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Résoudre la crise des finances serait facile, selon les nouveaux Prix Nobel américains ?

Publié le 11 octobre 2011 par Musengeshikatata
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11 octobre 2011

Quand on entend cela de la part de frais prix Nobel, on se demande deux choses : avons-nous tous vécu sur la lune ou alors ces nouveaux messies de l´économie de crise facile ne sont pas autre chose que de grands rats de bibliothèque et d´études en vases clos ayant perdu le sens des réalités ?

La réalité de cette crise est hélas, une matriochka complexe en cercle vicieux !

Les nobles économistes fraîchement dotés n´auraient-ils pas compris que cette crise était complexe et que la comparer à la situation économique américaine de 1776 qui vit la banqueroute des 13 Etats cofondateurs de l´Union, qu´on jouait à l´historien analogique qu´à l´économiste réellement créatif et averti sur la complexité de cette crise ?

Quand quelqu´un vous dit que la situation dans laquelle il se trouve est facile à résoudre, on se demande 1) Pourquoi il s´est d´abord mis dans cette situation déplorable d´abord, 2) Pourquoi n´en sort-il pas lui-même si la situation était si aisée á résoudre ? Nous ne doutons pas de l´intelligence des prix Nobel américains, loin de là ; mais à force de s´octroyer à tour de bras des prix d´économie, et surtout à voir, depuis 600 ans les choses comme on veut qu´elle soient, je me demande sincèrement si l´objectivité occidentale n´a pas perdu son sens orientant de réalisme.

La crise des finances n´est rien d´autre qu´une crise d´endettement public abusif entretenu depuis plus de deux décennies de la part des pays riches ou pouvant facilement s´endetter pour cacher leurs déboires économiques. Or derrières ces déboires économiques il y avait, comme on le voit en Grèce, au Portugal et en Irlande, des défauts de structures, des investissements malheureux ou improductifs soutenus idéologiquement ou par une politique plus subjective que fondée sur des fondement économiques éprouvés. Si la Grèce est an banqueroute irréfutable, c´est bien parce qu´au lieu d´investir dans l´industrie, la production, créer l´emploi et le revenu chez elle autant que la diversification de sources de revenu à sa société et á ses citoyens, on a plutôt faussé ses chiffres pour pouvoir être admis dans la zone Euro. Si ce n´était que cela, passe encore, mais on a bien dormi et on a continué à croire à tort qu´à la table des grandes économies industrialisées de France, d´Allemagne, de Grande Bretagne, de Hollande, etc, le tourisme, le fromage de mouton et la réputation de vieilles pierres historique ferait le miracle économique, aveuglerait tout le monde ou l´éblouirait ? Mon Dieu…il faut être bien naïf pour avoir un seul instant crû cela !

Maintenant vouloir sauver ces « illuminés » ou hasardeux de l´économie ou continuer à entretenir des politiques budgétaires américaines bons enfants à vivre au dessus de leurs moyens, c´est aussi se mettre en danger, pourquoi ? Mais parce que ces dettes seraient endossées ou injustement imposées à des générations futures innocentes. Serait-il logique et rentable au sens économique de soutenir des parasites et d´heureux dépensiers improductifs tout en pénalisant l´avenir et la jeunesse comme on le voit actuellement aux USA, en Grèce, en Espagne, en France ? Celui qui croit qu´il se forge ainsi un meilleur avenir se trompe bien, grandement. Pour celui-là l´avenir va bien ouvrir un grand gouffre d´horreurs à ses pieds !

Le danger de contagion des banques ? Oui, ce danger existe et il peut causer des remous, mais on peut y remédier en se serrant les dents. Mais la décroissance de la rentabilité d´un espace économique et financier est bien plus dévoratrice de l´économie ! On a beau croire que sans solution rapide et immédiat au problème il suffisait de gagner du temps en continuant à s´endetter…on y perdait cependant parce qu´on se barrait logiquement toute flexibilité dans l´avenir. Jeter du lest, abandonner l´Etat providence et les transferts sociaux comme le voulait l´idéologie néolibérale ? C´est malgré tout affaiblir l´économie autant dans ses qualités (écoles, santé, habitat, pensions raisonnables) ; mais arrivera-t-on, en augmentant le chômage, á mieux produire et faire économie au moment où la Chine, l´Inde et le Brésil avaient des prix de production moins élevés ? J´en doute. Et j´ai bien peur que nos amis américains prix Nobel n´aient vu les choses trop simplement…par habitude. Rien n´est plus complexe et malheureux que cette crise qui surprend l´occident à un moment des moins favorables qui soit. Mais, l´occident est bien fautive : si elle avait reconnu les signaux avant coureurs depuis la fin de l´empire soviétique et avait paré au mieux, les choses n´en seraient pas là. On a plutôt, enivré la joie de l´écroulement communiste, fermé les yeux sur la réalité et crû qu´on était infaillible en s´endettant vilement. Aujourd´hui ces dettes sortent de leurs caches et font bien mal, terriblement mal d´autant qu´ils ne sont que les revers de nombreux refus de réalisme économique.

Peut-on vraiment croire que si la Dexia belgo françaises est nationalisée pour lui éviter la faillite alors qu´en juillet cette banque avait brillamment passé le test bancaire à la 16e place sur 91 banques, que tout allait bien et qu´on pouvait faire confiance aux instruments économiques officiels de contrôle et d´estimation des finances en Europe ? Hem, la moindre des choses est d´être sceptique, d´autant que 21 banques dont les grecques, les espagnoles, les françaises et irlandaises sont rétrogradées par les agences de rating. Après avoir réussi le fameux test de solidité bancaire. Etonnant, n´est-ce pas ? L´espoir viendra-elle du EFSF et de son successeur désigné dès 2013, le ESM ? Ici aussi je suis bien sceptique car une monnaie se défend par la productivité, par la rentabilité de son espace économique, par le volume des échanges avec l´étranger et le seul créatif et innovateur de son espace économique géniteur. Si à l´avenir il faut défendre la monnaie avec des fonds aussi réputés qu´ils soient, c´est qu´on se trompe d´adresse : il ne s´agit pas jouer les pompiers en économie, mais bien de produire, investir, innover, vendre. Si la croissance, pour une raison ou pour une autre, fait défaut, inutile d´aller assommer les gens avec un flux indu de monnaie, cela ne marche pas ; on s´appauvrit plutôt ainsi en créant l´inflation. Rien à faire, le système économique occidental qui a dominé le monde depuis toujours a perdu ses équilibres et doit être réformé. Le prochain système économique doit tenir compte des chinois, des africains, des indiens, des brésiliens…car eux aussi sont parties prenantes de l´économie mondiale, on l´avait à tort oublié...

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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