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Alice Taglioni grandeur nature

Publié le 26 février 2008 par Laurent Ballestra
Alice Taglioni grandeur nature
L’actrice tourne, tourne, tourne... et n’est pas facile à attraper. À l’affiche de Notre Univers impitoyable*, réalisé par Léa Fazer, avec son compagnon Jocelyn Quivrin et Thierry Lhermitte, Alice a pris le temps de nous parler d’elle. Côté ville, côté femme.

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 Alice Taglioni grandeur nature
C’est un peu le printemps d’Alice. Après cette comédie, ses deux prochains films, Cash**, d’Eric Besnard, et Sans arme, ni haine, ni violence*** de Jean-Paul Rouve, sortent le mois prochain sur les écrans. Un succès qui n’entame pas le naturel d’une actrice lumineuse.

Côté Femme

Femme en ville. Dans cette comédie, votre personnage traverse deux existences parallèles.
Alice Taglioni. La construction est très originale, c’est ce qui m’a plu. En fait, deux scénarios s’imbriquent dans le même film. Dans l’un, Margot est promue associée dans un cabinet d’avocats et devient la supérieure de son mari, Victor. À l’inverse, dans l’autre, ce dernier remporte la promotion et Margot décide de privilégier sa vie de famille. C’est peut-être cette Margot qui me ressemble le plus, je me reconnais moins dans la femme d’affaires, toujours vêtue de tailleurs et parfaitement coiffée.
FEV. Travail, famille... Un dilemme bien connu des femmes d’aujourd’hui.
AT. C’est vrai, on ne se marie plus à 21 ans pour construire une vie de famille. Les femmes sont plus libres, leur quotidien est plus riche qu’autrefois. En contrepartie, il faut assumer davantage de responsabilités. Pas toujours facile de se prendre en charge tout en gardant un espace pour les amis, la vie privée...
FEV. Et vous, comment faites-vous pour préserver votre vie de couple ?
AT. Je bouge et je voyage beaucoup, le quotidien ne me pèse pas. Le plus compliqué, c’est de communiquer. Dans un couple, se dire les choses, c’est important.
FEV. Vous venez de tourner à nouveau avec votre compagnon. Une belle expérience ?
AT. Oui, vraiment ! De toute façon, Jocelyn est un partenaire de travail idéal. Et s’il ne l’avait pas été, je me serais permise de le lui dire ! Non, plus sérieusement, cette situation est assez pratique : on peut répéter ensemble, partager une grande connivence... Nous avons tourné les essais tous les deux, et quand Léa Fazer nous dirigeait, ça semblait très naturel.
FEV. C’est la première fois qu’une femme vous dirige dans un rôle important, vous avez dû vous adapter ?
AT. Pas réellement, je ne m’installe jamais dans un rapport de séduction avec les réalisateurs. J’ai beaucoup aimé travailler avec Léa Fazer, elle est drôle, intelligente et très précise. Jouer avec elle m’a paru évident, le tournage a été l’un des plus agréables de ma carrière. Du début à la fin, pas un nuage... Au contraire, des rencontres, des fêtes et une grande tristesse au moment de se séparer !
FEV. Près de vingt films en sept ans, pas mal pour une artiste qui voulait se consacrer au piano !
AT. C’est vrai, j’ai eu la chance de croiser la route des bonnes personnes. Depuis mon tout premier film, La Bande du drugstore, de François Armanet, tout s’est enchaîné. Avec La Doublure, de Francis Weber, je suis passée sur le devant de la scène. Mais j’avoue que j’ai un coup de coeur particulier pour L’Île aux trésors, d’Alain Berbérian. Toute l’équipe était totalement investie, j’ai fait de belles rencontres : Gérard Jugnot, Jean-Paul Rouve... Malheureusement, le film s’est fait littéralement assassiner par la critique. C’était vraiment dur !
FEV. Comment définiriez-vous le succès ?
AT. Avoir la liberté de choisir. Tout le monde ne peut pas dire non à un film.
FEV. Et les mondanités, vous assumez ?
AT. Pas toujours. Je suis restée un peu garçon manqué, alors les préparatifs, le choix de la robe et le maquillage, j’ai un petit peu de mal. Passée cette épreuve, je suis soulagée, j’essaie de voir les choses du bon côté. Une coupe de champagne et je peux même m’amuser !
FEV. Quelles sont les actrices qui vous émeuvent ?
AT. Je n’ai pas réellement d’inspiratrices, mais il y a Catherine Deneuve, bien sûr. Meryl Streep aussi, que je trouve sublime. Et Fanny Ardant, tellement fascinante. Je l’adore dans La Femme d’à côté, de François Truffaut, un film que j’ai vu en cachette quand j’avais 10 ans et qui m’a beaucoup marquée.
FEV. A quoi ressemble la femme idéale selon vous ?
AT. Elle a un boulot, des enfants, et elle mène tout de front sans sourciller. Cette femme idéale assume ses responsabilités avec le sourire. C’est à cela que j’aspire. Je m’en veux beaucoup quand je me laisse aller à des moments d’humeur ou d’abattement.
FEV. Le plus beau compliment que l’on vous ait fait ?
AT. « Tu es rayonnante. », C’est la plus belle chose que l’on puisse dire à une femme.
 Alice Taglioni grandeur nature

