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Les dix stratégies de manipulation des masses

Publié le 08 novembre 2011 par Micheltabanou

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. De manière consciente ( adossée au maintien du pouvoir ) ou inconsciente ( rarement ) ces stratégies sont largement utilisées dans notre bonne société française avec tout le cynisme que vous pouvez supposer chez certains... Afin de vous éclairer au mieux je note quelques exemples démonstratifs issus de l’actualité tant lointaine que locale n’épargnant aucun milieu!

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé sans aucun temps pour penser. Stratégie de contournement, d’évitement… Le foot, star académie l’île de la tentation, la publication d’un opuscule présenté comme l’événement phare au détriment des vrais sujets de préoccupation : l’exemple local des 77 étoiles en est l’illustration qui exonère son auteur de ses responsabilités et le met en exergue pour des objectifs liés à son propre intérêt,…

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème – réaction - solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Comme par exemple: laisser se développer la violence urbaine ou organiser des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au seul détriment des libertés publiques et de droits fondamentaux du citoyen. Ou mieux encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. Les crises économiques ont toujours profité aux Etats et à la haute finance lui permettant d’acheter les valeurs économiques (entreprises, immobilier,…) à prix bradé. Les banques sont toujours renflouées par le contribuable et l’inflation résultante abaisse le pouvoir d’achat de la « masse ».

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en la étalonnant son application sur une durée de 10 ans, le temps nécessaire pour la dissoudre dans les esprits. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles comme le néolibéralisme ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Ce néolibéralisme responsable pour se développer de s’appuyer sur un chômage massif, une précarité, une flexibilité, des délocalisations, des salaires n’assurant plus un revenu décent, donc autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement ! ( aujourd’hui la méthode a été reprise pour aire avaler la baisse des retraites et l’allongement de la durée du travail…)

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme douloureuse mais nécessaire et courageuse de la part du Gouvernement, en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. L’augmentation importante de la pression fiscale ne se fera pas avant les élections de 2012…

5/ Puériliser le public

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans » Les Français sont trop gros, trop gros, trop gros,… Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés…mais les pollueurs réels sont épargnés où se défaussent sur le tiers monde en ravageant son environnement…

7/ Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. 80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyennes ou supérieures… Supprimer les postes d’enseignants dans l’éducation nationale sans renouveler les départs à la retraite en est le criant exemple.

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité et l’encourager à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

Comme certaines émissions de TV particulièrement populaires, de publications « people » sur les stars systèmes, les abrutissantes figurations de la femme comme les « Madelons » de Fontenay,…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!... Vous êtes au chômage par manque de formation ! : suivez un stage et tout ira mieux…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité… ce qui revient au même… ?


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