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A Dijon, il n'y a pas que de la moutarde, il y a aussi la chouette porte bonheur...

Par Arielle

Tableau de Simone Le Vaillant

chouette simone

La fidèle mascotte de l’architecte

Sur le chemin qui le menait à Dijon, l’architecte désigné pour construire une église en l’honneur de Notre Dame trouve une chouette blessée. Il l’amène sur le chantier et la soigne. La petite boule grise guérit et ne quitte plus celui qui l’a sauvée. L’architecte traverse de sérieuses difficultés pour répondre à la commande de l’église. Il manque de place, doit souvent revoir ses plans. Et l’édifice est censé comporter une façade couverte de gargouilles représentant les vices des chrétiens ainsi que des sculptures représentant la flore locale. Mais le temps lui manque pour faire ces recherches. La chouette décide de l’aider. Elle se rend de maisons en maisons, et le soir venu, «d’un coup de bec sur le papier, elle lui faisait le portrait de l’avarice, de l’envie, de la vanité…».

Puis elle parcours la campagne et rapporte branche de cassis, bourgeon de vigne et autres végétaux à l’architecte. Elle ne dort plus le jour. «Son courage n’avait d’égal que sa reconnaissance». L’église terminée, la petite chouette meurt d’épuisement. Son maître lui fabrique un petit cercueil qu’il pose derrière une pierre de l’église. Puis il sculpte une chouette grandeur nature à l’endroit même où elle repose et quitte la ville. Ainsi, cette légende est «le signe tangible du génie, du dévouement, de la reconnaissance de l’oiseau de la sagesse; elle est le souvenir de la tendresse que lui porta un homme dans des temps où les chouettes avaient mauvaises réputations».

Un circuit en l’honneur de la chouette

L’histoire est belle mais la chouette de Dijon ne peut pas être attribuée au premier architecte de l’église. Elle a été achevée en 1250 et l’oiseau apparaît sur la chapelle construite à la fin du XVe siècle. Quelque soit l’origine de cette sculpture, elle est aujourd’hui encore perçue et présentée comme un élément fondateur de l’âme de la ville. Sa petite tête, sans bec ni yeux, est polie par le contact de nombreuses mains des touristes et Dijonnais qui affectionnent tout particulièrement leur mascotte.

L’office du tourisme propose différents circuits le long des rues anciennes, des hôtels particuliers et la rue de la Chouette en fait partie. Alors, si vous passez par Dijon, suivez la flèche et vous pourrez caresser l’oiseau porte-bonheur!

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