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Un nouveau agriculteur

Publié le 25 février 2008 par André C

En visite samedi matin au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy a mené la visite au pas de charge, à peine plus de deux heures, alors que son prédécesseur Jacques Chirac pouvait y rester plus de six heures.

La scène, filmée et diffusée depuis samedi soir sur notre site internet, montre le chef de l’Etat en train de s’abandonner à un écart de langage auprès d’un visiteur qui refusait de lui serrer la main : «Touche moi pas, tu me salis», lui dit ce visiteur.

«Casse-toi alors, pauvre con !», lui répond Nicolas Sarkozy, rappelant ainsi son échange vigoureux avec un marin-pêcheur au Guivilnec (Finistère), en novembre dernier.

Dimanche soir, la vidéo du Parisien.fr avait été consultée plus de 800.000 fois

Dans la classe politique, l’incident suscite en tout cas des réactions vives et passionnées. A l’image de l’ancien garde des sceaux Robert Badinter qui, sur France Inter, a estimé que «la présidence de la République est une fonction qui appelle de la part de celui qui l’exerce réserve, distance et modestie (…) Vous n’empêcherez jamais ces provocations et ces insultes. Vous devez vous préparer à avoir la réponse convenable tout de suite».

Dans le même registre, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé dimanche soir sur son blog que «tout semble indiquer symboliquement que Nicolas Sarkozy ne se maîtrisant pas, ne maîtrise pas la situation». Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé de son côté «insupportable», dimanche sur Canal +, que «le président ne soit pas exemplaire», jugeant qu’il manque «à tous ses devoirs».

En revanche, invité du Grand rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien-Aujourd’hui en France, l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a affirmé qu’il s’agissait «d’un dialogue privé, d’homme à homme, direct et viril». «Je ne commente que le dialogue politique, c’est un dialogue privé, d’homme à homme», selon le vice-président de l’UMP, qui évoquait même des «images volées».

Ami de trente ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, a lui aussi volé au secours de son patron, prétextant sur BFM TV que «les hommes politiques, ce ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit systématiquement s’essuyer les pieds», avant d’ajouter : «Nicolas Sarkozy s’est exprimé de manière à ce que son interlocuteur le comprenne, eh bien moi je trouve ça très bien que le président de la République s’exprime comme chaque Français».

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