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Le paquet

Publié le 04 novembre 2011 par Ladyblogue

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Je n'avais jamais entendu parler de ce livre. Je me baladais dans les rayons des livres Poche et je suis tombée dessus. "Le paquet" de Philippe Claudel.
Cette pièce de théâtre, sous-titrée "Pièce pour un seul homme" est un monologue qui  met en scène un homme, un peu paumé qui transporte amoureusement un paquet, dont on peut tout supposer. Que contient-il ? Le cadavre de sa femme ? Ses souvenirs ? Sa vie ? Les dérives de notre société ?
Le personnage (joué par Gérard Jugnot sur scène) nous livre les heurs et malheurs de sa vie. Il nous fait tour à tour rire et douter, il nous interroge sur le sens de la vie. J'ai également beaucoup apprécié l'écriture, fluide et précise de Philippe Claudel ; le rythme qu'il a su donner à cette pièce.
J'ai passé un moment délicieux avec ce bouquin qui se lit vraiment très rapidement (à peine 100 pages).
Il m'a amusé, captivé et ému.
Sans hésitations, lisez-le !

Extraits (j'aurais envie de vous en donner des tonnes...) :

"On devrait toujours avoir un imbécile avec soi. Et il devrait être remboursé par la sécurité sociale. Je suis persuadé que si le nombre d'imbéciles au mère carré était multiplié, ne serait-ce que par deux, les taux de suicide et de dépression diminueraient d'autant. L'imbécile donne de l'espoir. C'est sa mission sur terre. C'est d'ailleurs pour cela que dans bien des pays progressistes et démocrates, nous en élisons un à la tête de l'Etat."

"Je n'ai plus rien. Je n'ai plus que mes mots, et encore, souvent je n'ai pas les bons. Je prends ceux qui traînent. Ce ne sont pas les liens. Ce sont ceux des autres. Ceux que je trouve à droite à gauche, dans les cafés, sur les tables, sur les murs, les publicités qui jonchent les trottoirs, ceux que j'entends à la radio, dans les transports en commun, dans les rues, les journaux, les télévisions. Des lambeaux. L'écume sale du monde. J'emprunte. Je n'ai pas de parole. Rien ne m'appartient. J'ai tout perdu. On m'a foutu dehors, je veux dire en dehors du monde. Je suis un drôle de sattelite. Je rêve encore de la terre mais je m'éloigne sans cesse. Rien n'a été pensé par moi, créé par moi. Je suis tellement perméable. Je ne suis qu'un pauvre type sans intérêt, cousu avec la peau des autres."


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