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Europe : l’idée d’une zone de coopération renforcée fait son chemin

Publié le 19 octobre 2011 par Hmoreigne

Europe : l’idée d’une zone de coopération renforcée fait son cheminFrançois Hollande partage au moins deux choses avec Jacques Delors : la Corrèze et l'Europe. Les deux hommes se sont respectivement prononcés en moins d'une semaine en faveur de la création d'une zone de coopération renforcée afin de sortir l'UE de l'ornière de la crise institutionnelle et financière dans laquelle elle se trouve.

Mercredi dernier dans le débat qui l'opposait à Martine Aubry, François Hollande dévoilait sa vision de l'Europe : "Je suis européen, mais ce modèle de construction européenne est achevé. Au milieu de cette confédération, il y aura un bloc franco-allemand comme moteur. Nous donnerons vie aux “coopérations renforcées”, proposerons les contours d'un groupe pionnier adossé à la France et à l'Allemagne".

Le candidat socialiste à la présidentielle dresse le constat que l'élargissement de l'UE doit s'accompagner de réformes institutionnelles, gages de sa survie. "Il faut que l'Europe invente une procédure», avance François Hollande, "il faut changer la règle, la règle doit être la majorité, pas l'unanimité".

Une semaine plus tard, Jacques Delors qui fût son mentor donne raison à cette approche. Dans les colonnes du Monde, l'ancien président de la Commission européenne dresse le constat d'une Europe menacée par le délitement : "L'ambiance n'est pas bonne et rappelle les années 1930. Le nationalisme rampant, le populisme agressif, la peur de la globalisation, tout cela remet en cause le contrat de mariage européen".

Le père de Martine Aubry estime surtout "encourageante la position de Mme Merkel en faveur d'un nouveau traité".

"Pour ma part, je donnerais la priorité à la transformation de l'eurozone en coopération renforcée (comme l'autorisent les traités), ce qui permettrait de doter l'UEM (Union économique et monétaire) d'une capacité plus grande de décision et des moyens nouveaux de coopération d'actions communes (y compris un fonds de régulation conjoncturelle) et aussi de sanctions" juge Jacques Delors.

Et l'ancien ministre de François Mitterrand d'expliquer : "Dans ce nouveau traité, on devrait prévoir la possibilité de sortir un pays de la zone euro avec une majorité surqualifiée de 75 %. Si une telle clause avait existé, les Finlandais et les Slovaques auraient réfléchi à deux fois avant de retarder les décisions. Avoir une monnaie commune implique en effet des devoirs plus exigeants".


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