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Man Utd - Man City en quelques maux

Publié le 25 octobre 2011 par Dlem

En considérant qu'il soit possible de commenter ce qui doit être mon pire souvenir de supporter des Red Devils, je vais tenter de mettre des mots sur cette rencontre.

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Cauchemar. Qui aurait pu imaginer, même dans nos rêves les plus noirs, une telle déroute à domicile, face à l'un de nos pires rivaux ? Certainement pas moi. Certes, City est devenu une fabuleuse machine à gagner, mais United reste United et nous avons parfaitement les moyens de contrer les Citizens, à condition d'en montrer l'envie. Dimanche, c'est City qui a donné une leçon au champion d'Angleterre, et ça fait mal au bide. Solides et organisés en défense, rapides et efficaces devant le but, les hommes de Mancini ont su profiter des nombreux cadeaux de United pour leur infliger l'une des plus terribles défaites de leur histoire et prendre une avance de cinq points au classement. Le Théâtre des Rêves, pour City, oui...

Relativiser. Bien sûr, il est difficile de trouver des circonstances atténuantes lors d'une telle débâcle, mais après deux jours de digestion, c'est possible : En première mi-temps, United a complètement dominé la rencontre avec une posssession largement en sa faveur. Seule la conclusion faisait défaut, et pour mieux le souligner, Shitty est venu marquer le premier but sur sa première réelle incursion... Ensuite, Jonny Evans a confirmé qu'on ne se passait pas volontairement de Nemanja Vidic dans ce genre de rencontre sans en subir d'éventuelles conséquences. Après avoir manqué une grosse occasion de but, c'est lui qui a provoqué le penalty et laissé ses coéquipiers jouer à 10 pendant toute une mi-temps. Je ne demande pas un châtiment divin, tout le monde fait des erreurs, mais celle-ci nous a coûté très cher et Evans, qui réalisait un beau début de saison, va devoir être fort lors des prochaines semaines. En laissant Balotelli se présenter en face à face avec De Gea, qui sait si le détestable italien aurait buté, et même dans ce cas, nous aurions pu espérer un retour, comme lors du Community Shield... Ensuite, tout était évidemment plus facile pour City. United a continé d'attaquer, est même parvenu à revenir à 1-3, grâce à un joli but de Fletcher, mais dans ce contexte et face à des joueurs offensifs comme ceux des Citizens, se lancer à l'assaut du but adverse et laisser seulement deux défenseurs en couverture est un pur suicide.

Gifle. Cette lourde défaite pourrait bien servir d'électrochoc aux Red Devils. Elle le doit. Elle n'a fait que souligner de nombreuses lacunes que l'on a déjà pu observer ces dernières semaines : manque de créativité offensive, milieu très moyen et défense moins rassurante qu'auparavant. Nous étions certes invaincus cette saison, mais cette défaite devait arriver tôt ou tard. Elle était annoncée depuis des semaines et autant de rencontres très moyennes, comme contre Bâle ou Norwich, toutes deux à domicile où nous sommes censés être intraitables. Ce 1-6 va mettre Fergie et tous nos joueurs face à leurs responsabilités et nous savons que United n'est jamais plus fort que lorsqu'on lui fait mal. Alors, cette branlée, un mal pour un bien ? Espérons-le.

Favoris. Ce résultat fait-il de City le favori numéro un pour le titre ? Peut-être. Je pense toujours que United sera champion. Ce sera peut-être plus difficile que jamais car, avouons-le, nos voisins bruyants ont l'équipe pour y arriver. Mais là où je vois un effet bénéfique pour les Red Devils, j'imagine aisément l'inverse pour les Citizens. Je les vois se masturber toute la semaine sur ce résultat et ça ne m'étonnerait pas de les voir foirer leur prochain match, à domicile contre Wolverhampton. Et quand les matches vont s'enchaîner en hiver, l'expérience de United pourrait jouer en notre faveur. Le championnat est long et United sait gérer cela comme un champion. La bonne nouvelle du week-end, tout de même, c'est que les Blues de Chelsea, battus à QPR, ne nous relèguent pas à la 3ème place.

Réagir. L'avantage avec une grosse écurie du championnat anglais, c'est qu'on n'a pas le temps de se morfondre pendant des jours jusqu'au prochain match, car avant de nous déplacer à Everton ce samedi, c'est à Aldershot que nous tenterons d'entamer la revalidation, en Carling Cup. Si cette compétition est secondaire par rapport aux autres, que Sir Alex va certainement faire tourner l'effectif et que nous nous contenterons de la qualif, nous sommes en droit d'attendre une réaction de champion sur le terrain des Toffees.

Supporter. Les supporters de Manchester United comme nous sont souvent appelés "supporters de la victoire" par ceux qui préfèrent des équipes plus faibles... Evidemment, il est plus facile de suivre une équipe qui joue chaque année pour gagner au moins un trophée, mais nous avons également notre lot de mauvais jours. Une telle défaite n'aurait rien de catastrophique pour un fan de Wigan (et ils sont nombreux), mais pour nous c'est une véritable humiliation. Malgré cela, fustiger l'équipe, les joueurs, le manager, serait trop facile. Quand j'ai vu des gens quitter le stade à 0-3, à 20 minutes de la fin du match, j'avais honte pour eux. Supporter une équipe, c'est être là pour elle dasn les bons, mais SURTOUT dans les mauvais moments. Ce soir, croyez-moi, j'arborerai toujours aussi fièrement les couleurs de mon club préféré lors de mon entraînement et j'enverrai chier les railleurs ! United till I die.

Casting : De Gea, Smalling, Ferdinand, Evans, Evra, Nani (Jones), Fletcher, Anderson (Chicharito), Young, Rooney, Welbeck.

Recalés : Lindegaard, Park, Berbatov, Fabio, Valencia.

Homme du match : Euh... ??? Fletcher, pour l'honneur ? Ou David Silva, qu'on aurait dû acheter avant qu'il ne bascule du côté obscur de la force ?

Note du match : 3/10


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