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ENNAHDA, HAINE ? DA ou NADA ?

Publié le 26 octobre 2011 par Fabianus

ENNAHDA, HAINE ? DA ou NADA ?
Ennahda, le mouvement islamiste tunisien, n’a jamais été aussi proche du pouvoir. En ayant raflé une majorité des suffrages, dimanche, à l'occasion de ces premières élections libres depuis la chute de Ben Ali, le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a jugé «naturel» (Hollande aurait dit « normal ») que son parti dirige le prochain gouvernement.
- Le gouvernement doit être composé le plus tôt possible, dans un délai qui n'excède pas un mois», a dit le chef islamiste alors que les résultats définitifs de l'élection n'ont pas encore été publiés.
Mardi, la commission électorale a indiqué qu' Ennahda est arrivé en tête dans neuf des 27 circonscriptions du pays, notamment dans la métropole économique de Sfax (centre-est), comme à Sousse, près de Tunis.
- Nous sommes pour une grande alliance nationale qui aboutira à un gouvernement démocratique», a dit Ghannouchi en souhaitant des discussions «avec tous ceux qui ont milité contre Ben Ali».

Espérons que la Tunisie ne se fera pas voler sa révolution et que les islamistes d’ Ennahda ne se fassent pas pousser une barbe plus longues que leurs collègues iraniens.Il demeure une crainte légitime qui envahit une partie de l’électorat. Pourquoi avoir chassé Ben Ali pour se retrouver avec des Mollahs inquisiteurs ?
- Il nous faudrait pas que ce gars nous chie la charia, comme on le voit en Libye, scande un vieillard tunisien édenté ! J’ai confiance ! On ne va pas faire les erreurs de l’Iran !!
Qui sait ? Le  modèle iranien ne fera plus florès et s’inclinera-t-il sous l’éclat du système turc, laïque et démocratique ?
Attendons demain…

Le jasmin sent l’Islam se lamente AïdaUn pointant un doigt bleu vers le ciel de nuagesEn volutes s’alignent des nausées de chariaPour combler le creux d’air d’un tyran de passage.
Elle revoit le printemps des promesses fécondesFlamboyance des voix aux mots libérateursEt le maître des lieux privé de sa facondeRidicule pantin , poussiéreux dictateur.
Aïda n’entend plus les trompettes cinglantesClaironnant de partout les sons de libertéCar des urnes novices un suffrage décanteUne inquiétante lie de croyances viciées
L’islamisme revient de ses cendres d’antanQuand l’attise Ennahda  au plein cœur de son âtreSous l’ombrage indécis d’un minaret géantQui soupèse en secret ses ardeurs démocrates.
Aïda craint les voix des barbus aveuglésPar l’éclat détourné d’un soleil coraniqueSon âme est à genoux dans la peur des annéesQui étalent à ses pieds des paix hypothétiques.
De Libye vient l’écho d’un retour à la loiQui fait couper les mains du voleur parasiteS’éternise la peur dans le grain de sa voixQuand elle parle à qui veut de la foi sans limite.
Révolution volée de cela elle ne veutA l’image des cœurs qui se sont exposésO comme elle prie le ciel que s’éloignent les cieuxDes mollahs doctrinaux dans leur habit sacré.
O comme elle prie le ciel de sa chère TunisieQue jamais ne s’arrime l’obscurantisme fouMais qu’émerge la nef d’une théocratie Soucieuse du printemps qui l’a dressée debout.

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