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Les dangers du rêve

Publié le 26 février 2008 par Jlhuss

Ayant inséré une petite note de « paresse » dimanche, relative à l’incident grotesque du salon de l’agriculture, je ne pensais vraiment pas que cette anecdote occuperait les médias et les blogs de manière aussi importante et presque sans discontinuité depuis maintenant trois jours.

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En premier lieu parce que ce n’est pas la première fois et certainement pas la dernière, que Nicolas Sarkozy se laisse prendre ainsi en flagrant délit d’authenticité, même si les mots semblent choquer les puritains de la politique. La liste est maintenant nombreuse des entorses faites au langage traditionnel par le Président de la République.

En second lieu parce que je crois très sincèrement, qu’une fois de plus, la presse et « l’establishment » politico-médiatique commet une erreur d’appréciation   sur l’impact sensé pour eux être négatif de cet incident.

Je vous encourage à vous tenir sagement, sans fumer …, au coin d’un « bar-loto-tabac » … sans fumer ! Ecoutez … Vous entendrez peu de personne évoquer le « casse-toi » agricole. Si, par hasard, le sujet venait à être abordé, vous seriez très surpris des commentaires bien éloignés de ceux lus ici ou là dans vos journaux ou largement débités, avec retard, à la télévision.

« Ils commencent à nous faire C…R avec leurs C…….S » … “Une bande de C..S ces journalistes”

Le véritable problème du Président ne réside pas dans cette approche, à mon goût certes « populiste » du « dialogue » inaugurée avec le karsher, poursuivie avec les marins pêcheurs, confirmée avec la journaliste américaine stupéfaite, mais dans la perception confuse chez les gens que les promesses ne seront pas tenues, leur « quotidien » demeurant toujours aussi difficile. C’était évident, mais les réalités après le rêve sont d’autant plus douloureuses que le rêve a été beau.

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A ce titre Fillon déclenchant une opération « coup de poing » sur les prix, montre qu’il a bien perçu les vrais enjeux qui se nomment toujours pouvoir d’achat, difficultés à boucler les fins de mois, renchérissement de l’énergie etc. La chute dans les sondages du président n’est pas imputable à la vulgarité de certains propos  mais aux difficultés à engranger des résultats immédiats et tangibles. Pourquoi le président est-il plus « maltraité » que son premier ministre ? Parce qu’il est victime de son volontarisme sans cesse affiché et parce qu’il avait lui même enlevé les « filets de protection » en se déclarant « seul et unique responsable ».

Un dernier mot, pour rappeler à ceux qui prétendaient la presse « aux ordres », toute acquise et complètement achetée, qu’il y a tout de même des retours de bâton aux slogans assez comiques, le lynchage doit les surprendre.


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