardés les joueurs et le staff conscients des tréfonds d'où ils reviennent. Conscients que les critiques légitimes des semaines passées ne s'effacent que face à des joueurs rattrapées par les valeurs de leur sport. La finale est accessible, il ne s'agirait pas de laisser passer l'opportunité, cela fait deux coupes que cela dure.

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