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Fin de partie pour le HDZ croate. N

Publié le 27 octobre 2011 par Hrvatska

Fin de partie pour le HDZ croate. Néanmoins la présidente du parti, Jadranka Kosor, parle de tout recommencer à zéro. "S'il le faut nous retournerons à la baraque", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse tenue à l'occasion de l'annonciation officielle que son parti faisait l'objet d'une enquête judiciaire. La fameuse baraque dont elle parle, située dans le quartier de Jarun, est le lieu où fut fondé une des plus redoutables mafias nationalistes des Balkans au début des années 90 : le HDZ.

Un article de Tomislav Klauški

Supprimer le HDZ !

Si Jadranka Kosor est réellement disposée à retourner dans la baraque, alors c'est bon signe. Cela veut dire qu'enfin le HDZ se supprime en vue de se refonder.

En l'espèce cette fichue baraque devrait être brulée avant qu'il ne soit trop tard. Déjà il en est sorti une organisation criminelle, il conviendrait donc de tout faire pour que cela ne se reproduise pas. Une fois ça suffit. Une fois c'est déjà trop.

Mais soyons bref : avec un pareil passif l'heure est venue pour le HDZ de cesser ses activités. Que le portier éteigne la lumière, que la femme de ménage ramasse les drapeaux... et que Kosor nettoie le coffre-fort.

Tous font l'objet d'une enquête.

De fait, tous sont visés par l'enquête : le parti dans son intégralité, son ancien président de même que la campagne de l'actuelle présidente.

Le HDZ est officiellement soupçonné d'avoir financé les campagnes électorales avec des "fonds occultes", c'est-à-dire avec de l'argent puisé dans les entreprises publiques. Chacune de ses victoire électorale est un délit.

Est également comprise dans l'enquête la campagne présidentielle de Jadranka Kosor en 2005. Certes Jadranka Kosor ne l'est pas elle-même bien que comme personne responsable elle ait signé le rapport financier fictif. Mladen Bajić [Le Procureur en chef, N.d.T.], on s'en est déjà rendu compte, n'attrape pas ceux qui sont encore en fonction. Seulement les cadavres politiques.

Justement un pareil spécimen, Ivo Sanader, l'ancien président du HDZ, comparait cette semaine à son premier procès. Le plus banal, celui où il est accusé d'avoir pris une provision auprès de l'Hypo banka. Au moins quatre autres l'attendent, des procès bien plus sensationnels.

Mais alors comment un tel parti peut-il encore exister ?

Du chemin de croix à l'enfer

Aujourd'hui Jadranka Kosor a professé de grandes paroles. Elle a parlé du "chemin de croix" que traverse le parti depuis le premier juillet 2009, en cherchant ainsi à donner un lustre de sainteté à ses déboires politiques. Pourtant le HDZ ne s'achemine pas sur tel "chemin de croix", du moins pas dans son avant dernière station, mais plutôt au Purgatoire. Et avec peu ou presque aucune chance d'aboutir au Paradis.

En l'espèce il y a eu trop de vols, de mensonges, de tricheries et de dénis... et bien trop peu de véritable repentir.

Même maintenant que le HDZ se retrouve devant le banc des accusés, et que sa campagne présidentielle fait l'objet d'une enquête, Jadranka Kosor rejette avec indignation la possibilité de remettre son tablier.

Elle se comporte comme si elle n'avait rien à voir avec tout ça : comme si elle n'avait jamais été aux côtés de l'inculpé Sanader au sommet d'un parti sur le point de l'être aussi, et comme si elle n'avait jamais apposé sa signature sur un rapport financier fictif.

S'il est vrai que deux chemins débouchent du Purgatoire, le HDZ s'obstine sur le mauvais.

C'est pourquoi l'heure est venue d'abolir un pareil parti. De toutes façons depuis le tout début, dans la fichue baraque déjà, les cartes ont été mal distribuées.

Trop de criminalité et de corruption, trop de crimes et de profits de guerre, de pillage et d'injustice qui au cours des vingt dernières années sont restés impunis. Alors maintenant que les choses sont enfin aux portes du tribunal, une occasion unique se présente pour qu'un pareil HDZ se dissolve tout bonnement.

Cela ne suffit pas que de perdre les élections

Ce n'est pas suffisant qu'il perde les élections. Il les a déjà perdues une fois et il est revenu encore pire, encore plus dangereux, encore plus délétère.

Maintenant il convient tout simplement de supprimer le HDZ, d'interdire à ses hauts fonctionnaires d'exercer des charges publiques et de retirer aux simples membres leur carte de parti, qu'ils aillent donc comme simples citoyens se réunir dans la baraque de leur choix pour tout redémarrer à zéro. Bien entendu à condition que quelqu'un prenne la peine de raser la baraque par mesure de sécurité.

Tant qu'à faire, autant encore raser ça.

Source : index.hr, le 27 octobre 2011.


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