Côté Ville

FEV. Vous êtes gourmande, vous craquez pour…
AT. La blanquette de veau ! Et je suis incapable de résister à un tube de lait concentré. J’ai de la chance d’avoir gardé la ligne. Enfant, j’en mangeais tous les jours, avec des bonbons et du Coca-Cola. Je ne suis vraiment pas un exemple à suivre !
FEV. pas très light comme régime… que faites vous pour perdre trois kilos ?

AT. Je pleure beaucoup, trois kilos de larmes ! Je plaisante ! Je cours plus que d’habitude. Je déteste me restreindre ! Ça me met vraiment de très mauvaise humeur.
FEV. vous aimez cuisiner ?
AT. Si je m’y mettais vraiment, je suis sûre que je pourrais devenir une bonne cuisinière. Pour le moment...
FEV. Même pour un dîner en amoureux ?
AT. Alors là, c’est très simple, comme dans le sketch de Florence Foresti : de la viande et des patates !
FEV. Vous avez de bonnes adresses ?
AT. Nous adorons tous les deux manger ! J’aime Le Marco Polo, dans le 6e arrondissement de Paris. Je commande toujours des pâtes aux truffes et un tiramisu. Je vais aussi Chez Vincent, dans le 19e. Quand j’ai envie de boire un verre, je vais aux Éditeurs, près de l’odéon, pour déguster une coupe de champagne ou un verre de vin rouge.
FEV. Et le week-end, pour vous détendre ?
AT. Campagne dès que je peux, et là-bas, siestes, plateau télé et piano. La musique a toujours tenu une place importante dans ma vie. Je joue tous les jours et je compose des mélodies, simples et jazzy. J’écoute beaucoup Keith Jarrett et Django Reinhardt, très peu de classique. Sinon hip-hop et variétés françaises vieilles de dix ans, j’adore !
* Notre univers impitoyable, de Léa Fazer. Avec Jocelyn Quivrin, Thierry Lhermitte, Pascale Arbillot. En salles depuis le 13 février.
** Cash, avec Jean Dujardin. Sortie le 23 avril.
*** Sans arme, ni haine, ni violence, avec Jean-Paul Rouve. Sortie le 30 avril.

Le shopping d’Alice

Après une journée à courir les boutiques, l’artiste vide son sac et nous présente sa sélection du mois.
Macarons à la rose, Pierre Hermé [01] – 24 € la boîte de 12.
Lunettes de soleil, 2969S, Gucci – 280 €. [02]
Bracelet sur cordon avec fermoir en diamant, [03] dinh van – à partir de 1 150 €.
Sac seau Premier Flirt en cuir foulonné [04] doublé textile, couleur cuivre, Lancel – 590 €.
Jean taille haute Diesel, collection printemps [05] – 160 € à 210 €.
Basket Air Max 90 LE [06] Nike – 140 €.
Sandale multibride en cuir verni [07] Jimmy Choo – 580 €.
 Shopping List
Propos recueillis par Camille Moulonguet.
Copyright : Photos Luc roux/H&K et D.R.
Alice Taglioni grandeur nature
Seriez-vous prête tout comme Alice Taglioni à mélanger vie professionnelle et vie privée?

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